Investissements étrangers : la France dépasse lAllemagne, mais reste derrière le Royaume-Uni – franceinfo

Investissements étrangers : la France dépasse l\Allemagne, mais reste derrière le Royaume-Uni - franceinfo

Investissements étrangers : la France résiste et dépasse lAllemagne

La France a tiré son épingle du jeu en matière dinvestissements étrangers lan dernier, à linverse du marasme constaté dans le reste de lEurope, selon le baromètre annuel EY de lattractivité publié ce mardi 4 juin. Tous secteurs confondus, le cabinet EY recense 1.027 projets dinvestissements internationaux en France (+1% sur un an), qui rattrape presque le Royaume-Uni avec 1.054 projets, en baisse de 13%, et passe devant lAllemagne qui en dénombre 973 (également -13%).

Dans un contexte général de baisse de 4% du nombre de projets dinvestissements directs étrangers sur le Vieux continent, “la France résiste aux chocs”, selon le titre de létude.

Dans un contexte européen morose, la performance est notable. De quoi en tout cas conforter le gouvernement dans sa politique de soutien à l’attractivité. La France a attiré 1 027 projets d’implantation ou d’extension de sites par des groupes étrangers l’an dernier, soit une progression de 1 % sur un an. Dans le même temps, le nombre de projets d’investissements étrangers a reculé au global en

Elle le doit aux implantations industrielles internationales, pour lesquelles elle caracole en tête du classement de 48 pays européens avec 339 projets recensés lan dernier, contre 203 pour la Turquie et 152 pour lAllemagne. En R&D, la France sest hissée à la première place en 2018 avec 144 centres innovants accueillis, en hausse de 85% sur un an, contre 74 au Royaume-Uni et 64 en Allemagne, tous deux en baisse.

La France confirme son attractivité – Economie

A linverse, le nombre de projets est en recul pour les implantations tertiaires et commerciales sur le territoire français, qui baissent de 24%, tandis que le pays ne parvient pas à combler son retard en matière dimplantations de sièges sociaux, à cause de sa fiscalité non compétitive par rapport notamment au Royaume-Uni.

Le secret de la réussite ? Dix ans de pérennité du crédit dimpôt recherche (CIR) – une stabilité rarissime en matière de fiscalité qui mérite dêtre soulignée – qui, en dépit des attaques répétées des parlementaires à quasiment chaque loi de finances, a réussi à être sanctuarisé depuis la réforme Sarkozy de 2008. Le CIR a fait venir plus de centres industriels en France que nimporte quelle autre décision de lEtat. Cet instrument est mille fois plus puissant que ce que Bercy peut décider de manière réglementaire ou administrative , confirme un membre du gouvernement.

« Lindustrie, quon croyait un peu perdue, est redevenue un enjeu contemporain », a déclaré à lAFP Christophe Lecourtier, directeur général de Business France, lagence publique chargée dattirer les investisseurs étrangers.

En 2017, une entreprise sur quatre déclarait vouloir renforcer ses investissements sur le sol français. Elles sont moins dune sur cinq (19 %) un an plus tard. Pour autant, les investisseurs sont toujours 80 % à avoir une opinion positive de la France, moins secouée par le contexte international que ses voisins européens. LHexagone reste par exemple la première des destinations pour les investissements industriels (339 projets dont 80 % dextensions), loin devant la Turquie (203 projets) et lAllemagne (152). Paris reste également pour la deuxième année la capitale la plus attractive.

Le nombre demplois industriels créés en France a en effet enregistré un petit rebond en 2017 et 2018 après une longue période de baisse, même si les suppressions de postes se succèdent encore, comme celles, au nombre dun millier, annoncées chez General Electric la semaine dernière.

Pourtant, lédition 2019 du baromètre EY sur lattractivité est une preuve supplémentaire que les réformes structurelles payent. On commence à sentir les effets de long terme des efforts engagés sous Nicolas Sarkozy en faveur de la R&D. Grâce au CIR bien sûr, mais aussi le marketing martelé sur la French Tech. La France dispose dun armement fiscal et programmatique qui commence à payer, au moment où ça compte , résume Marc Lhermitte.

Paris reste pour la deuxième année consécutive la métropole européenne la plus attractive, mais cest avant tout dû au recul de lattractivité de Londres alors que la capitale française est “touchée par le climat social”, à la suite du mouvement des “Gilets jaunes”.

