Pour les municipales à Marseille, LR a choisi sa candidate mais il y a un dissident – Le HuffPost

Pour les municipales à Marseille, LR a choisi sa candidate mais il y a un dissident - Le HuffPost

Municipales 2020. Les Républicains investissent Martine Vassal

INTERVIEW – Avant la décision de la commission nationale dinvestiture des Républicains, le maire de Marseille confie au Figaro pourquoi il souhaite que Martine Vassal lui succède à la mairie.

LE FIGARO. – Mercredi soir, Les Républicains choisissent un candidat pour Marseille entre Martine Vassal et Bruno Gilles. À vos yeux, lequel des deux est le successeur idéal?

Jean-Claude GAUDIN. -Je suis pour lunité, le rassemblement et lunion. Et sil le faut, pour le partage. Ensemble nous sommes capables de garder encore la mairie de Marseille. Lunion est dailleurs la condition indispensable de notre victoire. Avant cette CNI, Christian Jacob a réuni les députés et les sénateurs des Bouches-du-Rhône, le président de la région Renaud Muselier et moi-même. Même si Bruno Gilles souhaite être maire de Marseille, ce nest pas trahir un secret de dire quil y a un net avantage en faveur de Martine Vassal. Il est toujours difficile de choisir entre des amis, mais si LR veut conserver la deuxième ville de France, il va falloir faire un choix. Il sera, bien sûr, difficile. Mais en 2020, il y aura aussi les élections sénatoriales. Bruno, sil le souhaite, sera notre tête de liste pour les

Pour sa part, Jean-Claude Gaudin, lactuel maire de Marseille, qui soutenait la candidature de Martine Vassal et qui avait fortement prôné lunion de la droite dans la deuxième ville de France, sest confié au Figaro mercredi soir. Saluant le soutien de la majorité des parlementaires des Bouches-du-Rhône , exprimé en faveur de Martine Vassal, le maire sortant a félicité une femme dautorité qui avait permis à la droite de gagner un département quelle navait plus depuis 1910. Gaudin a également tenu à mettre en garde son parti sur lidée dune répartition des présidences entre Vassal pour la ville de Marseille et Gilles pour la métropole. Il ne peut pas y avoir de partage dans ces institutions a-t-il insisté, en évoquant les exemples de Nice et Toulon.

Les Républicains ont tranché mercredi sur lépineux cas de Marseille en choisissant Martine Vassal pour les municipales, plutôt que son rival Bruno Gilles qui a immédiatement fait savoir quil continuerait sa campagne.

Investiture à Marseille : Martine Vassal adoubée, Bruno Gilles ne désarme pas

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Municipales à Marseille: investie par LR, Vassal tend la main au dissident Gilles

Messenger LinkedIn Email La Commission nationale dinvestiture de LR a apporté son soutien à Martine Vassal, 57 ans, présidente de la métropole Aix-Marseille et du département des Bouches-du-Rhône, par 27 voix contre 11 à M. Gilles, 58 ans, sénateur et président de linfluente fédération des Bouches-du-Rhône des Républicains, a-t-on appris auprès du parti.

Si Martine Vassal prend autant de précautions, cest non seulement pour éviter le procès que lui intente lopposition… Mais aussi pour répondre aux critiques qui se font entendre en interne. À commencer par Renaud Muselier, président LR de la région Paca et proche de Bruno Gilles. Sur Public Sénat, il a tancé la candidate LR, héritière dun système. Martine (Vassal) doit partager, a-t-il exhorté. Dans la vie politique, il faut savoir souvrir, il ne faut pas tout vouloir. (…)Je vais tout faire pour quils ne se présentent pas tous les deux, a-t-il poursuivi. Partisan du ni système ni extrême, il a regretté que lon soit entré aujourdhui dans le système, et sest inquiété que lon bascule demain dans lextrême. Je pense quhier (mercredi, NDLR) on a tous perdu… Les Marseillais en tête, a-t-il conclu.

Les Républicains investissent Martine Vassal pour les municipales à Marseille

M. Gilles a immédiatement déploré  une déception  et  un crève-cœur  dans un communiqué, en affirmant :  Je poursuivrai ma campagne  pour être  ce maire à plein-temps que la population réclame . Je propose un large rassemblement à tous ceux  qui  veulent mettre fin au système et refusent les extrêmes , a-t-il ajouté, en déplorant que  le poids du système lait emporté .

