Euro de volley : A Nantes, une putain déquipe de France atomise lItalie et file en demi-finale – 20 Minutes

Euro de volley : A Nantes,  une putain déquipe de France  atomise lItalie et file en demi-finale - 20 Minutes

Euro de Volley : Plongée dans lusine à champions où 80 % des Bleus ont fait leurs armes

Incroyable de solidité et de maîtrise, léquipe de France sest logiquement imposée en quart de finale de son Euro, ce mardi, face à lItalie (25-16, 27-25, 25-14). Dans un Hall XXL de Nantes chaud bouillant, les Bleus ont décroché leur septième succès en autant de matches depuis le début de la compétition, et senvoleront pour Paris, où ils défieront la Serbie, tombeuse de lUkraine, en demi-finale.

Ils voulaient Bercy, ils auront Bercy. Invaincus depuis le début de lEuro, les Bleus ont parfaitement géré leur confrontation au sommet face à leurs meilleurs ennemis italiens, mardi, en quart de finale. Portée par un public de feu dans un hall XXL de Nantes plein à craquer, la bande à Laurent Tillie a martyrisé la troisième nation mondiale, vice-championne olympique en titre, sans concéder le moindre set. Une victoire qui ouvre à la France les portes du dernier carré de son Euro, presque déjà réussi.

Français et Italiens se retrouvent ce mardi soir. (F.Mons/LEquipe) Volley Euro (H) issu du journal Euro (H) : France-Italie, un duel XXL en quarts de finale Le quart de finale de ce mardi soir face à lItalie, au Hall XXL de Nantes, est sans filet pour les Bleus, auteurs dun sans-faute jusquici. Il décidera de la réussite ou de léchec du premier Euro organisé en France depuis plus de quarante ans. Arnaud Lecomte et Guillaume Degoulet 24 septembre 2019 à 00h05 partager Depuis deux semaines, leurs regards se croisent au rythme dun compte à rebours dans les couloirs et salles de restauration dhôtels. Ils ont partagé le même vol entre Montpellier et Nantes, les mêmes expressos au bord de la piscine de létablissement qui les accueille, dans une zone dactivités sans âme de la périphérie nantaise. Ils sont même montés sur le même ring en fin de premier tour, pour un match de dupes (victoire française, 3-1), alors quils étaient déjà qualifiés pour la phase finale.

• Le match : un récital Ceux qui sattendaient à un duel de choc entre deux des meilleures nations mondiales doivent être déçus. Ils ont eu droit à un récital tricolore dans une rencontre qui navait rien de comparable au France-Italie joué en phase de poules. Les Bleus avaient prévenu, ils voulaient leur vengeance face à une équipe qui leur a souvent fait défaut dans les grandes compétitions (2003, 2016). Portés par un Stephen Boyer exceptionnel  (9 aces), ils se sont rapidement mis dans le sens de la marche, en prenant les devants dentrée. Incapables de se montrer dangereux offensivement, les Italiens ont été étouffés  par le bloc français dans le premier set, grâce notamment à un très bon Kevin Tillie. 

 LItalie veut aller gagner une médaille, et ils seront dans cet état desprit , avertit le capitaine et passeur français, Benjamin Toniutti. Pour qui la victoire contre ces mêmes Transalpins en phase de groupe demeure un leurre. A cause du format alambiqué de la compétition – lié au fait que lEuro soit organisé par quatre nations –, les deux équipes, déjà qualifiées, se sont affrontées mercredi à Montpellier pour la première place du groupe. Et alors que lItalie a aligné son équipe type, les Bleus se sont offert une revue deffectif.  Cétait un match particulier, observe le capitaine, avec une grosse intensité, mais sans la pression de la défaite.  Mardi, cette pression sera énorme.

Euro 2019 (H) : Revivez France – Italie

Faciles, Stephen Boyer et Earvin Ngapeh ont enchaîné les diagonales quand en face, Juantorena coulait sous les assauts français. Logiquement, les hommes de Laurent Tillie ont remporté le premier set (25-16), avant dattaquer sur le même rythme dans la deuxième manche. Habiles en défense, nhésitant pas à faire durer les échanges, les Français ont pris le dessus physiquement sur les vice-champions olympiques, menant de 5 points en milieu de set (18-13). Cétait sans compter sur labnégation transalpine. Bien décidés à ne pas lâcher le morceau, les coéquipiers dun Ivan Zaytsev bien pâle mardi soir sont revenus à hauteur (22-22), soffrant même deux balles de set.

