Gilets jaunes : une faible mobilisation, avec quelques milliers de manifestants en France – Ouest-France

Gilets jaunes : une faible mobilisation, avec quelques milliers de manifestants en France - Ouest-France

Gilets jaunes, acte 29 : la mobilisation ne rebondit pas après les européennes

Des cortèges clairsemés et des manifestants souvent désabusés: plus de six mois après le début du mouvement, seuls quelque milliers de "gilets jaunes" ont répondu présents samedi pour une nouvelle journée de mobilisation.

Daprès les chiffres du ministère de lIntérieur, qui sont toujours contestés par les "gilets jaunes", 9.500 manifestants ont été dénombrés dont 1.500 à Paris, soit la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement.

“On ne lâche rien ! Les médias disent que le mouvement est mort mais cest faux”, affirme Sandrine 53 ans, de Massy-Palaiseau, auxiliaire familiale, présente chaque samedi depuis le 17 novembre. “On est hyper résistants. Il y aura peut-être un petit creux pendant lété, mais en septembre ça va repartir de plus belle”.

"Justice sociale, justice fiscale", "anti, anti, anticapitaliste", "Macron démission pour un monde meilleur" pouvait-on lire et entendre dans les cortèges, qui se sont déroulés dans le calme.

Selon le procureur de Paris, 171 enquêtes ont été confiées à linspection générale de la police nationale (IGPN) et trois à linspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN). Les investigations sont désormais terminées pour 57 dentre elles et le parquet doit décider déventuelles suites judiciaires.

Mais certains manifestants nhésitent plus à afficher leur blues. Comme Josiane mobilisée dès la première heure depuis le mois de novembre et présente dans les rues de Toulouse, lune des places fortes du mouvement, où seules quelques centaines de personnes étaient réunies samedi.

Mais certains manifestants nhésitent plus à afficher leur blues. Comme Josiane mobilisée dès la première heure depuis le mois de novembre et présente dans les rues de Toulouse, lune des places fortes du mouvement, où seules quelques centaines de personnes étaient réunies samedi.

"Cest la première fois quil y a si peu de monde à Toulouse, ça me fait mal au cœur. Le gouvernement, le pouvoir, ils sont trop forts, au final on na rien gagné et en plus on sest fait insulter et taper dessus", déplore cette retraitée.

Après des mois de mobilisation variable, attirant de plusieurs dizaines de milliers à plus de 280.000 "gilets jaunes", les dernières semaines ont en effet montré un essoufflement de la mobilisation: le 18 mai, ils étaient environ 15.500 à travers la France, et 12.500 le 25.

Même constat à Montpellier pour Eric, 61 ans, qui est balayeur pour la ville: “Jai grandi en HLM. Depuis tout petit, je constate trop dinégalités. Je suis “gilet jaune” depuis que je suis né, et encore pour longtemps. Même si ça dure encore deux ans, je serai là”.

"On ne lâche rien ! Les médias disent que le mouvement est mort mais cest faux", affirme Sandrine 53 ans, de Massy-Palaiseau, auxiliaire familiale, présente chaque samedi depuis le 17 novembre. "On est hyper résistants. Il y aura peut-être un petit creux pendant lété, mais en septembre ça va repartir de plus belle", ajoute cette manifestante du cortège parisien.

Après des mois de mobilisation variable, attirant de plusieurs dizaines de milliers à plus de 280.000, les dernières semaines ont en effet montré un essoufflement de la mobilisation : le 18 mai, ils étaient environ 15.500 à travers la France, et 12.500 le 25.

"Le mouvement va continuer", abonde Luca, 48 ans, également présent dans les rues de la capitale, et qui imagine "à long terme des organisations de démocratie directe au niveau local" issues du mouvement.

“Cela reste de la communication, larbre qui cache la forêt et je pense que lon est loin du compte donc jappelle tous les blessés à aller porter plainte”, a commenté Jérôme Rodrigues, figure du mouvement, qui a lui-même perdu un ?il le 26 janvier.