Lenthousiasme des investisseurs pour la France après lélection dEmmanuel Macron est toutefois retombé : ils ne sont plus de 30% à considérer que lattractivité de la France va saméliorer au cours des trois prochaines années, alors quils étaient 56% de cet avis lan dernier, selon un panel de 506 réponses obtenues au mois de janvier. Et seuls 19% envisagent de développer leur activité en France en 2019, contre 24% dans ce cas en 2018.

"Lenthousiasme est un peu plus modéré en 2019, cest un retour à la normale", confirme March Lhermitte. Mais, ajoute-t-il, "cest une situation normale plus favorable que les dix dernières années". Pour aller plus loin, "et marquer notre avantage par rapport au Royaume-Uni et à lAllemagne, il faut continuer à travailler sur la pression fiscale en France, qui est encore notre principal handicap", dit-il encore. "Il faut maintenir le rythme, peut-être laccélérer, notamment sur le champ fiscal et celui de la modernisation de laction publique". 

Attractivité économique : la France devant lAllemagne

Pour Christophe Lecourtier, les signaux reçus des investisseurs depuis le début de lannée restent toutefois bons. Interrogés sur les “Gilets jaunes”, ils « sont surtout sensibles aux conditions de sortie de la crise plutôt quaux raisons de la crise », affirme le directeur de Business France.

Pour raviver leur optimisme, les investisseurs interrogés par EY demandent avant tout au gouvernement une “simplification administrative pour les entreprises” (à 47%), “daméliorer la compétitivité fiscale de la France” (44%), et de “poursuivre la réduction du coût du travail” (37%).

La France double lAllemagne en nombre dinvestissements étrangers. Cest une première depuis 2010, selon un baromètre publié mardi par le cabinet EY. Lan passé, la France a ainsi accueilli 1027 projets dinvestissements étrangers (+1% sur un an), soit davantage que lAllemagne (973 projets, -13% sur un an). LHexagone se hisse ainsi à la 2e place européenne juste derrière le Royaume-Uni (1054 projets, -13% par rapport à 2017). 

"Cest une prime à la constance", se félicite au micro dEurope 1 Marc Lhermitte, associé chez EY. "Cela fait dix ans que le crédit dimpôt recherche, les pôles de compétitivité, la French Tech, disent que la France est innovante, vont à la bataille à Las Vegas, mais aussi en Chine, au Japon, dans la Sillicon Valley, pour aller chercher les projets innovants, et dire quen France on fait de la science", ajoute-t-il. 

Dans un contexte général de baisse de 4% du nombre de projets dinvestissements directs étrangers sur le Vieux continent, “la France résiste aux chocs”, selon le titre de létude. Et lHexagone fait même mieux que résister en ce qui concerne les projets dans les activités de recherche et de développement. EY dénombre ainsi 144 créations ou extensions de sites de R&D financés par des sociétés étrangères lan passé, un nouveau record avec un chiffre en progression de 85%. La France sest hissée à la première place européenne en 2018 dans ce domaine, loin devant le Royaume-Uni (74 centres innovants accueillis) et lAllemagne (64), où ces implantations fléchissent.

Dans un contexte général de baisse de 4% du nombre de projets dinvestissements directs étrangers sur le Vieux continent, "la France résiste aux chocs", selon le titre de létude. En recherche et développement, la France sest hissée à la première place en 2018 avec 144 centres innovants accueillis, en hausse de 85% sur un an, contre 74 au Royaume-Uni et 64 en Allemagne, tous deux en baisse.

LHexagone est également en tête du palmarès européen en nombre dimplantations industrielles internationales, avec 339 projets recensés lan dernier, contre 203 pour la Turquie et 152 pour lAllemagne.

“Lindustrie, quon croyait un peu perdue, est redevenue un enjeu contemporain”, a déclaré à lAFP Christophe Lecourtier, directeur général de Business France, lagence publique chargée dattirer les investisseurs étrangers. Le nombre demplois industriels créés en France a en effet enregistré un petit rebond en 2017 et 2018 après une longue période de baisse, même si les suppressions de postes se succèdent encore, comme celles, au nombre dun millier, annoncées chez General Electric la semaine dernière.

A linverse, le nombre de projets est en recul pour les implantations tertiaires et commerciales sur le territoire français. En particulier, le nombre de projets dimplantation ou dextension de centres de décision recule de 24% à 45 projets, contre 46 en Allemagne (-16% sur un an) et 48 au Royaume-Uni (-49%). La France peine à combler son retard en matière dimplantations de sièges sociaux, notamment à cause dune fiscalité moins compétitive par rapport au Royaume-Uni. Même si un Brexit dur sans accord pourrait changer la donne. 

