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Les actualités de 6h - Jihadistes français condamnés en Irak : la France intervient \

Un huitième Français condamné à mort en Irak pour appartenance à lEtat islamique

Deux Français ont été condamnés à mort dimanche en Irak, après le rejet des allégations de torture émises par lun deux, portant à neuf le nombre de jihadistes français ayant écopé de la peine capitale en une semaine de procès qui font débat.

Fodil Tahar Aouidate, 32 ans, et Vianney Ouraghi, 28 ans, ont été reconnus coupables dappartenance au groupe Etat islamique (EI), passible de la peine capitale en Irak –que laccusé ait ou non combattu.

Le ministre des Affaires étrangères a eu loccasion de le dire: la justice irakienne se fait dans de bonnes conditions, avec une défense qui est présente, a-t-elle poursuivi, alors que les avocats des familles dénoncent une justice expéditive en Irak et réclament leur jugement en France. Les Français qui ont quitté leur pays pour prendre les armes contre leur pays à travers des actions terroristes – il faut toujours rappeler de quoi on parle – ont le droit comme les autres à la protection consulaire. Ils sont accompagnés sur place par notre ambassade y compris pour avoir une bonne connaissance du droit irakien et de leur propre droit, a ajouté Sibeth Ndiaye.

En tout, 12 hommes transférés ensemble de Syrie fin janvier sont jugés à Bagdad depuis dimanche dernier.

Un peu plus tôt, Fodil Tahar Aouidate, 32 ans, a été le 8e a écopé de cette même peine. Le procès de cet homme qui, comme 10 autres Français et un Tunisien, a été transféré début janvier de Syrie, où il était détenu par une force kurde anti-EI, vers lIrak, sétait ouvert le 27 mai. Le tribunal a rejeté ses allégations selon lesquelles ses aveux auraient été obtenus sous la torture. Il avait affirmé lors de sa première audience avoir été frappé par ses interrogateurs pour avouer ce quils réclamaient. Dimanche, le juge a lu un rapport de la médecine légale concluant quil ny a pas de traces de torture sur son corps.

Outre Fodil Tahar Aouidate et Vianney Ouraghi, sept autres Français et un Tunisien –un temps présenté comme Français– ont été condamnés à mort. Deux autres Français seront jugés lundi devant le même tribunal antiterroriste de Bagdad, les autorités kurdes de Syrie qui les détenaient ne représentant pas un Etat et Paris nentretenant pas de relations diplomatiques avec Damas.

Fodil Tahar Aouidate avait affirmé lors de sa première audience lundi avoir été frappé par ses interrogateurs "pour avouer ce quils réclamaient". Dimanche, le juge a lu un rapport de la médecine légale concluant quil ny a "pas de traces de torture sur son corps".

Un Franco-algérien condamné à mort en Irak

Selon Human Rights Watch, les procès irakiens présentent de "graves lacunes, dont la torture" avec lemploi de "diverses techniques qui ne laissent pas de marques durables, comme frapper les suspects sur la plante des pieds et les simulacres de noyade".

Voilà des hommes qui ont choisi de vivre avec des lois d'un autre age et qui récusent les lois de la république ,sauf quand ça les arrangent, ils ont jugé eux aussi et tué avec leur lois qu'ils en subissent les conséquences .Leur sort m'importe guère, je suis plus outré par le silence et l'inaction de nos gouvernements face à la pauvreté en Europe et dans le monde tout comme envers le climat

Cette ONG a exhorté la France à ne pas "sous-traiter la gestion" de ses ressortissants alors quelle a fermement exclu leur rapatriement et leur jugement sur son sol, réclamé par les avocats des familles. 

Vianney Ouraghi, 28 ans, est le 9e et dernier Français à écoper de cette peine pour appartenance au groupe djihadiste Etat islamique (EI) en Irak. Ce Français dorigine algérienne dont laudience, initialement prévue lundi, a été avancée à dimanche, a reconnu devant le juge avoir travaillé avec Daech (EI). Mais je nai pas participé aux combats ni en Syrie ni en Irak, a-t-il ajouté.

