Brexit : le gouvernement britannique valide le projet daccord

Brexit : le gouvernement britannique valide le projet d\accord

Brexit : Theresa May doit défendre le texte de laccord avec lUE à Londres

Laccord sur le divorce maintient le Royaume-Uni dans le giron de lEurope et reporte la question des relations économiques à long terme.

La première ministre britannique, Theresa May, au Conseil européen de Bruxelles, le 17 octobre. EMMANUEL DUNAND / AFP Lessentiel a été fait à Bruxelles. Tout reste à accomplir à Londres. Usant de leffet de surprise, Downing Street a annoncé, mardi 13 novembre en milieu daprès-midi, la convocation dune réunion extraordinaire du gouvernement le lendemain à 14 heures,  pour examiner le projet daccord auquel les négociateurs sont parvenus à Bruxelles [sur le Brexit] et pour décider des étapes suivantes . Quelques heures auparavant, une réunion analogue navait débouché sur aucune annonce, donnant limpression dun échec.

Après vingt mois de négociations, le Royaume-Uni et les vingt-sept autres Etats de lUnion européenne (UE) se sont donc mis daccord sur un  accord de retrait  consacrant le divorce qui doit survenir le 29 mars 2019, après quarante-six ans dadhésion à la Communauté économique européenne, devenue UE. Bruxelles na pas fait dannonce officielle mais plusieurs sources y ont confirmé cet accord  technique .

Selon une source européenne, le projet daccord prévoit un  filet de sécurité  destiné à éviter cette frontière physique qui voit lensemble du Royaume-Uni rester dans une union douanière avec lUE ainsi quun alignement réglementaire plus poussé pour lIrlande du Nord pendant une période de transition, jusquà ce que les discussions sur la future relation commerciale entre les deux parties soient conclues.

Brexit : comment les Européens ont mené la danse

Le texte consacre une version du Brexit qui maintient Londres dans le giron de lUnion pendant des années et reporte à plus tard la question cruciale des relations économiques à long terme. Un Conseil européen spécial pourrait lapprouver le 25 novembre. Encore reste-t-il à le faire accepter politiquement, dabord par le gouvernement conservateur de Theresa May, très divisé sur lEurope, puis par les députés de la Chambre des communes. Pas question donc pour linstant de coups de clairon de Bruxelles, pour ne pas renforcer limpression que Londres se fait forcer la main.

Michel Barnier, le négociateur en chef des Européens (ici de dos), a rendu compte régulièrement aux représentants politiques européens. – JOHN THYS/AFP var ULTIMEDIA_mdtk = “01946947”; var ULTIMEDIA_zone= “20”; var ULTIMEDIA_target = “ultimedia_switch”; var ULTIMEDIA_async = false; Laccord actuellement sur la table inclut la possibilité dune relation commerciale étroite avec Londres. Moyennant de solides garanties pour lUnion européenne. Tout ça pour ça. Près de 11 mois après avoir signé un  rapport conjoint , en décembre 2017, qui  permettait déjà de deviner la direction quallaient prendre les négociations,  laccord technique trouvé par les négociateurs du Brexit formalise noir sur blanc ce que le casse-tête irlandais rendait difficilement évitable : la nécessité dune relation future de relative proximité entre Londres et lUnion européenne.

Dautant que la suite nest pas écrite. La première épreuve, lagrément du gouvernement, est prévue mercredi 14 novembre. Pour la préparer, les ministres ont été convoqués individuellement dès mardi soir au 10 Downing Street pour consulter le projet daccord conclu, un document de quelque 400 pages. Pour chacun deux, un entretien en face-à-face avec Theresa May était aussi au programme.

Une séance placée sous le signe du Brexit et de léconomie

La première ministre, qui joue sa survie au gouvernement, devait les mettre devant un choix simple : ou bien cet accord négocié de haute lutte, ou bien, léchec de la négociation, aux conséquences économiques catastrophiques pour le pays –  le deal ou le chaos . Lannonce tardive de laccord avait probablement pour but de laisser peu de temps de réaction aux membres du gouvernement tentés par la démission.

Retour à laccueil Newsletter Alerte Info Recherche Ok Actualité Locales Sport Entertainment Economie Planète High-Tech By the Web T'as vu ? 20 Minutes Podcast Vidéos En Images Guide d'achat Le direct Jeux Services PDF Menu complet Retour à laccueil Monde Le gouvernement britannique donne son aval au projet de Brexit

Cinq jours plus tôt, Jo Johnson, secrétaire dEtat aux transports, proeuropéen, a claqué la porte du gouvernement en dénonçant un accord  qui place le pays dans une situation plus mauvaise [que lappartenance à lUE] et le prive de tout contrôle . Son geste a mis en lumière la menace dune coalition doppositions contradictoires contre Mme May parmi ses ministres : dun côté les proeuropéens comme Jo Johnson qui considèrent que laccord maintient Londres dans lorbite de lUE mais sans voix au chapitre ; de lautre les brexiters qui dénoncent le maintien de liens forts avec lUnion alors quils veulent larguer totalement les amarres.