Le baromètre dEY fait écho à une autre étude publiée mi-mai par le cabinet A.T. Kearney, dans laquelle la France entrait dans le top cinq des pays jugés les plus attractifs par les investisseurs, devant la Chine. Paris reste pour la deuxième année consécutive la métropole européenne la plus attractive, mais cest avant tout dû au recul de lattractivité de Londres alors que la capitale française est “touchée par le climat social”, à la suite du mouvement des “gilets jaunes”.

“Lindustrie, quon croyait un peu perdue, est redevenue un enjeu contemporain”, décrypte auprès de lAFP Christophe Lecourtier, directeur général de Business France, lagence publique chargée dattirer les investisseurs étrangers. “En Europe, cest dabord chez nous que les Allemands, mais aussi des nations extra-communautaires comme les Etats-Unis viennent”, relève Christophe Lecourtier qui ajoute que “la France a du foncier, de la culture industrielle, de la main doeuvre aussi, des infrastructures”.

Dans un contexte général de baisse de 4% du nombre de projets dinvestissements directs étrangers sur le Vieux continent, “la France résiste aux chocs”, selon le titre de létude. En recherche et développement, la France sest hissée à la première place en 2018 avec 144 centres innovants accueillis, en hausse de 85% sur un an, contre 74 au Royaume-Uni et 64 en Allemagne, tous deux en baisse.

Le nombre demplois industriels créés en France a en effet enregistré un petit rebond en 2017 et 2018 après une longue période de baisse, même si les suppressions de postes se succèdent encore, comme celles, au nombre dun millier, annoncées chez General Electric la semaine dernière. Depuis mi-2017, lindustrie française crée ainsi plus demplois quelle nen supprime. Sur le premier trimestre 2019, il y a eu près de 4.900 emplois nets créés (cest-à-dire en prenant en compte les suppressions de postes) dans lindustrie, selon lInsee. 

Business France avait publié début avril sa propre étude faisant état dun nombre de projets dinvestissement en hausse en 2018, même si ceux-ci ont créé 10% demplois de moins quen 2017. Car le nombre dimplantations seul ne mesure pas leur importance relative. Il peut y avoir beaucoup de petits projets par exemple ou de grands projets avec peu demplois à la clé.

Lenthousiasme des investisseurs pour la France après lélection dEmmanuel Macron est toutefois retombé : ils ne sont plus que 30% à considérer que lattractivité de la France va saméliorer au cours des trois prochaines années, alors quils étaient 56% de cet avis lan dernier, selon un panel de 506 réponses obtenues au mois de janvier.

Cest pourquoi il existe des indicateurs plus globaux comme le flux entrant des investissements directs étrangers (IDE). Il rend compte des “opérations qui accroissent linvestissement que les investisseurs étrangers ont réalisé dans les entreprises résidentes (…) moins les opérations qui font régresser linvestissement que les investisseurs étrangers ont réalisés dans les entreprises résidentes”, explique lOCDE.  Selon les dernières données de lorganisme, le flux entrant dIDE était de 56,3 milliards de dollars en 2018 pour la France, soit davantage que lAllemagne (11,9 milliards de dollars), mais moins que le Royaume-Uni (64,5 milliards de dollars). 

 Lindustrie, quon croyait un peu perdue, est redevenue un enjeu contemporain , a déclaré à lAgence France-Presse Christophe Lecourtier, directeur général de Business France, lagence publique chargée dattirer les investisseurs étrangers. Le nombre demplois industriels créés en France a en effet enregistré un petit rebond en 2017 et 2018 après une longue période de baisse, même si les suppressions de postes se succèdent encore, comme celles, au nombre dun millier, annoncées chez General Electric la semaine dernière. Le baromètre dEY fait écho à une autre étude publiée mi-mai par le cabinet A. T. Kearney dans laquelle la France entrait dans le top 5 des pays jugés les plus attractifs par les investisseurs, devant la Chine.

Si on rapport ces investissements au PIB, la France (avec un flux dentrant dIDE représentant 2,03% du PIB) devance bien lAllemagne (0,298%) et se situe bien au-dessus de la moyenne des pays de lOCDE (1,187%). Elle est toutefois toujours en retrait par rapport au Royaume-Uni (2,282%). 