La France se trouve devant un paradoxe: elle ne veut pas juger ses ressortissants mais elle ne veut pas que lIrak les condamne à mort. Paris dit donc intervenir "au plus haut niveau" pour éviter quils ne soient pendus –sans toutefois contester l"équité" des procès tenus "dans de bonnes conditions, avec une défense présente".

LONG Human Rights Watch, qui estime que les procès irakiens présentent de graves lacunes, dont la torture, a exhorté la France à ne pas sous-traiter la gestion de ses ressortissants. Elle a cependant fermement exclu leur rapatriement et leur jugement sur son sol français, réclamé par les avocats des familles.

Les neuf Français et le Tunisien condamnés à mort ont tous été assistés par des avocats commis doffice –à lexception de deux ayant un avocat irakien et un avocat français.

Les avocats commis doffice ne les ont pas rencontrés et nont consulté leur dossier que quelques minutes avant leur unique audience. A plusieurs reprises même, le juge a dû intervenir car les questions de ces avocats allaient à lencontre de lintérêt des accusés.

Deux Français ont été condamnés à mort dimanche en Irak, après le rejet des allégations de torture émises par lun deux. Cela porte à neuf le nombre de djihadistes français ayant écopé de la peine capitale en une semaine de procès, à lorigine dun véritable débat.

Depuis 2018, lIrak a condamné plus de 500 étrangers de lEI –hommes et femmes. Dimanche, une Allemande dune vingtaine dannées identifiée comme Hadia Abdelqader a été condamnée à 15 ans de prison par lautre cour antiterroriste de Bagdad pour avoir rejoint lEI.

Outre Fodil Tahar Aouidate et Vianney Ouraghi, sept autres Français ont été condamnés à mort. Deux autres Français seront jugés lundi devant le même tribunal antiterroriste de Bagdad. Un Tunisien, un moment présenté comme Français, a également été condamné à mort.

Jusquici, aucun des étrangers condamnés à mort na été exécuté. Une autre Allemande a même vu sa peine commuée en prison à perpétuité en appel.

Non mais quelle idée de faire de Sibeth Ndiaye la porte-parole du gouvernement (sans majuscule). Il faut dire que la fonction principale des porte-paroles que nous avons eu précédemment a été souvent et essentiellement de dire des c*****ries.

Vianney Ouraghi –qui avait dabord rejoint la branche dAl-Qaïda en Syrie en 2013 avant de faire allégeance à lEI– et Fodil Tahar Aouidate –décrit comme violent et prêt à mourir pour lidéologie radicale de lEI– sont, comme les autres avant eux, restés impassibles à lannonce du verdict.

"Oui, jai travaillé avec lEI, mais je nai participé à aucun combat", a martelé Vianney Ouraghi.

ils ont été jugé correctement, ce qu'ils n'accordaient pas à leurs victimes. plutôt que d'intervenir pour les sauver, macron devrait leur retirer la nationalité française et on n'en parlerait plus

Irak: un 8e Français condamné à mort pour appartenance à lEI

Ce fils dune Française et dun Franco-Algérien, lunettes aux verres épais et bouc châtain clair, a indiqué être parti en Syrie avec Lyes Darani, condamné à huit ans de prison en France pour avoir voulu préparer un attentat à son retour en 2013.

Jihadistes français condamnés à mort : pourquoi la justice irakienne est la cible de critiques

Marié à deux Syriennes, Vianney Ouraghi a plaidé navoir été quun "fonctionnaire administratif de lEI", en charge "des veuves et des familles" de jihadistes. 

Le juge a toutefois montré un document administratif de lEI sur lequel il est enregistré comme "combattant".

Ces terroristes ne sont plus français par la déchéance de nationalité. Quon les laisse là-bas où une justice juste et proportionnée est donnée. Noublions pas leur crime !

TRIBUNE. “Ce serait un immense déshonneur pour notre pays” : lappel de 44 avocats contre les condamnations à mort de neuf Français en Irak

Son audience, prévue lundi, avait été avancée à dimanche. Celle de Fodil Tahar Aouidate a été courte. Il avait déjà répondu longuement aux questions du juge lundi, et à celles du renseignement puis du juge dinstruction pendant ses quatre mois dinterrogatoires en Irak.

La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a rappelé que la France était opposée à la peine capitale et quelle intervenait au plus haut niveau de lÉtat.