Léquipe de France – ici Kevin Tillie – vise une victoire face à son rival transalpin, pour souvrir la voie vers Paris. Sébastien Salom-Gomis / AFP Il pleut sur Nantes. Mais le cœur de léquipe de France de volley est loin dêtre chagrin.  Ça faisait longtemps quon navait pas vu la pluie, alors on a trouvé ça agréable , sest amusé le sélectionneur Laurent Tillie, après avoir laissé carte blanche à ses joueurs lundi matin. Auteurs dun parcours parfait depuis le début de leur Euro à domicile, les Bleus affrontent mardi 24 septembre lItalie en quart de finale (21 heures). Et le moral est au beau fixe avant daffronter ce  meilleur ennemi  transalpin.

Mais un service manqué, puis une faute sur une attaque, ont sauvé les Bleus, qui nont eux pas manqué loccasion de conclure (27-25). La troisième manche a été un récital. Dans un hall XXL de Nantes à tue-têtes, les coéquipiers de Benjamin Toniutti ont enchaîné les points de grande classe pour finir une Italie laminée, écœurée par la facilité avec laquelle les Bleus sexpriment à domicile. Vivement la suite. 

• Le joueur : Stephen Boyer  Meilleur joueur de léquipe de France depuis le début de lEuro, Stephen Boyer a continué sur sa lancée mardi soir. Le pointu de Vérone a martyrisé la défense italienne par ses attaques surpuissantes et sa vista au service (9 aces). Il a inscrit la bagatelle de 25 points, soit un set à lui seul. “Il a été incroyable” a réagi son coéquipier Earvin Ngapeth après le match, alors quen face, son homologue Ivan Zaytsev  na pas exsité. Le colosse d1 mètre 96 est décidément le facteur X des Bleus dans cette compétition. Sur un nuage, il est pour linstant le meilleur joueur du tournoi, et cela comptera au moment daborder les demi-finales. 

Une exceptionnelle démonstration pour atteindre le dernier carré: dans un Hall XXL en fusion, les volleyeurs français ont signé mardi à Nantes une immense performance en ridiculisant les Italiens (3-0), vice-champions olympique de Rio 2016, pour voir les demies de "leur" Euro. Après ce succès 25-16, 27-25, 25-14, les Français affronteront vendredi à Paris la Serbie, qui a dominé l'Ukraine en cinq sets, pour une place en finale. "C'est un match qui vaut son pesant de cacahuètes. Pour le passé, pour l'avenir, mais surtout pour nous-mêmes. Et que pour nous. On est bons, on est prêts. On est un collectif surtout. On est là et on va vivre intensément ce putain de match!", avait lancé le sélectionneur français Laurent Tillie dans sa causerie diffusée par la chaîne L'Equipe. Il ne pensait probablement pas que l'affaire serait pliée sans perdre le moindre set, en moins d'une heure et demie, avec une démonstration comme la France en a rarement proposée aux rivaux transalpins, groggy et sans solution. Ces dernières années, Nantes a souvent bien réussi aux équipes de France, que ce soit les Experts du handball au Mondial 2017, qui y sont passés pour le premier tour avant leur sacre, ou les handballeuses pour leur tour principal de l'Euro 2018 sur la route du doublé Mondial 2017/Euro 2018. Earvin Ngapeth, Benjamin Toniutti, Stéphen Boyer et compagnie ont perpétué cette tradition, en offrant aux 7.025 spectateurs une entame de match exceptionnelle, comme ils en ont pris l'habitude depuis le début de la compétition, étouffant les stars italiennes, avec notamment Ivan Zaytsev laissé à zéro point. Stéphen Boyer, à seulement 23 ans, a confirmé dans un match d'une très grande intensité toute l'étendue de son talent, avec trois aces en fin de première manche après avoir réussi presque tout ce qu'il a tenté à la pointe de l'attaque. Et il en a remis une couche dans le troisième set en enchaînant les aces (9 au total dans le match) pour donner une dimension totalement folle à l'exploit des Bleus, dans une ambiance de stade de foot, que La Beaujoire nantaise voisine a dû apprécier. Il a été le meilleur homme de la rencontre et de loin, avec 25 points au total, remportant son duel à distance avec Zaytsev totalement transparrent mardi.

Volley : France-Italie, suivez le quart de finale de lEuro en direct

Les Bleus ont eu chaud, très chaud dans le deuxième set. Alors que le tournant du match semblait avoir déjà eu lieu sur une incroyable défense du libéro tricolore Jénia Grebbenikov à 6-6, les hommes de Laurent Tillie sont passés près dune petite correction en fin de manche. Alors quils menaient de cinq points (18-13), ils ont laissé les Italiens revenir à hauteur, leur donnant même deux occasions de servir pour le set (25-23). Sur un bloc en solo quasi-héroïque, Julien Lyneel a dabord donné un petit sursis à ses coéquipiers, avant que Candellaro ne se manque totalement au service (25-25). Derrière, les Français assuraient et laissaient Ivan Zaytsev commettre une nouvelle faute pour mener deux sets à rien. Ils venaient de senvoler vers la victoire.

