A Paris, premières tensions dans lacte 23 des gilets jaunes – RFI

A Paris, premières tensions dans l\acte 23 des gilets jaunes - RFI

Gilets Jaunes: nouvelle journée à risque attendue dans plusieurs villes françaises

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Les plus radicaux devraient sattaquer à tout ce quils trouvent sur leur passage pendant que les autres les laisseront faire sils nont pas déjà tourné les talons.

Quatre défilés étaient prévus à Paris. Deux avaient été autorisés et deux autres ont été interdits. A Paris, quelques milliers de gilets jaunes se sont regroupés à Bercy doù une manifestation autorisée est partie vers 12h30 à destination de la place de la République. De nombreux manifestants avaient fait le déplacement de diverses régions, preuve que la capitale était bien le lieu de rassemblement principal.

Les médias diront que cest à cela quon reconnaît les faux et les vrais gilets jaunes, les casseurs dun côté, les victimes du système de lautre. Si la distinction entre les uns et les autres ne saute pas toujours aux yeux, leur intérêt commun paraît évident.

“Les Gilets Jaunes attendaient des réponses que lincendie de Notre-Dame de Paris a soudainement éteintes. Pourtant, les fuites du discours présidentiel laissent à penser que nous nallons toujours pas être entendus”, pouvait-on lire sur la page Facebook annonçant “lActe 23 Ultimatum 2” en réponse au premier qui avait donné lieu le 16 mars à des scènes de saccages et de pillages sur les Champs-Elysées.

Les violences, promises ou commises, assurent au mouvement une visibilité permanente dans lopinion, bien au-delà de sa représentation réelle. Elles sont loutil de son influence, sa force de dissuasion.

Les casseurs – blacks blocs ou simples vandales – ont trouvé pour leur part dans la foule ce quils y cherchaient: un parfait camouflage pour opérer à moindre risque.

Pour leur acte 23, les manifestants se sont principalement donné rendez-vous dans la capitale mais aussi dans dautres villes en région comme à Montpellier ou à Toulouse ou 2500 dentre eux ont été recensés. Comme lors des récentes semaines, les autorités avaient également interdit aux manifestations des lieux emblématiques de plusieurs villes par crainte des débordements.

Tout le monde y trouve son compte, y compris une majorité bienveillante auscultée par les sondeurs. Certes les violences lui répugnent mais elle a obtenu bien davantage avec quelques samedis agités à la télé que lors de son dernier vote en 2017.

Le président est redescendu sur terre. Les 10 milliards de rallonges accordés en décembre et le plan annoncé jeudi prochain à lElysée infléchissent la politique choisie dans le sens dune plus grande justice, au moins dune écoute des plus démunis. Lavertissement vaut leçon.

Samedi dernier, les manifestations des gilets jaunes avaient rassemblé 31.000 personnes, dont 5.000 à Paris, selon les chiffres officiels régulièrement contestés. Pour cette nouvelle journée de mobilisation, les autorités craignaient que des “Black Blocs”, ces casseurs issus de la gauche radicale, se joignent aux manifestations. Ce fut à nouveau le cas.

Pour toutes ces raisons, le combat des gilets jaunes ouvre des perspectives préoccupantes, quoiquil advienne du mouvement.

De premières échauffourées ont éclaté en début daprès-midi près de Bastille et se sont poursuivies aux abords de République par un face-à-face tendu entre manifestants et forces de lordre qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et ont procédé à plusieurs charges devant un restaurant McDonalds, parfois munies de lanceurs de balles de défense. 

Né sur les réseaux sociaux autour de quelques irréductibles aux 80km/h, grandi avec la taxe carbone et nourri par lentêtement du pouvoir, il a fait trembler la République jusquà son sommet. Reste à souhaiter que sa réussite ninspire pas dautres aventures. 

Aux environs de 16h30, 189 interpellations avaient été recensées et plus de 17.500 contrôles préventifs effectués. 122 personnes dont 4 mineurs étaient placées en garde à vue dans laprès-midi, selon le parquet de Paris. Dans un tweet, la préfecture de police a appelé les manifestants à se “désolidariser des groupes violents”.

Les gilets jaunes sont de retour samedi dans les rues de Paris et de plusieurs villes pour un nouvel “ultimatum” lancé à Emmanuel Macron, à lissue dune semaine dominée par lincendie à Notre-Dame.

Lincendie de Notre-Dame était dans les esprits et divisait les troupes. “Notre-Dame, cest pas nous”, pouvait-on lire sur une pancarte qui voisinait des posters de lédifice et des affiches “Je suis Notre-Dame”.  “Victor Hugo vous remercie pour Notre-Dame de Paris mais noubliez pas les misérables”, proclamait une autre banderole.

