INTERNATIONAL. Offensive turque en Syrie : la France va saisir le Conseil de sécurité de lONU – Le Progrès

INTERNATIONAL. Offensive turque en Syrie : la France va saisir le Conseil de sécurité de l\ONU - Le Progrès

Offensive de la Turquie en Syrie : “Je suis éberlué. Il faut sinterposer”, réagit le député LFI Eric Coquerel

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé le lancement dune offensive dans le nord-est du pays, sous contrôle kurde. Le Conseil de sécurité de lONU se réunira en urgence jeudi.

La perspective était imminente. La Turquie a lancé mercredi 9 octobre, comme elle sy était engagée, son offensive contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie, alliées des Occidentaux dans la lutte antidjihadistes, faisant fi des mises en garde internationales. Loffensive a provoqué un tollé international. Le Conseil de sécurité de lONU se réunira en urgence jeudi.

Les États-Unis vont-ils retirer leurs troupes stationnées à la frontière entre la Turquie et la Syrie ? C’est ce qu’avait initialement annoncé Donald Trump, dimanche, avant de finalement revenir sur ses pas quelques heures plus tard. Un retrait américain de la zone n’est en effet pas sans risques. Après l'annonce de retrait du président américain, Recep Tayyip Erdogan avait menacé d’attaquer militairement la Syrie. "Il est absolument hors de question pour nous de tolérer plus longtemps les menaces provenant de ces groupes terroristes", avait indiqué le président turc, en référence aux forces kurdes de Syrie, qu’il considère comme un groupe "terroriste", mais qui étaient en première ligne pour combattre le groupe djihadiste État Islamique. L'ONU s'était alors inquiétée, "se préparant au pire", tandis que Donald Trump menaçait "d'anéantir complètement l'économie de la Turquie" en cas d'attaque turque qui "dépasserait les bornes", selon un tweet du locataire de la Maison Blanche.

La Turquie  paiera un prix économique fort  si son offensive en Syrie est  injuste , a réagi mercredi le président américain, Donald Trump, tout en espérant que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, agira de manière  rationnelle . En début de semaine, cest pourtant le retrait des troupes américaines de secteurs frontaliers en Syrie et les déclarations contradictoires de la Maison Blanche qui ont ouvert la voie à loffensive.

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Loffensive a été annoncée par le président turc, Recep Tayyip Erdogan, dont lobjectif est déloigner de la frontière la puissante milice kurde syrienne des Unités de protection du peuple (YPG).  Les Forces armées turques et lArmée nationale syrienne [des rebelles syriens soutenus par Ankara] ont débuté lopération Source de paix dans le nord de la Syrie , a annoncé M. Erdogan sur Twitter.

Karim Pakzad : Il y a plusieurs raisons à cela. Malgré les défauts qu’il pourrait avoir, Donald Trump n’est pas un "va-t-en guerre". Que ce soit sur la Corée du Nord, l’Afghanistan, sur l’Iran, ou sur la Syrie, il a montré qu’il ne privilégiait pas une solution militaire. Mais Donald Trump est quelqu’un d’inconséquent. Ses décisions sur des sujets extrêmement importants et compliqués sont prises sur un coup de tête. Dimanche, il fait un tweet annonçant le retrait des troupes américaines, et le lendemain, il en fait un autre tout à fait contradictoire. Il fait des annonces sans consultation avec son état-major politique ou militaire. Ensuite, des éléments remontent, demandant au président américain de faire attention, et Donald Trump prend finalement une décision contraire. Son inconséquence met le monde dans une situation inconfortable.

Lopération doit permettre la création dune  zone de sécurité  destinée à séparer la frontière turque des positions kurdes et accueillir des réfugiés, a-t-il encore déclaré. Le ministère turc de la défense a assuré que tout était fait pour éviter les pertes civiles.

