Rafle du Vieux-Port à Marseille en 1943 : une enquête ouverte pour crimes contre lhumanité – Le Monde

 Rafle du Vieux-Port  à Marseille en 1943 : une enquête ouverte pour  crimes contre l\humanité  - Le Monde

“Rafle du Vieux-Port” à Marseille en 1943 : enquête ouverte pour “crimes contre lhumanité”

20 000 Marseillais ont été déportés lors de la rafle du Vieux-Port, dont un millier de juifs envoyés à la mort dans les camps d'extermination. Le parquet de Paris ouvre une enquête pour chercher d'éventuels coupables encore vivants.

Selon une source judiciaire citée par lAFP le 4 juin, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour «crimes contre lhumanité» afin de retrouver déventuels responsables encore en vie. Ces derniers sont à lorigine des persécutions et de la déportation dau moins 20 000 Marseillais lors de la rafle dite du Vieux-Port en 1943.

Louverture dune enquête judiciaire “est le premier pas vers une juste reconnaissance dun passé douloureux. Toute leur vie, les survivants nont pas pu mettre de mots sur ce quil sétait passé”, a déclaré Me Pascal Luongo, dont le grand-père a fait partie des victimes de cette rafle. Les investigations ont été confiées à des policiers marseillais, qui vont pouvoir entendre des survivants, aujourdhui octogénaires, a-t-il précisé.

Selon cette source, 76 ans après les faits, lenquête a été ouverte le 29 mai par le pôle du parquet de Paris spécialisé dans ce type de crimes. Elle fait suite à une plainte déposée par un avocat marseillais, Pascal Luongo, au nom de quatre survivants et quatre descendants de cet épisode relativement méconnu de la Seconde Guerre mondiale.

Selon la plainte, lopération “Sultan” “a conduit à lévacuation denviron 20.000 personnes, la destruction de 1.500 immeubles sur 14 hectares et le transfert forcé de 12.000 personnes dans un camp de rétention à Fréjus dans le Var”. “Huit cents personnes parmi ces 12.000 seront déportées en Allemagne, notamment au camp de concentration dOranienburg-Sachsenhausen (…) et certaines y périront”.

Entre les 22 et 24 janvier 1943, une série de rafles orchestrées par 9 000 policiers, gendarmes et gardes mobiles sous la supervision des Allemands ont été conduites dans les vieux quartiers de Marseille. Hitler avait décidé «dépurer» le «chancre de lEurope», avec la participation de la police française. Karl Oberg, chef de la gestapo, le 14 janvier 1943, avait émis le souhait de «nettoyer tous les indésirables des vieux quartiers et les détruire par la mine et le feu».

Soixante-seize ans après les faits, lenquête a été ouverte le 29 mai par le pôle du parquet de Paris spécialisé dans ce type de crimes imprescriptibles, a précisé cette source. Elle fait suite à une plainte déposée par un avocat marseillais, Me Pascal Luongo, au nom de survivants de cet épisode relativement méconnu de la Seconde Guerre mondiale.

Environ 1 000 juifs ont été envoyés à la mort dans les camps dextermination nazis, et tout un quartier populaire baptisé «la petite Naples», cœur historique de la cité phocéenne derrière le Vieux-Port, a été vidé de force de ses habitants, pour beaucoup des immigrés italiens. Le secteur a ensuite été dynamité.

Entre les 22 et 24 janvier 1943, une série de rafles ont été conduites dans les vieux quartiers de Marseille sur ordre des nazis, Adolf Hitler ayant décidé "dépurer" le "chancre de lEurope", avec la participation de la police française. Près de 800 juifs ont été envoyés à la mort dans les camps dextermination nazis, et tout un quartier populaire baptisé "la petite Naples", coeur historique de la cité phocéenne derrière le Vieux-Port, a été vidé de force de ses habitants, pour beaucoup des immigrés italiens, puis dynamité. 

«[Louverture dune enquête judiciaire] est le premier pas vers une juste reconnaissance dun passé douloureux. Toute leur vie, les survivants nont pas pu mettre de mots sur ce quil sétait passé», a déclaré à lAFP Pascal Luongo, dont le grand-père a fait partie des victimes de cette rafle. Il a précisé que les investigations ont été confiées à des policiers marseillais, qui vont pouvoir entendre des survivants, aujourdhui octogénaires.

Selon la plainte, lopération Sultan «a conduit à l’évacuation denviron 20 000 personnes, la destruction de 1 500 immeubles sur 14 hectares et le transfert forcé de 12 000 personnes dans un camp de rétention à Fréjus (Var)». «800 personnes parmi ces 12 000 seront déportées en Allemagne, notamment au camp de concentration dOranienburg-Sachsenhausen […] et certaines y périront», détaille la plainte.

