Brexit : le Parlement britannique votera le 11 décembre sur le traité de retrait

Brexit : le Parlement britannique votera le 11 décembre sur le  traité de retrait

Brexit : le divorce avec lEurope est entamé

Après des mois de négociations, le sommet organisé dimanche 25 novembre est une étape importante pour les Européens et les Britanniques. Cest aujourdhui lheure du divorce. "Le divorce deviendra réalité le 29 mars prochain à minuit, heure de Paris ; et 23 heures, heure du Big Ben. Auparavant, il faudra que cet accord de retrait validé dimanche 25 novembre au matin soit ratifié en décembre par les députés britanniques, ce qui nest pas gagné", explique le journaliste Pascal Verdeau, en duplex depuis Bruxelles, en Belgique.

"Côté atmosphère, le sentiment qui domine chez les Européens, cest une forme de gravité. Cest un jour triste, une tragédie, affirme même le président de la Commission européenne, Jean-Claude

“Il est tragique de voir le Royaume-Uni quitter lUE après 45 ans”, a renchéri la chancelière allemande Angela Merkel, tout en saluant “loeuvre dart diplomatique” des négociateurs. Le président français Emmanuel Macron a lui qualifié le moment de “grave”, voyant dans le Brexit le signe que lEurope nécessitait une “refondation”, “parce quelle na pas su rassurer nos peuples”.

Sexprimant devant la presse à lextérieur de la Maison blanche, le président américain a dit que laccord semblait être favorable à lUnion européenne.

Lunité affichée côté européen dans les négociations sétait fissurée ces derniers jours, quand lEspagne a fait planer la menace dune annulation du sommet si elle nobtenait pas des garanties écrites sur le sort de Gibraltar. Avant que Pedro Sanchez estime samedi après-midi avoir obtenu satisfaction.

“Je pense que nous devons regarder de près sil est possible ou non de faire du commerce avec le Royaume-Uni. Parce que pour le moment, si vous regardez laccord, il se pourrait quils (les Britanniques) ne puissent pas faire de commerce avec nous”, a-t-il dit.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a envoyé exactement le même message aux parlementaires britanniques: “ceux qui pensent quen rejetant cet accord, ils en obtiendront un meilleur seront déçus dans les secondes qui suivent”. “Cest le seul accord possible”, a-t-il martelé.

“Et cela ne serait pas une bonne chose. Je ne pense pas que ce soit ce quils veulent”, a-t-il ajouté.

Donald Trump a ensuite émis le souhait que la Première ministre britannique Theresa May soit en mesure de régler ce problème.

Brexit : Bruxelles tend son accord de retrait au Royaume-Uni

Restant évasif, le président américain na pas précisé quelles dispositions de laccord étaient de nature à entraver le commerce entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

l angleterre est la meilleure alliée de la france- sans elle l europe ne sera plus l europe…ce n est d autres pays ,d autres continents qui la remplaceront… .je regrette son départ.

Les services de Theresa May ont déclaré dans la soirée que laccord de divorce permettait de signer des accords commerciaux avec les Etats-Unis.

Un “filet de sécurité”, ou “backstop”, permettra déviter le retour de la frontière physique, abolie en 1998 après 10 ans dun conflit sanglant, entre lIrlande du nord, province britannique et la République dIrlande. La mise en place dun mécanisme de création dun “territoire douanier unique”, regroupera lUE et le Royaume-Uni dans un espace sans quota ni droits de douane pour les produits agricoles et industriels. LIrlande du nord aura un statut spécifique en salignant sur un nombre limité de règles du marché unique. Seule une décision commune pourra mettre fin à ce filet.

“La déclaration politique sur laquelle nous sommes tombés daccord avec lUE est très claire, nous aurons une politique commerciale indépendante de sorte que le Royaume-Uni pourra signer des contrats commerciaux avec des pays dans le monde entier, y compris avec les Etats-Unis”, a dit une porte-parole du gouvernement.

“Nous avons déjà jeté les bases dun ambitieux accord avec les Etats-Unis grâce à nos groupes de travail communs qui se sont rencontrés à cinq reprises pour linstant”, a-t-il ajouté.

Cet accord, que Theresa May elle-même a présenté à ses concitoyens comme le seul possible, a déjà causé la démission de plusieurs de ses ministres, dont le secrétaire dÉtat au Brexit, Dominic Raab. À partir de la ratification par les 27 états membres, elle dispose de deux semaines pour le faire adopter par le parlement britannique. Le vote aura donc lieux la semaine du 10 décembre au sein dune assemblée conservatrice hostile à ce traité.

Le compromis négocié par Londres et Bruxelles prévoit un maintien des relations étroites entre les Royaume-Uni et le bloc communautaire.

Mais ladhésion ne se fera pas sans peine. Une première candidature, en 1961, se heurte au veto du général Charles de Gaulle, qui voit dans les Britanniques le  cheval de Troie  des Américains et met en doute leur esprit européen. Après un nouveau veto du président français, en 1967, le Royaume-Uni entre finalement dans la CEE en 1973. Mais cette date coïncide avec le premier choc pétrolier, et le coup daccélérateur économique espéré na pas lieu. En 1975, consultés par référendum sur leur appartenance à la CEE, les Britanniques sont toutefois plus de 67 % à vouloir y rester.

Theresa May doit maintenant convaincre les parlementaires, et notamment les frondeurs dans le camp conservateur, daccepter cet accord. Un vote doit avoir lieu à la Chambre des communes le 11 décembre.

Une ambition rapidement confrontée à la dure réalité de devoir détricoter des décennies de liens et à lincapacité britannique à se mettre daccord sur ce que doit être la future relation avec lUE.  La stratégie britannique a été mauvaise dès le début car le Royaume-Uni navait pas dobjectifs clairs , résume Tim Oliver, soulignant que  sa marge de manœuvre est limitée  sil veut continuer à commercer avec les 27.