Six ans de prison requis contre lex-secrétaire dEtat Georges Tron jugé pour viols

Six ans de prison requis contre l\ex-secrétaire d\Etat Georges Tron jugé pour viols

Procès Tron : “on le présente comme un masseur chinois et à la fin, cest le comte Dracula”

“Décider, cest prendre partie, pour lun ou pour lautre”. Demblée, Frédéric Bernardo donne le ton. Discret pendant les quatre semaines du procès de Georges Tron et son ancienne adjointe à la Culture, Brigitte Gruel, accusés dagressions sexuelles et de viols, lavocat général occupe la scène. Pour entamer son réquisitoire, il descend dans le prétoire, sadresse directement aux jurés et prévient : “on peut donner une bonne impression et être un violeur, comme on peut verser des larmes et mentir. Il faut que vous ayez, chacun dentre vous, la conviction davoir fait le boulot. Que vous puissiez vous regarder dans la glace, regarder vos conjoints, vos enfants.” Les mains croisées sur le bas du ventre, le magistrat nattend pas la fin de sa démonstration : “moi, mon intime conviction est que Monsieur Tron et Madame Gruel sont coupables”.

“Les éléments immobiliers, mobiliers, ils sont là”. Dans la salle comble des soutiens du maire de Draveil, on entend un murmure de désapprobation. Sur le banc de la défense, Eric Dupond-Moretti se frotte le visage. Frédéric Bernardo attaque par une image : “Même sil y a beaucoup de mousse, cest un dossier classique. Quand il y a de la mousse dans un évier, vous attendez un peu et la mousse retombe”. Alors, lavocat général déroule le fil dun dossier hors norme, politisé, mais finalement “comme les autres”. Sans ADN, “car on ne peut pas exiger que le crime soit commis en direct”. Mais avec de nombreux témoignages. 

Lors de son audition, lundi après-midi et mardi matin, Georges Tron sest présenté comme un "pédagogue", un "prosélyte" de cette pratique qui a pu être "imprudent de ne pas comprendre que ça pouvait être exploité" contre lui.

“Le repas avec les pêcheurs, il a bien eu lieu. Les éléments immobiliers, mobiliers, ils sont là. On a établi quil y avait des séances de réflexologie dans des lieux qui ne sont pas appropriés, au restaurant, à la mairie, partout, avec tout le monde”, énumère lavocat général. “Elles ne peuvent pas se souvenir de tout, cest normal. Aucun dentre vous nest capable de se souvenir de tout ce quil voit. Mais les détails sont les bons.” 

"Une toile daraignée": lune des deux accusatrices de lex-secrétaire dEtat Georges Tron, jugé pour viols, a été prise au piège "comme tant dautres avant, après, peut-être aujourdhui encore", dénonce son avocat mardi.

Procès Tron: “Ma cliente était prise au piège comme tant dautres”

“Imaginez votre patronne…” Pédagogue, lavocat général rappelle les éléments constitutifs du viol. “On a une relation sexuelle imposée sous la surprise, qui très vite dérape en relation sexuelle imposée sous la contrainte”. “On se fait surprendre, avec le pied nu dans la main de Georges Tron.” Main tendue vers les jurés masculins, le magistrat interroge : “comment auriez-vous réagi avec une inversion des sexes, du pouvoir ? Imaginez votre patronne qui vous fait du pied, qui insiste beaucoup. Qui vous caresse, vous tripote, vous dit : ferme les yeux, mets toi à laise, détends toi…”

EN DIRECT – Six ans de prison requis contre Georges Tron, quatre contre Brigitte Gruel

Car pour Frédéric Bernardo, la contrainte réside dans “lemprise” quexerce le maire sur son proche entourage professionnel. “Vous avez un homme puissant, charismatique, maire, député. Il a les réseaux, il a tout. Il a le pouvoir de donner de largent, le pouvoir de donner un logement.” Le regard fixe, le principal accusé serre le poing contre son visage. Lavocat général lui tourne le dos et termine lesquisse de ce quil appelle le “système Tron” : “il a une meute autour de lui. Dans cette mairie, quand quelquun ne fait plus partie du groupe, on le détruit.” 

Le procès de Georges Tron touche à sa fin, devant les assises de Bobigny. Après les auditions des deux accusés, lundi et mardi, la parole était mercredi à lavocat général. Ce dernier a requis six ans de prison contre le maire de Draveil, poursuivi pour agressions sexuelles et viols en réunion sur deux anciennes collaboratrices, et quatre ans contre son ancienne adjointe Brigitte Gruel, co-accusée au procès. 