Mme Vassal, adoubée par le maire sortant Jean-Claude Gaudin qui est resté 25 ans aux manettes, était soutenue par quelque 90 élus locaux et donnée devant son rival dans les sondages. Elle avait déjà reçu dans la matinée le soutien du mouvement Libres ! de Valérie Pécresse.

La présidente de la métropole Aix-Marseille, Martine Vassal, et le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, à la mairie de Marseille, le 5 novembre. GERARD JULIEN / AFP Martine Vassal a gagné son premier combat sur la longue route qui, espère-t-elle, peut la mener jusquà la mairie de Marseille en mars 2020. Mercredi 27 novembre, en début de soirée, la présidente (Les Républicains ; LR) de la métropole Aix-Marseille-Provence, 57 ans, a été désignée à vingt-sept voix contre onze par la commission nationale dinvestiture (CNI) pour représenter son parti lors des élections municipales. Officiellement candidate à la succession de Jean-Claude Gaudin depuis septembre, elle affrontait un rival déterminé en la personne du sénateur Bruno Gilles, 58 ans, président de la fédération LR des Bouches-du-Rhône, dont la campagne en solitaire dure depuis quatorze mois.

Le président LR Christian Jacob avait reçu courant novembre les deux prétendants, tous deux membres de la majorité municipale depuis plus de 15 ans, pour tenter de dénouer leur rivalité risquée dans ce bastion de la droite depuis 25 ans.

Les négociations butaient sur le partage des investitures de la métropole et de la ville, M. Gilles défendant cette idée de  maire à plein-temps  tandis que Mme Vassal refusait davoir deux présidences au nom de limbrication des compétences.

“Je ne me résous pas à ce que [Bruno Gilles] porte une candidature dissidente de celle de notre famille politique et [je] lappelle à me rejoindre pour associer nos forces et nos idées au service des Marseillaises et des Marseillais”, a-t-elle déclaré dans un communiqué publié mercredi soir. “Jai toujours fait preuve douverture et appelle au rassemblement pour faire réussir Marseille. Lavenir de Marseille exige la mobilisation de tous, dans lunion, seule garante du succès pour donner un nouvel élan à notre ville”, a insisté Martine Vassal. 

Municipales à 2020 à Marseille : “Je réaffirme que je poursuivrai ma campagne” (Gilles)

À la veille de la réunion de la CNI, M. Gaudin avait réaffirmé son soutien à Mme Vassal, assurant au Figaro qu avec elle, nous pouvons récupérer les électeurs de M. Macron .  Bruno, sil le souhaite, sera notre tête de liste pour les Bouches-du-Rhône  pour les sénatoriales de 2020, avait-il aussi affirmé.

La Commission nationale dinvestiture (CNI) a apporté son soutien à Martine Vassal, 57 ans, présidente de la métropole Aix-Marseille-Provence et du département des Bouches-du-Rhône, par 27 voix contre 11 à Bruno Gilles, 58 ans, sénateur et président de linfluente fédération des Bouches-du-Rhône des Républicains. 

Pour les municipales des 15 et 22 mars, plusieurs candidats font déjà campagne pour succéder à Jean-Claude Gaudin, 80 ans, qui ne se représentera pas après quatre mandats : Sébastien Barles pour EELV, le sénateur RN Stéphane Ravier et le patron de lUDE Christophe Madrolle.

Dun côté, il y a Martine Vassal, soutenue par le maire sortant, favorite des sondages et désormais candidate officielle LR et de lautre, on retrouve Bruno Gilles, à la traîne dans les études dopinion, mais candidat déclaré depuis un an et désormais dissident car Bruno Gilles la fait savoir dès le verdict de la commission dinvestiture mardi soir, il compte rester dans la course.

Les discussions nont pas encore abouti pour une éventuelle candidature commune associant à gauche le PS, LFI et des représentants de collectifs citoyens. Du côté de LREM, aucun candidat na encore été désigné mais le député LREM de Marseille Saïd Ahamada assure quil briguera la mairie.

Cette guerre de succession intervient alors que le bilan du maire sortant en matière de logement, de finances ou encore déducation est plus que mitigé. Seule lueur despoir pour la droite marseillaise ;  les divisions minent aussi les autres partis à lexception du Rassemblement national dont le candidat incontesté, Stéphane Ravier, laboure le terrain depuis plusieurs mois déjà.