Les Bleus le savaient. Avec Zaytsev, Osmany Juantorena – considéré comme lun des meilleurs joueurs du monde – était lune des premières menaces offensives de lItalie. Laurent Tillie avait ciblé ce point fort, pour le retourner en point faible. Le sélectionneur français na pas hésité à demander à ses joueurs de servir systématiquement sur le joueur de Lube, lobligeant à défendre sur la première balle. Surchargé de réceptions, Juantorena na de fait quasiment jamais pu sexprimer en attaque, et les Français ont pu tranquillement défendre à deux ou à trois, réussissant des blocs très importants. Cette tactique a porté ses fruits dans la première manche, et permis de faire douter les Italiens dans la seconde. 

Malgré les trois balles de set contre vous lors de la deuxième manche, vous navez pas paru paniquer…Oui, cest dû à notre début de compétition qui nous a donné de la confiance. Nous sommes sûrs de notre jeu, de ce que nous voulons faire, et de comment le faire. Cela aide de faire un bon début de compétition et davancer en équipe. Plus la compétition avance et plus nous savons que nous allons traverser des moments de difficulté comme celui-ci. Le niveau des adversaires monte et cest vraiment positif cette fin de deuxième set. Même si, je vais être honnête avec vous, sur la première attaque de Zaitsev, à 25-25, je touche le ballon au bloc. Heureusement, les Italiens nont pas demandé le challenge (rires).

• Le chiffre : 10  Toujours invaincue dans la compétition avec 7 victoires en 7 matches, et un seul set concédé, léquipe de France sest qualifiée pour la 10e fois dans le dernier carré de lEuro depuis sa création en 1948. Si les Bleus restaient sur une neuvième place en 2017, ils avaient déjà atteint ce stade de la compétition en 2015, avant dêtre sacré face à la Slovénie. La France avait avant cela disputé quatre fois la finale de lEuro, en 1948, 1987, 2003 et 2009, pour autant de médailles dargent. 

Benjamin, que ressentez-vous après une telle victoire sur lItalie (3/0) en quarts de finale de lEuro ?Benjamin Toniutti : Je vais très, très bien (sourire). On ne sattend jamais à un match comme cela. Mais nous avons mis tous les ingrédients dans la préparation, dans lenvie, dans lengagement, dans la solidarité et cela a payé. Mais rien nest gagné. Cétait un premier objectif à remplir que daller à Paris disputer la demi-finale. Cest chose faite mais on a envie décrire une histoire encore plus belle dici la fin de la semaine.  

Euro de volley: la France soffre une demi-finale à Paris en balayant lItalie

Excellent depuis son retour de blessure, Earvin Ngapeth sest montré satisfait après la victoire, mais il ne sen cache pas, les Bleus en veulent plus. Ils iront à Paris pour gagner. “Lobjectif est daller plus loin. Cet Euro en France naurait servi à rien pour le volley français si on nétait pas à Bercy. Là, on va jouer une demi-finale dans cette salle, pour la première fois. On est super heureux. On va se battre et on va tout faire pour aller chercher la plus belle médaille possible”, a-t-il réagi. 

Avez-vous souvenir dun match aussi maîtrisé face à une grande nation du volley international ?Non, je ne crois pas. Je ne sais pas si nous aurons la même qualité de service jusquà la fin de la compétition mais quand on sert comme cela, cest très compliqué pour les autres équipes. Cest très positif. Maintenant, allons voir Paris !

Euro de volley : la France bat lItalie et se qualifie pour les demi-finales

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LItalie tentait bien de reprendre ses esprits mais cela ne durait quun court laps de temps (6-6). Un sauvetage phénoménal de Jenia Grebennikov, un contre monstrueux de Ngapeth et deux belles attaques de Kévin Le Roux remettaient la Botte à lenvers (9-6). Et Ngapeth, toujours sur un nuage, se faisait un malin plaisir denfoncer le couteau dans la plaie ouverte transalpine (16-11). Sauf cela ne pouvait pas être aussi simple. Il suffisait dun petit relâchement pour voir les Italiens soffrir deux balles de set venues de nulle part (22-24). Mais le roseau français pliait, sans rompre. Une, deux, puis même trois balles de set étaient sauvées avant que Zaytsev, décidément dans un mauvais soir, nexpédie deux attaques de suite dehors pour donner la manche à des Bleus qui nen demandaient pas tant (27-25).