Brigitte Gruel, une “partie du piège”. La charge, lourde, laisse lassistance coite. “On le présente comme le masseur chinois et à la fin du dossier, cest le comte Dracula”, conclut Frédéric Bernardo à propos de Georges Tron, avant den venir, plus brièvement, à Brigitte Gruel. “Elle fait partie du piège. Cest la femme, qui représente la protection de la victime, et qui en fait fait partie des agresseurs. Ils sont tous les deux solidaires et viennent ici clamer leur innocence. Elle a dit obéir en bon petit soldat, mais lobéissance, ça nest pas une fatalité.” 

Procès Tron : six ans de prison requis contre lex-secrétaire dÉtat jugé pour viols

De part et dautre des magistrats professionnels, les jurés écoutent Frédéric Bernardo, qui termine avec la portée “symbolique” du dossier, rappelant que sur 88.000 faits de viols commis chaque année, seuls 16.000 donnent lieu à une plainte. “Et on va grosso modo aboutir à 800 jugements de cour dassises. Mesurez lécrémage. Mesurez la crainte que représente la procédure.” Lavocat général requiert six ans de prison ferme contre Georges Tron, quatre contre Brigitte Gruel. A lannonce de la suspension daudience, en attendant les plaidoiries de la défense, la salle se vide presque sans bruit. 

Le procès de Georges Tron touche à sa fin avec ce mercredi le réquisitoire de lavocat général, avant les plaidoiries de la défense. Au terme de quatre semaines daudience et après laudition de dizaines de témoins. Le procès bute sur un écueil récurrent dans les affaires de viol : la question des preuves matérielles.

Aux assises, Georges Tron se présente comme un “prosélyte” de la réflexologie

Ce mercredi, devant la cour dassises de Seine-Saint-Denis, Frédéric Bernardo ne fait pas planer le suspense bien longtemps.  Mon intime conviction, cest que M. Tron et Mme. Gruel sont coupables des faits reprochés , en loccurrence des viols et agressions sexuelles en réunion, lance lavocat général quelques minutes à peine après avoir entamé son réquisitoire. Et peu importe que le ministère public se soit prononcé à deux reprises, à la fin de lenquête et devant la chambre de linstruction, en faveur dun non-lieu dans ce dossier, le parquetier fait valoir  sa liberté de parole .  Je nobéis pas à qui que ce soit, je vous propose ma conviction en fonction du dossier et surtout des débats tenus à laudience. 

Lex-secrétaire dEtat et maire en exercice de Draveil (Essonne) Georges Tron sest présenté mardi devant les assises où il est jugé pour viols, comme un "prosélyte" de la réflexologie plantaire, pratique décrite par des femmes comme un "mode opératoire" pour les approcher.

Certes, les plaignantes ont parfois été imprécises dans leurs déclarations, se trompant de date ou oubliant laménagement dun lieu, mais à ses yeux ce sont des

Virginie Ettel et Éva Loubrieu accusent lélu davoir commencé à pratiquer sur elles de la réflexologie plantaire – sa passion revendiquée – et fini par leur imposer des attouchements et des pénétrations digitales entre 2007 et 2010, avec son ex-adjointe à la Culture Brigitte Gruel.

 détails  qui ne font pas delles des affabulatrices. Quant à labsence de preuves scientifiques et notamment dADN, ces éléments ne sont pas la condition sine qua non dune condamnation.  Ce qui fait un dossier pénal, ce sont les recoupements, les différentes preuves , insiste le magistrat, qui chose rare, sétait éloigné de son pupitre pour se placer face à la cour et aux jurés.

Pendant près de deux heures, il a décrit une relation  demprise  où les parties ne sont pas sur un pied dégalité, jamais  en mesu (…) Lire la suite sur 20minutesÀ lire aussi :Procès Georges Tron: Une ex-employée relate des relations consenties avec les accusés et fragilise la thèse de la défenseProcès de Georges Tron: Lune des accusatrices reconnaît des incohérences mais elle na jamais exagéré sur les faitsProcès Georges Tron: La mairie de Draveil, cest Dallas selon une ex-employéeProcès de Georges Tron : Dix ans après les faits, une plaignante déstabilisée par des imprécisions

Partout où il y a puissance …il y a sexe. C'est une loi élémentaire de la Nature. La civilisation est là pour tempérer les ardeurs , et , comme chaque fois qu'elle intervient , elle fausse la problématique , qui entraîne des perversions. Ces "perversion" ne sont jugées illégales que si la société en a décidé ainsi , en les inscrivant dans la loi. Et , chaque fois qu'elle produit une loi …elle restreint la liberté. Chaque fois aussi , pour appliquer cette loi elle crée de nouveaux Apparatchiks…des "bobo-lcheviks" privilégiés…