Marseille. Une enquête ouverte pour crimes contre lhumanité 76 ans après la Rafle du Vieux-Port – Le Télégramme

Marseille. Une enquête ouverte pour  crimes contre l\humanité  76 ans après la  Rafle du Vieux-Port  - Le Télégramme

“Rafle du Vieux-Port” à Marseille: une enquête ouverte pour “crimes contre lhumanité”

Lobjectif des plaignants est de tenter de retrouver déventuels responsables encore en vie de cette rafle qui a entraîné le transfert dau moins 20 000 Marseillais.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "crimes contre lhumanité" pour retrouver déventuels responsables encore en vie des persécutions et du transfert forcé en 1943 dau moins 20.000 Marseillais lors de la rafle dite du Vieux Port, a appris lAFP mardi de source judiciaire.

Louverture dune enquête judiciaire « est le premier pas vers une juste reconnaissance dun passé douloureux. Toute leur vie, les survivants nont pas pu mettre de mots sur ce quil sétait passé », a déclaré à lAFP Me Pascal Luongo, dont le grand-père a fait partie des victimes de cette rafle. Lenquête a été confiée à des policiers marseillais, qui vont pouvoir entendre des survivants, aujourdhui octogénaires, a-t-il précisé. 

Soixante-seize ans après les faits, lenquête a été ouverte le 29 mai par le pôle du parquet de Paris spécialisé dans ce type de crimes imprescriptibles, a précisé cette source. Elle fait suite à une plainte déposée par un avocat marseillais, Me Pascal Luongo, au nom de survivants de cet épisode relativement méconnu de la Seconde Guerre mondiale.

Selon la plainte, lopération « Sultan » « a conduit à lévacuation denviron 20 000 personnes, la destruction de 1500 immeubles sur 14 hectares et le transfèrement forcé de 12 000 personnes dans un camp de rétention à Fréjus. «Huit cents personnes parmi ces 12 000 seront déportées en Allemagne, notamment au camp de concentration dOranienburg-Sachsenhausen (…) et certaines y périront». 

Entre les 22 et 24 janvier 1943, une série de rafles ont été conduites dans les vieux quartiers de Marseille sur ordre des nazis, Adolf Hitler ayant décidé "dépurer" le "chancre de lEurope", avec la participation de la police française. Près de 800 juifs ont été envoyés à la mort dans les camps dextermination nazis, et tout un quartier populaire baptisé "la petite Naples", coeur historique de la cité phocéenne derrière le Vieux-Port, a été vidé de force de ses habitants, pour beaucoup des immigrés italiens, puis dynamité. 

AFP AFP Mardi, 4 juin 2019 12:58 MISE À JOUR Mardi, 4 juin 2019 12:58 Coup doeil sur cet article Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « crimes contre lhumanité » pour retrouver déventuels responsables encore en vie des persécutions et du transfèrement forcé en 1943 dau moins 20 000 Marseillais lors de la rafle dite du Vieux Port, a-t-on appris mardi de source judiciaire. 

Louverture dune enquête judiciaire "est le premier pas vers une juste reconnaissance dun passé douloureux. Toute leur vie, les survivants nont pas pu mettre de mots sur ce quil sétait passé", a déclaré Me Pascal Luongo, dont le grand-père a fait partie des victimes de cette rafle. Les investigations ont été confiées à des policiers marseillais, qui vont pouvoir entendre des survivants, aujourdhui octogénaires, a-t-il précisé.

Soixante-seize ans après les faits, lenquête a été ouverte le 29 mai par le pôle du parquet de Paris spécialisé dans ce type de crimes imprescriptibles, a précisé cette source. Elle fait suite à une plainte déposée par un avocat marseillais, Me Pascal Luongo, au nom de survivants de cet épisode relativement méconnu de la Seconde Guerre mondiale. 

Selon la plainte, lopération "Sultan" "a conduit à lévacuation denviron 20.000 personnes, la destruction de 1.500 immeubles sur 14 hectares et le transfert forcé de 12.000 personnes dans un camp de rétention à Fréjus (Var)". "Huit cents personnes parmi ces 12.000 seront déportées en Allemagne, notamment au camp de concentration dOranienburg-Sachsenhausen (…) et certaines y périront".

Près de 800 juifs ont été envoyés à la mort dans les camps dextermination nazis, et tout un quartier populaire baptisé « la petite Naples », coeur historique de la cité phocéenne derrière le Vieux-Port, a été vidé de force de ses habitants, pour beaucoup des immigrés italiens, puis dynamité.