Dans un contexte général de baisse de 4 % du nombre de projets dinvestissements directs étrangers sur le Vieux Continent,  la France résiste aux chocs , selon le titre de létude. En recherche et développement, la France sest hissée à la première place en 2018 avec 144 centres innovants accueillis, en hausse de 85 % sur un an, contre 74 au Royaume-Uni et 64 en Allemagne, tous deux en baisse. À linverse, le nombre de projets est en recul pour les implantations tertiaires et commerciales sur le territoire français, qui baissent de 24 %, tandis que le pays ne parvient pas à combler son retard en matière dimplantations de sièges sociaux, à cause de sa fiscalité non compétitive par rapport notamment au Royaume-Uni.

Le baromètre dEY fait par ailleurs écho à une autre étude publiée mi-mai par le cabinet A.T. Kearney qui a fait entrer la France dans le top 5 des pays jugés les plus attractifs par les investisseurs, devant la Chine, qui avait occupé la tête de ce classement entre 2002 et 2012.

La France, championne de lattractivité sur le sol européen en 2018  ? Cela dépend des domaines, mais, tous secteurs confondus, elle arrive en seconde position du classement réalisé par le cabinet EY, avec 1 027 projets dinvestissements internationaux sur son territoire, soit + 1 % par rapport à lannée précédente. Elle arrive donc tout juste derrière le Royaume-Uni et ses 1 054 projets, soit une baisse de 13 % sur un an, et passe devant lAllemagne. Berlin ne compte que 973 projets dinvestissements internationaux pour 2013, enregistrant ainsi une baisse de 13 %. La France simpose comme la première destination européenne pour deux catégories dinvestissement : lindustrie et la recherche et développement (R&D).

EY compare surtout la France au Royaume-Uni, qui souffre des incertitudes et des risques liés au Brexit, et à lAllemagne, puissance exportatrice qui dépend davantage de la conjoncture mondiale que léconomie française.

Paris reste pour la deuxième année consécutive la métropole européenne la plus attractive, mais cest avant tout dû au recul de lattractivité de Londres alors que la capitale française est  touchée par le climat social  à la suite du mouvement des Gilets jaunes. Lenthousiasme des investisseurs pour la France après lélection dEmmanuel Macron est toutefois retombé : ils ne sont plus que 30 % à considérer que lattractivité de la France va saméliorer au cours des trois prochaines années, alors quils étaient 56 % de cet avis lan dernier, selon un panel de 506 réponses obtenues au mois de janvier.

Paris reste pour la deuxième année consécutive la métropole européenne la plus attractive, mais cest avant tout dû au recul de lattractivité de Londres alors que la capitale française est “touchée par le climat social”, à la suite du mouvement des “gilets jaunes”.

La France arrive seconde, tous secteurs confondus, pour la seconde année consécutive et prend la première place dans les catégories industrie et recherche et développement.

Lenthousiasme des investisseurs pour la France après lélection dEmmanuel Macron est toutefois retombé: ils ne sont plus que 30% à considérer que lattractivité de la France va saméliorer au cours des trois prochaines années, alors quils étaient 56% de cet avis lan dernier, selon un panel de 506 réponses obtenues au mois de janvier. Et seuls 19% envisagent de développer leur activité en France en 2019, contre 24% dans ce cas en 2018.

Pour Christophe Lecourtier, les signaux reçus des investisseurs depuis le début de lannée restent toutefois bons. Interrogés sur les “gilets jaunes”, ils “sont surtout sensibles aux conditions de sortie de la crise plutôt quaux raisons de la crise”, affirme le directeur de Business France.

Pour raviver leur optimisme, les investisseurs interrogés par EY demandent avant tout au gouvernement une “simplification administrative pour les entreprises” (à 47%), d”améliorer la compétitivité fiscale de la France” (44%), et de “poursuivre la réduction du coût du travail” (37%).

De son côté, Emmanuel Macron sest félicité dans un tweet que “la France avance”. “Nous allons poursuivre nos efforts pour attirer toujours davantage dinvestissements dans notre pays. Cest cela lesprit de Choose France”, a-t-il ajouté, en référence aux sommets organisés pour convaincre les investisseurs de se tourner vers la France.

La France avance. Nous allons poursuivre nos efforts pour attirer toujours davantage dinvestissements dans notre pays. Cest cela lesprit de #ChooseFrance. pic.twitter.com/CEZDXkqTyE

Le président du Medef Geoffroy Roux de Bezieux a, sur RTL, salué une “très bonne nouvelle”, ajoutant qu”on peut imaginer quavec le Brexit, surtout si cest un Brexit dur, ce classement ne durera pas”.