GE France : 1 000 suppressions de poste confirmées, le gouvernement embarrassé – Libération

GE France : 1 000 suppressions de poste confirmées, le gouvernement embarrassé - Libération

Chez General Electric à Belfort, plus de 1000 emplois supprimés

Le plan social touche principalement la branche turbines à gaz de lentreprise américaine implantée dans le Territoire de Belfort.

Antoine Peyratout, directeur général de GE Power France, face à des salariés et des représentants syndicaux qui défendent le maintien en service de leur usine devant le siège de GE à Belfort, le 21 mai 2019. SÉBASTIEN BOZON / AFP Coup de tonnerre à Belfort : le géant américain General Electric (GE) a annoncé, mardi 28 mai, envisager la suppression de plus de 1 000 postes en France. Une nouvelle épine dans le pied du gouvernement au lendemain des élections européennes.

General Electric prévoit la suppression de plus de 1.000 emplois en France

Lannonce, redoutée depuis des mois par les salariés, a été officialisée mardi matin par un communiqué du groupe : GE a présenté aux instances représentatives du personnel  des projets dévolution de lorganisation de ses activités gaz et de ses fonctions support . Celles-ci, détaille-t-il, sont susceptibles d entraîner un maximum de 1 044 réductions de postes , essentiellement sur les sites franc-comtois de Belfort et Bourogne (Territoire de Belfort), ainsi quà Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Dans le détail, le groupe américain, qui avait racheté en 2015 la branche énergie dAlstom, envisage jusquà 792 suppressions de postes dans lentité gaz, et 252 dans celle dédiée aux fonctions supports, a précisé à lAgence France-Presse (AFP) un porte-parole du groupe.

Lentreprise américaine General Electric a annoncé mardi un plan de suppression dun millier demplois en France, principalement dans sa branche turbines à gaz implantée dans le Territoire de Belfort, a-t-on appris de source syndicale.

Aux abords du site de Belfort, les salariés interrogés par lAFP se sont dit, la mine fermée,  abasourdis  et  assommés  par lampleur de lannonce et sa  rapidité après les élections européennes .

 Cest une nouvelle épreuve pour la Cité du Lion, pour le bassin industriel du Nord Franche-Comté, et plus largement pour la filière énergie en France , ont fustigé dans un communiqué commun plusieurs élus locaux, parmi lesquels le maire (LR) de Belfort, Damien Meslot, et la présidente (PS) de la Région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay. Insistant sur le timing de lannonce,  au lendemain des élections européennes , ils ont sonné  la mobilisation générale  et prévenu :  nous ne lâcherons rien ! 

Dans un “contexte économique difficile”, Belfort “dispose datouts”, mais il est “indispensable de mesurer les investissements nécessaires afin dadapter loutil industriel pour expertiser la faisabilité” des projets à létude, telle la “diversification dans le secteur aéronautique, dans lhydrogène” ou dans “de nouvelles centrales nucléaires à linternational”, avait écrit Emmanuel Macron.

General Electric supprimera plus de 1000 emplois sur ses sites franc-comtois

Au total, General Electric emploie à Belfort environ 4 300 personnes, dont 1 900 dans lentité turbines à gaz visée par lannonce et qui subit les conséquences des difficultés générales de GE et de la baisse actuelle de ses marchés. Pour GE, il sagit  daméliorer les performances opérationnelles et financières de ses activités gaz, de simplifier son organisation en adaptant ses fonctions support aux contraintes des divisions et ainsi retrouver le chemin dune compétitivité durable .

“Lheure est à la mobilisation générale, nous ne lâcherons rien !”, préviennent encore les élus, relevant que lannonce de ces suppressions demplois “intervient au lendemain des élections européennes”. Cest “un coup de tonnerre”, a réagi sous couvert de lanonymat un délégué syndical CFE-CGC, interrogé par lAFP à Belfort.

Les procédures dinformation-consultation auprès des organisations représentatives du personnel doivent souvrir à la mi-juin.  Ces projets ne seront pas finalisés et aucune décision ne sera prise avant lissue des procédures de consultation , insiste GE.

“Il sagit dune nouvelle épreuve pour la Cité du Lion, pour le bassin industriel du Nord Franche-Comté et plus largement pour la filière énergie en France”, soulignent-ils, précisant que les éléments du plan social ont été transmis mardi “matin par la direction du site de Belfort aux membres du Conseil dadministration”.