Selon la plainte, lopération "Sultan" "a conduit à lévacuation denviron 20.000 personnes, la destruction de 1.500 immeubles sur 14 hectares et le transfert forcé de 12.000 personnes dans un camp de rétention à Fréjus (Var)". "Huit cents personnes parmi ces 12.000 seront déportées en Allemagne, notamment au camp de concentration dOranienburg-Sachsenhausen (…) et certaines y périront".

Au delà de la reconnaissance du crime contre lhumanité, les plaignants conservent lespoir de retrouver des responsables ou complices, anciens soldats allemands et policiers français, afin de mettre en cause des personnes morales ou les Etats allemand et français.

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Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour “crimes contre lhumanité” pour retrouver déventuels responsables encore en vie des persécutions et du transfert forcé en 1943 dau moins 20.000 Marseillais lors de la rafle dite du Vieux-Port, a-t-on appris mardi 4 juin de source judiciaire.76 ans après les faits, lenquête a été ouverte le 29 mai par le pôle du parquet de Paris spécialisé dans ce type de crimes imprescriptibles, a précisé cette source. Elle fait suite à une plainte déposée par un avocat marseillais, Me Pascal Luongo, au nom de survivants de cet épisode relativement méconnu de la Seconde Guerre mondiale.Entre les 22 et 24 janvier 1943, une série de rafles ont été conduites dans les vieux quartiers de Marseille sur ordre des nazis, Hitler ayant décidé “dépurer” le “chancre de lEurope”, avec la participation de la police française.

Hitler voulait épurer le chancre de lEurope: une enquête a été ouverte pour crimes contre lhumanité afin de retrouver déventuels responsables encore en vie des persécutions et du transfert forcé en 1943 dau moins 20 000 Marseillais lors de la rafle dite du Vieux-Port. Septante-six ans après les faits, lenquête a été ouverte le 29 mai par le pôle du parquet de Paris spécialisé dans ce type de crimes imprescriptibles. Elle fait suite à une plainte contre X déposée par un avocat marseillais, Me Pascal Luongo, au nom de quatre survivants et de descendants de victimes de cet épisode relativement méconnu de la Seconde Guerre mondiale.

Près de 800 juifs ont été envoyés à la mort dans les camps dextermination nazis, et tout un quartier populaire baptisé “la petite Naples”, cœur historique de la cité phocéenne derrière le Vieux-Port, a été vidé de force de ses habitants, pour beaucoup des immigrés italiens, puis dynamité.

Entre les 22 et 24 janvier 1943, une série de rafles, parmi les plus vastes avec celle du Vel dHiv six mois plus tôt à Paris, a été conduite dans les vieux quartiers de Marseille sur décision des nazis avec la collaboration active de Français, sous les ordres de René Bousquet. A Marseille, près de 800 juifs du quartier de lOpéra ont été envoyés à la mort dans les camps dexterminations nazis. Et tout un quartier populaire baptisé la petite Naples, cœur historique de la cité phocéenne derrière le Vieux-Port, a fait lobjet dune deuxième rafle, vidé de force de ses habitants, pour beaucoup des immigrés italiens, puis dynamité.

Louverture dune enquête judiciaire “est le premier pas vers une juste reconnaissance dun passé douloureux. Toute leur vie, les survivants nont pas pu mettre de mots sur ce quil sétait passé”, a déclaré Me Pascal Luongo, dont le grand-père a fait partie des victimes de cette rafle. Les investigations ont été confiées à des policiers marseillais, qui vont pouvoir entendre des survivants, aujourdhui octogénaires, a-t-il précisé.Selon la plainte, lopération “Sultan” “a conduit à lévacuation denviron 20.000 personnes, la destruction de 1.500 immeubles sur 14 hectares et le transfert forcé de 12.000 personnes dans un camp de rétention à Fréjus (Var)”. “800 personnes parmi ces 12.000 seront déportées en Allemagne, notamment au camp de concentration dOranienburg-Sachsenhausen (…) et certaines y périront”.Au-delà de la reconnaissance du crime contre lhumanité, les plaignants conservent lespoir de retrouver des responsables ou complices, anciens soldats allemands et policiers français, ou de mettre en cause des personnes morales ou les États allemand et français. 

La justice française enquête sur un épisode relativement méconnu de la guerre: le transfert forcé dau moins 20 000 Marseillais suivi de la destruction dun quartier populaire de la ville