FORMATION La quasi-totalité de léquipe de France qui dispute les quarts de finale de lEuro de volley à Nantes contre lItalie a été pouponnée au CNVB de Montpellier

Fidèles à leur tradition depuis le début de lEuro, les Bleus démarraient la rencontre le pied au plancher. Guidés par un Earvin Ngapeth au sommet de son art et auteur dun véritable récital lors du premier set, les Français ne tardaient pas à prendre lascendant sur des Italiens amorphes (7-4). Et ils nallaient pas relâcher leur étreinte pour laisser les Transalpins la tête sous leau (14-9). Une apnée prolongée. Pour ne pas dire une noyade pure et simple lorsque Stephen Boyer soffrait un moment de grâce totalement personnel avec une série de trois aces consécutifs, dégommant un à un les réceptionneurs adverses (22-13). Un ultime contre venait mettre un terme à un premier acte aux allures de cauchemar éveillé pour Ivan Zaytsev et ses petits camarades (25-16).

Benjamin Toniutti, Earvin Ngapeth, Julien Lyneel connaissent les lieux par cœur. Les chambres du Creps, la salle de musculation, lenceinte ronde… Tout ça na aucun secret pour eux. La quasi-totalité de léquipe de France (12 joueurs sur 15), qui affronte lItalie ce mercredi soir en quarts de finale des championnats dEurope de volley, a été façonnée au centre national du volley-ball (CNVB), installé au Creps de Montpellier.

Dès lors, il devenait clair que lItalie navait plus les ressources, physiques ou mentales, pour sopposer au festival hexagonal. Surtout que même le sort leur était contraire avec un énième ace de Boyer qui accrochait la bande du filet pour retomber pile dans le camp transalpin, transformé en champ de ruines (9-4). Le pointu français qui faisait se soulever la salle avec cinq aces de suite ! Cen était trop pour lItalie qui navait plus quune envie : quitter au plus vite ce Hall XXL devenu trop grand pour elle. Un souhait exaucé au terme dun troisième set aux allures de punition (25-14). Vendredi soir, à Paris, les Bleus tenteront de poursuivre leur rêve de sacre européen, face à la Serbie qui a souffert pour vaincre lUkraine en cinq sets.

Ce nest pas un hasard si les Bleus y avaient installé leur camp de base lors de la phase de poule, terminée avec cinq victoires en cinq matchs au compteur. Quand on est un jeune joueur et quon arrive ici, on sort dune structure amateure , souligne lex-international Loïc Le Marrec (140 sélections), passé par le CNVB avant de boucler la boucle comme entraîneur, une fois sa riche carrière de joueur terminée.  La première chose quon y apprend, cest quil faut travailler, car le talent ne suffit plus. Avant darriver, les joueurs sont les meilleurs de leur club ou de leur région. Mais là, ils doivent sortir de leur zone de confort, ça fait mal. Mais à la sortie, ladaptation à un groupe est assez facile.

Fondé en 1983 par le président de la Fédération française de volley, Jacques Shaw, le CNVB fut la première structure en Europe consacrée aux jeunes. Une usine à champions : 90 %des joueurs en sortent avec un contrat professionnel en poche. Il y a déjà un écrémage à la base, puisque ce sont les meilleurs qui sont repérés, souligne le central Nicolas Le Goff, qui a fait ses armes au CNVB. Ensuite, on vit volley, avec les cours à côté. On a toutes les facilités pour travailler et progresser. A 17, 18 ans, le rythme et lhygiène de vie sont ceux dun professionnel. Il y a de la rigueur, cest primordial à cet âge-là.

Paris va pouvoir vibrer pour les Bleus. Léquipe de France masculine de volley a obtenu mardi soir son ticket pour la demi-finale de lEuro 2019 prévue vendredi à lAccorHotels Arena (20h45). Pour cela, les Tricolores ont balayé lItalie, vice-championne olympique, en trois sets à Nantes (25-16, 27-25, 25-14).

Cet été, une dizaine déléments ont quitté le pôle, trois ou quatre ans après y être entrés. Tous ont été recrutés en Ligue A ou Ligue B. Cest un centre dexcellence , détaille Laurent Tillie, le sélectionneur des Bleus, qui loue le bon relais vers le championnat français, un peu moins fort que certains de ses homologues étrangers, ce qui permet de donner du temps de jeu aux jeunes. Lintégration dune équipe du CNVB en Ligue B en 2018-2019 (et une autre en élite amateur) a accéléré la formation des élèves . Ils croisent des joueurs plus aguerris, reprend Loïc Le Marrec. Les résultats nont pas été forcément ceux escomptés, avec notamment beaucoup de défaites au tie-break. Mais cette expérience va les aider à progresser.

En attendant, pour certains dentre eux, de défendre à leur tour le maillot bleu. Comme le font leurs aînés, auteurs jusquà présent dun sans-faute dans  leur  Euro.