Même si salariés et élus redoutaient depuis plusieurs mois ces suppressions de postes, elles ont fait leffet dun électrochoc sur le site. Cest un  coup de tonnerre , a réagi sous couvert de lanonymat un délégué syndical de la Confédération française de lencadrement-Confédération générale des cadres (CFE-CGC), interrogé par lAFP à Belfort.  Cest la mort annoncée du site , a renchéri Dominique Thiriet, secrétaire de la Confédération générale du travail (CGT) à GE Belfort, qui a fustigé labsence de  volonté de General Electric de [le] faire vivre .

GE a présenté aux instances représentatives du personnel “des projets dévolution de lorganisation de ses activités gaz et de ses fonctions support”, qui “pourraient entraîner un maximum de 1044 réductions de postes, essentiellement sur les sites de Belfort, Bourogne et Boulogne-Billancourt”, a indiqué le groupe.

Pour le gouvernement, ces suppressions tombent au plus mal, dans un contexte social dégradé et avec dautres déconvenues industrielles, comme la reprise chaotique de laciérie dAscoval de Saint-Saulve (Nord) ou la fermeture annoncée de Ford à Blanquefort (Gironde).

Sur le site qui emploie 4 000 personnes, 800 postes seront supprimés dans la division turbine à gaz et les 250 emplois supprimés restants concerneront les services administratifs. Ce nouveau plan social vient se rajouter à la procédure de ruptures conventionnelles collectives et au plan senior lancé en début d’année par General Electric et concernant un peu moins de 200 salariés au sein de sa division énergie, Alstom Power System, à Belfort. La semaine dernière, plusieurs centaines de salariés avaient répondu à l’appel de l’intersyndicale et accompagné la sortie d’une turbine à gaz pour exprimer leur crainte d’un nouveau plan social.

Début mai, Emmanuel Macron avait assuré dans un courrier aux élus locaux que le dossier GE Belfort faisait lobjet de  la plus grande vigilance de la part de lEtat . Dans un  contexte économique difficile , Belfort  dispose datouts , mais il est  indispensable de mesurer les investissements nécessaires afin dadapter loutil industriel pour expertiser la faisabilité  des projets à létude, telle la  diversification dans le secteur aéronautique, dans lhydrogène  ou dans  de nouvelles centrales nucléaires à linternational , avait-il, cependant, averti.

General Electric veut supprimer près de 1.050 emplois en France, principalement à Belfort

Fin mars, le ministre de léconomie, Bruno Le Maire, avait précisé quil entendait  étudier toutes les pistes industrielles possibles pour maintenir lemploi . Parmi ces pistes : puiser dans un fonds de 50 millions deuros abondé par GE pour ne pas avoir respecté son engagement, pris après le rachat de la branche énergie dAlstom, de créer un millier demplois net en France.

Le mardi 28 mai 2019, GE a annoncé la suppression de 1 050 emplois au sein de sa division énergie à Belfort, comme l’évoquent nos confrères de France 3 Bourgogne Franche-Comté.

1.050 emplois supprimés chez General Electric dont 800 à Belfort

La semaine dernière, M. Le Maire avait toutefois soulevé la colère de lintersyndicale de GE Belfort, déclarant qu aujourdhui, [GE] a une empreinte très forte sur les turbines à gaz , secteur dans lequel  il ny a pas de débouchés .

LUsine de lEnergie Le ministre de l’Economie et des finances Bruno Le Maire affirme être en négociation avec GE pour[…]

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Quant au site de Chonas-lAmballan, en Isère, qui usine des pièces pour turbines à gaz et emploie 30 salariés, il serait vendu. GE avait racheté cette entité au français Alstom en 2016, alors quEmmanuel Macron était ministre de lÉconomie. Le groupe avait tablé sur un essor des turbines à gaz, mais le marché sest effondré. Le site de Chonas-lAmballan, en Isère, qui usine des pièces pour turbines à gaz et emploie 30 salariés serait vendu.

Le géant américain General Electric (GE) a annoncé ce mardi envisager la suppression de plus de 1.000 postes en France, dans la branche turbines à gaz et au sein des services supports, principalement sur le site de Belfort et en région parisienne, a confirmé le groupe.

GE a présenté aux instances représentatives du personnel  des projets dévolution de lorganisation de ses activités gaz et de ses fonctions support , qui  pourraient entraîner un maximum de 1.044 réductions de postes, essentiellement sur les sites de Belfort, Bourogne et Boulogne-Billancourt , a indiqué le groupe.

