Djihadistes français condamnés à mort : pourquoi leur cas divise en France – Le Parisien

Djihadistes français condamnés à mort : pourquoi leur cas divise en France - Le Parisien

Un septième djihadiste français condamné à mort en Irak

lessentiel Rappelant l'opposition de la France à la peine de mort, le ministre des Affaires étrangères a considéré que les sept Français condamnés à mort en Irak pour "appartenance à Daech" ont bénéficié d'un procès équitable. 

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a estimé mercredi que les sept Français condamnés à la peine de mort en Irak pour appartenance au groupe jihadiste Etat islamique (EI) avaient bénéficié d'un "procès équitable".

"Je voudrais vous dire, contrairement à ce que j'entends ici et là : le procès est équitable", a-t-il déclaré à l'Assemblée nationale alors que les avocats des familles dénoncent une justice expéditive en Irak et réclament leur jugement en France. Le chef de la diplomatie française a affirmé que les droits de la défense étaient parfaitement respectés et souligné que les accusés bénéficiaient de l'assistance consulaire de la France. "Les audiences sont publiques, les procès sont conduits par un magistrat du siège, assisté de deux assesseurs. Le réquisitoire est conduit par un procureur. Un greffier consigne en direct l'intégralité des débats. L'avocat est présent et s'il y a un problème de traduction, l'ambassade elle-même fournit les interprètes", a-t-il détaillé. "Le juge énonce les charges en début d'audience, le prévenu se voit offrir la parole tout au long de l'audience, l'avocat intervient quand il le souhaite", a également assuré le ministre français des Affaires étrangères.

Sept Français, dont trois issus de la région Occitanie, ont été condamnés à mort en Irak. / Capture écran.

Un homme originaire de Meyzieu (Rhône) a été condamné à mort en Irak pour appartenance à Daesh, ce mardi 28 mai.

Un tribunal de Bagdad a condamné à mort mercredi Yassine Sakkam pour appartenance à l'EI, portant à sept le nombre de Français ayant écopé en quatre jours de la peine capitale dans ce pays. Il s'agit de "terroristes, bien connus de nos services", a lancé Jean-Yves Le Drian. "Ces sept ressortissants, et il y en aura sans doute d'autres, sont bien connus de nos services pour action terroriste contre notre pays", a-t-il ajouté. "L'assistance consulaire leur est aussi apportée si bien que tout au long de la procédure, que ce soit dans la période d'emprisonnement, de détention, dans la période du procès et après le procès, nos services consulaires sont là, sont présents, assistent, constatent le bon déroulement des opérations", a précisé Jean-Yves Le Drian. "On les aide à faire leur recours auprès des autorités irakiennes", a-t-il ajouté.

Ces "Français" ont trahi, ont renié leur pays. Au nom de quel principe notre pays devrait-il juger, ici, des faits gravissimes commis, là bas, en Irak ou en Syrie ? C'est aux juges de ces pays d'appliquer leurs lois et de faire droit aux victimes de ces criminels. Tant pis pour eux et qu'ils assument les conséquences de leurs actes. On sait d'ailleurs que nos juges et nos lois leurs seraient forcément favorables. Quant à nos médias, nul doute qu'ils leur seraient insidieusement favorables sous couvert de lutte contre l'islamophobie. Enfin, la prison en France leur serait l'occasion de répandre  leur idéologie mortifère auprès de petites gouapes influencables sans compter une libération inévitable. Laissons les tous à leur sort…

En Irak, ces condamnés à mort qui embarrassent la France

Les ONG dénoncent régulièrement une "parodie de justice" en Irak. "Ces procès ne cherchent pas du tout à comprendre les actes individuels ou à remettre les victimes au centre. Ils sont plutôt une sorte de tampon judiciaire pour exécuter des membres suspectés de Daech (acronyme arabe de l'EI)", déclarait récemment Nadim Houry chez Human Rights Watch (HRW). Le chef de la diplomatie française a réitéré par ailleurs l'opposition de la France à la peine de mort, même si Paris souhaite que les jihadistes français soient jugés sur le lieu de leur crime et s'oppose à leur retour en France. "La question de la peine de mort reste intacte, nous y sommes totalement opposés. C'est un principe intangible mais ça vaut pour l'Irak comme ça vaut pour les Etats-Unis, comme ça vaut d'ailleurs pour les pays qui aujourd'hui ont en charge huit condamnés à mort en plus des sept dont nous parlons", a-t-il ajouté en référence notamment à l'Indonésie. Rappelons que le Lotois Kévin Gonot, le Toulousain Mustapha Merzoughi et l'Héraultais Yassine Sakkam font partie des Français condamnés à mort en Irak pour "appartenance à Daech.

Aux abonnés absents. Depuis lundi, le ministère de la Justice renvoie innocemment les appels vers le Quai dOrsay. Au plan judiciaire, le dossier des djihadistes français détenus, jugés et condamnés à mort en Irak ne le concerne pas. Il sagit dune affaire strictement diplomatique. Le parquet antiterroriste, qui aurait dernièrement reçu les familles et certains avocats de ces condamnés, adopte la même position. Ainsi que les juges de lantiterrorisme, assez occupés avec les 500 détenus pour terrorisme en France pour ne pas en rajouter avec les treize djihadistes français officiellement transférés du Kurdistan syrien à Bagdad en février dernier et dont sept ont déjà été condamnés à mort.