"Pour continuer à venir, il faut vouloir aller au-delà, penser un peu politiquement, structurer lélan qua été les +gilets jaunes+. Mais pas dans un parti, en tout cas", estime Jean-Marc, 64 ans, enseignant à la retraite, de Créon, dans la grande banlieue de Bordeaux.

“Cest la première fois quil y a si peu de monde à Toulouse, ça me fait mal au c?ur. Le gouvernement, le pouvoir, ils sont trop forts, au final on na rien gagné et en plus on sest fait insulter et taper dessus”, déplore cette retraitée.

Dans cette ville, en pointe depuis le début du mouvement, seules quelques 450 manifestants ont battu le pavé, selon la préfecture.

Pour lui les "quelques mesurettes du gouvernement ont pu donner un peu doxygène à certains, mais la souffrance est toujours là. Des gens au point de rupture, jen vois toujours".

Depuis le début du mouvement le 17 novembre, 2.448 personnes ont été blessées côté manifestants et 1.797 parmi les forces de lordre, selon des chiffres du ministère de lIntérieur arrêtés au 13 mai.

Même constat à Montpellier pour Eric, 61 ans, qui est balayeur pour la ville: "Jai grandi en HLM. Depuis tout petit, je constate trop dinégalités. Je suis +gilet jaune+ depuis que je suis né, et encore pour longtemps. Même si ça dure encore deux ans, je serai là".

Cette semaine le procureur de Paris a assuré que des policiers seraient jugés pour violences lors des manifestations, suscitant la colère des organisation syndicales de la police.

"Cela reste de la communication, larbre qui cache la forêt et je pense que lon est loin du compte donc jappelle tous les blessés à aller porter plainte", a commenté Jérôme Rodrigues, figure du mouvement, qui a lui-même perdu un œil le 26 janvier.

Selon le procureur de Paris, 171 enquêtes ont été confiées à linspection générale de la police nationale (IGPN) et trois à linspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN). Les investigations sont désormais terminées pour 57 dentre elles et le parquet doit décider déventuelles suites judiciaires.

“Justice sociale, justice fiscale”, “anti, anti, anticapitaliste”, “Macron démission pour un monde meilleur” pouvait-on lire et entendre dans les cortèges.

Depuis le début du mouvement le 17 novembre, 2.448 personnes ont été blessées côté manifestants et 1.797 parmi les forces de lordre, selon des chiffres du ministère de lIntérieur arrêtés au 13 mai.

À Paris, ils étaient près de 1300 à manifester à la mi-journée selon la même source. Dans la capitale, les mobilisés sont partis vers 13h de la place Denfert-Rochereau dans le XIVe arrondissement. Parfois équipés de sifflets ou de tambours, ces manifestants se dirigeaient vers la place de la Nation. 

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“Justice sociale justice fiscale”, “anti, anti, anticapitaliste”, pouvait-on notamment entendre dans le cortège, qui plus maigre que celui de la semaine passée.  

La semaine précédenteà la même heure, toujours selon la place Beauvau, 3200 gilets jaunes défilaient dans tout le pays, dont 1200 à Paris. Et, sur tout la journée, ils étaient 12 500 lors de cet acte 28, soit la plus faible mobilisation jusque-là.  

Après des mois de mobilisation variable, attirant de plusieurs dizaines de milliers à plus de 200 000, les dernières semaines ont montré un essoufflement de la mobilisation.  

“Le mouvement va continuer”, abonde pourtant Luca, 48 ans, qui imagine “à long terme des organisations de démocratie directe au niveau local” issues du mouvement. Alors que le procureur de Paris a assuré cette semaine que des policiers seraient jugés pour violences lors des manifestations, suscitant la colère des organisation syndicales de la police, plusieurs slogans anti-forces de lordre étaient scandés dans les rues de Paris samedi. 

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Depuis le début du mouvement le 17 novembre, 2448 personnes auraient été blessées côté manifestants et 1797 parmi les forces de lordre, selon des chiffres du ministère de lIntérieur arrêtés au 13 mai.