“Cest plus de la moitié des salariés de lactivité gaz (…) qui vont perdre leur emploi avec cette annonce”, soulignent des élus locaux dans un communiqué, parmi lesquels figure le maire (LR) de Belfort Damien Meslot. Les suppressions demplois représentent un quart des effectifs totaux de GE dans la ville. Les derniers bruits autour de ce dossier évoquaient 800 à 1.000 suppressions de postes.

 Cest plus de la moitié des salariés de lactivité gaz (…) qui vont perdre leur emploi avec cette annonce , avaient souligné plus tôt dans un communiqué des élus locaux parmi lesquels figurent le maire (LR) de Belfort Damien Meslot et Marie-Guite Dufay, présidente (PS) de la Région Bourgogne-Franche-Comté.

Cest la douche froide. Lentreprise américaine General Electric a annoncé mardi un plan de suppression dun millier demplois en France, principalement dans sa branche turbines à gaz implantée dans le Territoire de Belfort, selon des sources syndicales citées par lAFP.

 Il sagit dune nouvelle épreuve pour la Cité du Lion, pour le bassin industriel du Nord Franche-Comté et plus largement pour la filière énergie en France , soulignent-ils, précisant que les éléments du plan social ont été transmis mardi  matin par la direction du site de Belfort aux membres du Conseil dadministration . Au total, General Electric emploie près de 4.000 personnes à Belfort, dont 1.900 dans lentité turbines à gaz concernée par lannonce.

Début mai, Emmanuel Macron avait assuré dans un courrier aux élus locaux que le dossier GE Belfort faisait l'objet de "la plus grande vigilance de la part de l'Etat". Dans un "contexte économique difficile", Belfort "dispose d'atouts", mais il est "indispensable de mesurer les investissements nécessaires afin d'adapter l'outil industriel pour expertiser la faisabilité" des projets à l'étude, telle la "diversification dans le secteur aéronautique, dans l'hydrogène" ou dans "de nouvelles centrales nucléaires à l'international", avait écrit M. Macron. 

 Lheure est à la mobilisation générale, nous ne lâcherons rien ! , préviennent encore les élus, relevant que lannonce de ces suppressions demplois  intervient au lendemain des élections européennes .

Le géant américain General Electric (GE) a annoncé ce mardi envisager la suppression de plus de 1.000 postes en France, dans la branche turbines à gaz et au sein des services supports, principalement sur le site de Belfort et en région parisienne, a confirmé le groupe. GE a présenté aux instances représentatives du personnel "des projets d'évolution de l'organisation de ses activités gaz et de ses fonctions support", qui "pourraient entraîner un maximum de 1044 réductions de postes, essentiellement sur les sites de Belfort, Bourogne et Boulogne-Billancourt", a indiqué le groupe. 

Cest  un coup de tonnerre , a réagi sous couvert de lanonymat un délégué syndical CFE-CGC. Début mai, Emmanuel Macron avait assuré dans un courrier aux élus locaux que le dossier GE Belfort faisait lobjet de  la plus grande vigilance de la part de lEtat .

"Il s'agit d'une nouvelle épreuve pour la Cité du Lion, pour le bassin industriel du Nord Franche-Comté et plus largement pour la filière énergie en France", soulignent-ils, précisant que les éléments du plan social ont été transmis mardi "matin par la direction du site de Belfort aux membres du Conseil d'administration". Au total, General Electric emploie près de 4000 personnes à Belfort, dont 1900 dans l'entité turbines à gaz concernée par l'annonce. 

Dans un  contexte économique difficile , Belfort  dispose datouts , mais il est  indispensable de mesurer les investissements nécessaires afin dadapter loutil industriel pour expertiser la faisabilité  des projets à létude, telle la  diversification dans le secteur aéronautique, dans lhydrogène  ou dans  de nouvelles centrales nucléaires à linternational , avait écrit Emmanuel Macron.

"L'heure est à la mobilisation générale, nous ne lâcherons rien !", préviennent encore les élus, relevant que l'annonce de ces suppressions d'emplois "intervient au lendemain des élections européennes". C'est "un coup de tonnerre", a réagi sous couvert de l'anonymat un délégué syndical CFE-CGC, interrogé à Belfort. 

Le ministre de lEconomie Bruno Le Maire avait toutefois soulevé la colère de lintersyndicale de GE Belfort la semaine dernière, déclarant que  aujourdhui, (GE) a une empreinte très forte sur les turbines à gaz , secteur dans lequel  il ny a pas de débouchés . Pilier de la reprise en 2015 de la branche énergie dAlstom, Belfort subit les conséquences des difficultés générales de GE et de la baisse actuelle de ses marchés.