La première ministre écossaise estime que le projet daccord, sur lequel se prononce ce mercredi le gouvernement britannique, favorise lIrlande du Nord et porte atteinte à lunion des nations composant le Royaume-Uni.

Outre-Atlantique, linflation des prix à la consommation (annonce à 14h30) devrait se renforcer un peu après une modération observée en septembre. De + 0,1 %, elle pourrait passer à + 0,3 % en glissement mensuel (+ 0,2 % en excluant les éléments volatils comme lénergie et les denrées alimentaires). Cest aussi dans laprès-midi que se déroulera le rendez-vous qui sera certainement le plus important de la journée. Le gouvernement de Theresa May se réunit pour étudier un texte daccord sur le Brexit. Un responsable européen a en effet confirmé mardi en fin de séance quil existait une position commune entre les négociateurs des deux parties après les discussions menées à Bruxelles. Le communiqué du 10 Downing Street précise que les ministres britanniques décideront lors de cette réunion de la prochaine étape du divorce entre lUnion européenne et le Royaume-Uni.

Nicola Sturgeon à Edimbourgh, le 5 novembre. POOL / REUTERS Pour lEcosse, le projet daccord sur le Brexit est une mauvaise nouvelle. Nicola Sturgeon, première ministre écossaise, la même jugé mercredi 14 novembre  dévastateur  parce quil favoriserait lIrlande du Nord.

En zone euro, dans la matinée, lindicateur phare est constitué par la première estimation de la croissance allemande au troisième trimestre. Le consensus sattendait à une légère contraction du produit intérieur brut, de lordre de 0,1 % en glissement trimestriel, contre une hausse de 0,5 % trois mois plus tôt. Cest finalement un repli un peu plus marqué de 0,2%. Les deux causes sont la dégradation du commerce extérieur et les difficultés du secteur automobile après lentrée en vigueur le 1er septembre des nouvelles normes WLTP.

Le projet daccord prévoit en effet un  filet de sécurité  destiné à éviter le retour dune frontière physique entre la province britannique dIrlande du Nord et la République dIrlande voisine. Cette solution à deux étages prend la forme dun arrangement douanier incluant tout le Royaume-Uni, avec en plus un alignement réglementaire pour lIrlande du Nord.

Selon RTE, le média national irlandais qui cite deux sources gouvernementales, le projet daccord contient bien linstauration dun “filet de sécurité” qui doit éviter le retour dune frontière physique entre lIrlande du Nord et la république dIrlande. “Il aura la forme dun arrangement douanier pour tout le Royaume-Uni avec des dispositions plus approfondies pour lIrlande du Nord en termes douaniers et réglementaires”, a tweeté son journaliste Tony Connelly.

 Cela serait dévastateur pour les investissements et lemploi en Ecosse , a déclaré Nicola Sturgeon, qui dirige le SNP (Parti national écossais) au pouvoir, dans une vidéo postée sur son compte Twitter. Elle-même souhaite que sa nation reste dans le marché unique et lunion douanière.  Ce serait le pire scénario possible , a-t-elle estimé.

BREXIT – Même les ministres les plus importants du gouvernement de Theresa May nont pas eu le droit demporter le brouillon le plus convoité dEurope après lavoir lu. Ce mardi 13 novembre, il a été annoncé que lUnion européenne et le Royaume-Uni étaient plus proches que jamais dun accord concernant le Brexit, ce départ des Britanniques de lassociation continentale.

Laccord, qui doit être validé par le gouvernement de Theresa May ce mercredi, pourrait être rejeté par le Parlement britannique, ce qui laisserait la porte ouverte à de  meilleures solutions , dont le maintien de lensemble du Royaume-Uni dans le marché unique, a-t-elle ajouté.  Si les informations rapportées par les médias sont exactes, le filet de sécurité aurait pour conséquence involontaire de séparer lIrlande du Nord du reste du Royaume-Uni et porterait gravement atteinte à notre union , a-t-elle affirmé.

Ce changement démographique rapide, conjugué au sentiment de n'avoir aucune prise sur le processus politique, a nourri le vote en faveur du Brexit, avancent d'autres habitants qui refusent l'organisation d'un second référendum sur le Brexit.

Brexit. La Première ministre écossaise trouve le projet daccord désastreux

LEcosse a voté massivement pour rester dans lUnion européenne (63 %) lors du référendum de juin 2016. Un vote qui a eu lieu deux ans après la tenue dun référendum sur lindépendance de lEcosse, dans lequel 55 % des électeurs avaient choisi de rester au sein du Royaume-Uni. Pour Nicola Sturgeon, le vote en faveur du Brexit a changé la donne mais elle a pour linstant repoussé à plus tard la perspective dun second référendum sur lindépendance, attendant dy voir plus clair sur la tournure que prendra le Brexit.