Pour leur acte 23, les manifestants se sont principalement donné rendez-vous dans la capitale à lorée dune semaine où le chef de lÉtat va dévoiler jeudi ses réformes tirées du grand débat, dont lannonce avait été différée en raison de Notre-Dame.

Le cortège sest rapidement retrouvé désorienté suite aux interventions des forces de lordre et aux fermetures de certains quartiers. Des tentatives de pillage ont également été constatées aux environs de 15h30 lorsque le gros des manifestants a réussi à se rassembler autour de la place de la République. 

Quatre défilés sont prévus à Paris. Deux ont été autorisés, dont lun doit partir de la basilique de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour rejoindre le campus de Jussieu. Les deux autres, dont le trajet initial prévoyait un départ depuis le secteur de Bercy, dans lest de la capitale, pour rejoindre les Halles ou la place de lÉtoile, ont été interdits.

Au milieu de scooters et barrières incendiés, des manifestants jetaient bouteilles et autres projectiles en direction des forces de lordre. Certains criaient “Suicidez-vous, suicidez-vous”, alors que la police nationale est touchée par une vague de suicides sans précédent depuis le début de lannée.

Comme lors des récentes semaines, les autorités ont également interdit aux manifestations des lieux emblématiques de plusieurs villes -les Champs-Élysées, lhyper-centre lyonnais ou la place du Capitole à Toulouse- par crainte des débordements qui avaient notamment émaillé le premier “ultimatum” le 16 mars.

Les “casseurs se sont à nouveau donné rendez-vous dans certaines villes de France, à Toulouse, à Montpellier, à Bordeaux et en particulier à Paris”, avait affirmé vendredi le ministre de lIntérieur Christophe Castaner. “A nouveau la menace est sérieuse”, avait-il rajouté.

Les “casseurs se sont à nouveau donné rendez-vous demain, dans certaines villes de France, à Toulouse, à Montpellier, à Bordeaux et en particulier à Paris”, a affirmé vendredi le ministre de lIntérieur Christophe Castaner, indiquant que plus de 60.000 policiers et gendarmes seraient mobilisés dans tout le pays.

Cet “ultimatum 2” sera “un peu moins fort”, a tempéré un responsable policier. “On ne sent pas un bouillonnement comme on avait senti le 16 mars, notamment du côté de lultragauche”, ajoute-t-il, sattendant à ce quils “préservent leurs forces pour le 1er mai”. 

La matinée sest déroulée calmement avant que les choses ne senveniment. La préfecture de police de Paris a dabord annoncé que les forces de lordre avaient procédé à 70 interpellations en début de la journée, principalement pour port de matériel offensif.

Fait nouveau à Paris, le préfet de police a interdit samedi tout rassemblement aux abords de la cathédrale de Notre-Dame où certains gilets jaunes voulaient converger. 

Une seconde manifestation autorisée a débuté en début daprès-midi, en partant de la Basilique de Saint-Denis pour arriver au quai Saint-Bernard, sur la rive gauche de la Seine. Celle-ci sest déroulée beaucoup plus calmement que le cortège parti de Bercy.

Cela serait de “la pure provocation”, a tranché Didier Lallement. “Il nest pas raisonnable de faire passer des manifestations de 5.000 à 10.000 personnes dans la proximité de Notre-Dame”, a détaillé le préfet, évoquant les milliers de touristes ou simples badauds qui continuent daffluer chaque jour pour se recueillir devant lédifice.

Lampleur de la participation sera scrutée avec attention à lissue dune semaine où lincendie de la cathédrale a relégué au second plan la mobilisation des gilets jaunes, qui réclament depuis cinq mois plus de pouvoir dachat et davantage de démocratie directe.

Environ 9600 gilets jaunes manifestaient samedi à 14H dans toute la France, dont 6700 à Paris, des chiffres en hausse par rapport à la semaine précédente, selon le ministère de lIntérieur.

Sur Facebook, certains gilets jaunes disent espérer pouvoir concilier le respect de “lémoi national” suscité par Notre-Dame avec la dénonciation de la politique du chef de lÉtat, dont ils réclament la démission à longueur de samedis. 

Dautres gilets jaunes comme Jérôme Rodrigues ont préféré rebondir sur la polémique née après la décision des plus grandes fortunes françaises de donner des centaines de millions deuros pour aider à la reconstruction de Notre-Dame. 

Le président Macron à donné un nouveau rendez-vous aux Français jeudi à 18h pour présenter ses réponses au grand débat, déjà en bonne partie dévoilées par les médias.

“Les gilets jaunes remercient les généreux milliardaires donateurs pour sauver Notre-Dame et leur proposent de faire la même chose avec les MISÉRABLES”, a-t-il écrit sur Facebook, en appelant à se mobiliser pour lacte 23.

Samedi dernier, les manifestations des gilets jaunes avaient rassemblé 31.000 personnes, dont 5.000 à Paris, selon les chiffres officiels régulièrement contestés par les manifestants.  

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