Un septième jihadiste français condamné à mort en Irak : le Lunellois Yassine Sakkam

Que la justice sévisse, et que les conséquences soient appliquées par le pays où ils ont fait le choix daller . La “doctrine” jusquau bout …! Cest ce que prônent ces tristes individus !

Irak: Les Français condamnés à mort vont-ils être exécutés?

+ Des hommes soupçonnés dêtre des combattants de lorganisation Etat islamique (EI) attendent dêtre fouillés par des membres des Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes, après avoir quitté le dernier bastion de lEI à Baghouz, dans la province syrienne de Deir ez-Zor, le 22 février 2019. (Photo dillustration.) (Bulent KILIC/AFP) En Irak, quiconque ayant rejoint une organisation  terroriste  – quil ait ou non combattu – est passible de la peine de mort. Par LObs avec AFP

Jihadistes français condamnés à mort en Irak : les procès sont “équitables”, estime Le Drian

Partager sur Twitter Partager par mail Commenter cet article Un septième Français a été condamné à la peine capitale en Irak pour appartenance au groupe Etat islamique, a appris lAFP mercredi 29 mai.

La France refuse tout retour et jugement en France de ses ressortissants affiliés à Daesh, comme la répété le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian ce mardi matin sur France Inter :  Ces terroristes-là, parce quil sagit bien de terroristes qui nous ont attaqués, qui ont aussi été semeurs de mort en Irak, doivent être jugés là où ils ont commis leurs crimes.   Une décision vivement contestée par les deux avocats :  Le simple fait davoir accepté que ces Français soit transférés en Irak, compte tenu du refus absolu de la France de les juger elle-même, est une prise de risque en soi quils soient exécutés. Le risque zéro quils ne soient pas exécutés nexiste pas et on le savait pertinemment.  Surtout quils en sont convaincus, si la France avait demandé le rapatriement de ses ressortissants,  lIrak aurait accepté comme elle la fait pour dautres pays car ils sont un fardeau pour les autorités sur place qui disposent dinfrastructures limitées.  Pour eux, la France est prise au piège de sa propre surenchère de lintransigeance et dans son cynisme de présenter ces individus comme des non-Français et de les exclure du champ humain .

Français condamnés en Irak : comment sont-ils jugés ?

Six Français transférés de Syrie en Irak avaient déjà été condamnés à mort en trois jours pour avoir rejoint le groupe Etat islamique (EI), Paris assurant  multiplier les démarches  pour éviter la peine capitale à ses ressortissants.

William Bourdon et Vincent Brengarth rappellent quen France,  la peine de mort est prohibée en toutes circonstances y compris en temps de guerre. Cest un engagement international et constitutionnel, il est donc absolu et indérogeable . Pour eux,  la France doit évidemment sinterdire de la rétablir mais également de participer à son utilisation même indirectement. Les juridictions refusent par exemple des demandes dextradition sil y a un risque de peine de mort. Par le passé, la France sest toujours mobilisée pour lavenir de ses ressortissants et pour leur éviter la peine de mort .

Brahim Nejara, 33 ans, accusé par le renseignement français davoir facilité lenvoi de djihadistes vers la Syrie, et Karam El Harchaoui, qui aura 33 ans jeudi, ont ainsi été condamnés à mort mardi par un tribunal de Bagdad, après avoir été transférés fin janvier de Syrie, où ils étaient détenus par une alliance arabo-kurde antijihadistes.Dimanche et lundi, Kévin Gonot, Léonard Lopez, Salim Machou et Mustapha Merzoughi avaient, eux aussi, été condamnés à la mort par pendaison.

Tous ont 30 jours pour faire appel, et lavocat français de Léonard Lopez a déjà annoncé quil le ferait.

Six autres Français transférés de Syrie devraient être jugés dans les prochains jours en Irak, où quiconque ayant rejoint une organisation  terroriste  – quil ait ou non combattu – est passible de la peine de mort.

Six jihadistes français ont été condamnés à mort en Irak. Paris affirme multiplier les démarches pour leur éviter la peine capitale. Au total, ils sont prêts de 450 affiliés à Daesh à être actuellement détenus par les Kurdes. Ces Français bénéficient-ils dune justice équitable ?Cest en tout cas une justice expéditive : trois mois denquête pour des faits passibles de la peine de mort et une audience qui dure quelques heures, verdict compris. Il y a aussi toute la procédure, très secrète. Les interrogatoires, lenquête, le dossier daccusation. Personne na accès à rien. Encore moins les avocats français qui découvrent souvent la date du procès le jour même. 

Français condamnés à mort en Irak : la réaction de Le Drian

Mardi, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a assuré sur France-Inter que Paris  multipli[ait] les démarches pour éviter la peine de mort  aux Français.

Bagdad a déjà condamné plus de 500 étrangers de lEI – hommes et femmes –, mais aucun na jusquici été exécuté.

Deux djihadistes belges et un tunisien ont été condamnés à mort, tandis quune Allemande a vu sa sentence commuée en peine de prison à perpétuité en appel.

Cette série de verdicts relance le débat sur lépineuse question des jihadistes étrangers : le retour dans leur pays dorigine suscite un vif rejet dans lopinion publique en Europe, où des Etats comme la France refusent dans le même temps la peine de mort et tout retour – et jugement – de ses ressortissants affiliés à lEI. Ce mercredi, le ministre des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian a rappelé que seuls les enfants, sils sont orphelins ou si leur mère donne leur accord, étaient susceptibles dêtre rapatriés. Paris sopposant au retour des hommes et des épouses considérés comme combattants.