Irak : neuf Français condamnés à mort au total

Originaire de Roubaix (nord de la France), celui qui se faisait appeler Abou Mariam al-Faranssi avait dit dans une vidéo peu après les attentats du 13 novembre 2015 en France (130 morts) son "grand plaisir et grand bonheur de voir ces mécréants souffrir". Il menaçait: "on continuera à frapper chez vous".

Il était, selon le renseignement français, proche dAbdelhamid Abaaoud, un des organisateurs présumés de ces attentats.

Les marcheurs au pouvoir feront tout pour les rapatrier en France. Courage à vos enfants. Ils ne vous disent pas Merci pour vos votes.

Laurent Nuñez, secrétaire dEtat français à lIntérieur, a estimé dimanche que "dautres (Français) pourraient être jugés" en Irak, alors quenviron 450 Français liés à lEI sont actuellement retenus en Syrie.

Voila au moins un pays dont la justice sait prendre ses responsabilités. Certains juges et procureurs devraient s'en inspirer

Deux Français condamnés à mort en Irak pour appartenance au groupe Etat islamique

Récemment, Bagdad sest proposé de juger le millier détrangers aux mains des Kurdes syriens contre deux milliards de dollars, à la charge des pays dorigine.

Que diraient les français si des gouvernements étrangers entraient en lice pour défendre des terroristes condamnés en France ?

lessentiel Au total, ce sont neuf Français qui ont été condamnés à la peine de mort en Irak pour leur appartenance au groupe jihadiste État islamique. 44 avocats ont publié une tribune pour dénoncer l'inaction de l'État français fasse à ces condamnations.

Alors que ce dimanche 2 juin, de nouvelles condamnations à mort ont été prononcées à Bagdad, 44 avocats ont signé une tribune sur franceinfo pour dénoncer l'inaction de l'État face à ces condamnations.

LIRE AUSSI – Condamnés en Irak pour appartenance à Daech, les Français vont-ils vraiment être exécutés?

Nouveaux Français condamnés à mort en Irak, la France face à un paradoxe

Les signataires expliquent que ce sont "des procès expéditifs dont nous savons qu’ils méconnaissent gravement les droits de la défense" et que "l’exécution de ces peines ou même autoriser leur prononcé […] reviendrait à répondre à la barbarie par une peine que nous prohibons catégoriquement".

"On a pris un risque historique qui, s’il se réalisait, laisserait une tache indélébile sur le mandat d’Emmanuel Macron, d’avoir ainsi rendu possible un assassinat légal aujourd’hui banni par la majorité des pays de la planète, à l’exception notamment de l’Arabie saoudite, de l’Irak, de la Chine, des États-Unis", ajoutent les signataires.

"Faire prendre ce risque de condamner à mort des ressortissants français, c'est renoncer à nos engagements car c'est permettre la mise en œuvre extraterritoriale de la peine de mort."

Au total, neuf Français sont condamnés à mort en Irak pour avoir rejoint le groupe jihadiste État islamique en Irak. La France a plusieurs fois rappelé son opposition à la peine de mort mais le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a considéré que les Français condamnés à mort en Irak pour "appartenance à Daesh" ont bénéficié d'un procès équitable. Pour les avocats, cet argument "ne peut convaincre personne".

Les signataires se demandent si on peut "craindre un traitement de nos ressortissants à géométrie variable " selon leurs crimes, ainsi qu'une mobilisation moindre pour des jihadistes "qui sont identifiés comme l’expression de la barbarie la plus absolue et comme des ennemis de notre civilisation". "La force du droit réside précisément dans l’universalité de son application, qui plus est lorsqu’un droit absolu et indérogeable est en jeu comme le droit à la vie ", expliquent-ils.

Ils rappellent qu'un article de la Constitution interdit la peine de mort et qu'il "ne souffre d'aucune dérogation, pas même en matière de terrorisme. En application du protocole n° 13 à la Convention européenne des droits de l'homme, ratifié par la France, la peine de mort est abolie en toutes circonstances".

Les signataires, dont le président d’honneur de la ligue des Droits de l’Homme, Henri Leclerc ajoutent que l'association française des victimes du terrorisme a "marqué son hostilité contre la peine de mort".