Karim Pakzad : Dans cette partie de la Syrie, la stabilité serait effectivement menacée, car la présence américaine empêche la Turquie de mener une offensive contre les Kurdes. Une éventuelle invasion de la Turquie menacerait la stabilité dans l’ensemble de la Syrie, donc la présence américaine permet de l’empêcher. Mais contrairement à ce que l’on pense, c’est parfois la présence américaine qui créée l’instabilité. En Irak ou en Afghanistan, tout le monde est opposé à la présence américaine. Elle est considérée comme une menace.

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Alliées aux Occidentaux dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI), les YPG sont considérées par Ankara comme une organisation  terroriste , pour leurs liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Loffensive de la Turquie est la troisième en Syrie depuis 2016. Elle ouvre un nouveau front dans un conflit qui a fait plus de 370 000 morts et des millions de déplacés depuis 2011.

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Mercredi, des régions voisines de la Turquie, notamment les zones de Tal Abyad et de Ras Al-Aïn, ont été bombardées par laviation et lartillerie turques. Loffensive a fait quinze morts, dont huit civils, a annoncé lObservatoire syrien des droits de lhomme (OSDH), ajoutant que des  milliers de déplacés  fuyaient les zones bombardées.

Nous nous sommes retrouvés face aux États-Unis qui disent: “entrez évidemment, mais nopérez-pas sur tous les 480 km, mais seulement sur certaines parties, dans les limites des coordonnées bien définies, tout en respectant les conditions qui suivent: ne tirez pas sur celui-ci, ne tirez pas sur celui-là. Cest à nous de définir les règles dengagement dans le combat”, confie M.Erozan.

A Ras Al-Aïn, un correspondant de lAgence France-Presse a entendu une forte explosion et vu sélever de la fumée tout près de la frontière, ajoutant que des avions survolaient le secteur. Il a fait état de tirs dartillerie visant en continu la ville et provoquant la fuite de dizaines de civils à bord de motos et de voitures, parfois même à pied, tirant des valises et des sacs de voyage bourrés daffaires.

La Turquie a lancé une opération militaire en Syrie, alors que, comme la précisé le Président états-unien, les 50 à 100 soldats américains déployés dans le nord de la Syrie nont pas été retirés du pays, mais seulement redéployés des secteurs proches de la frontière turque vers des zones plus sûres. Les États-Unis ont aussi exclu la Turquie des opérations aériennes en Syrie.

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Dans la soirée, loffensive terrestre a été lancée en direction de la ville de Tal Abyad, contrôlée par les YPG. Des militaires turcs et leurs supplétifs syriens ont pénétré dans le nord-est de la Syrie, a fait savoir le ministère turc de la défense. Equipés de lance-roquettes, des combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes dominée par les YPG, se sont déployés dans la ville, selon le correspondant de lAFP.

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Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), ont affirmé mercredi soir avoir  repoussé  loffensive turque sur la frontière nord de la Syrie.

Il subit une énorme pression des militaires américains et de ses meilleurs amis républicains. Notamment un sénateur qui a toute sa confiance et qui lui dit quabandonner les Kurdes serait une tache sur lhonneur de lAmérique. Les Kurdes qui ont fait lessentiel du travail au sol pour battre Daesh et reprendre Raqqa, leur capital.

Le déclenchement de loffensive a été fermement condamné par plusieurs pays qui craignent un chaos susceptible douvrir la voie à un retour en force de lEI, et qui fait planer lincertitude sur le sort des djihadistes prisonniers des YPG. Le porte-parole de M. Erdogan, Ibrahim Kalin, a appelé les pays européens à  reprendre  leurs ressortissants ayant intégré lEI et aujourdhui détenus par les forces kurdes.

Mais finalement hier soir, les militaires français ont été rassurés. Ils ont appris que larmée américaine venait de débrancher larmée turque de la coordination aérienne. Les avions turcs ne peuvent plus survoler le nord de la Syrie, et nont plus accès aux renseignements de la coalition. 

Le président en exercice du Conseil de sécurité de lONU, lambassadeur sud-africain Jerry Matthews Matjila a, quant à lui, appelé la Turquie à  épargner les civils  et à  exercer un maximum de retenue  dans ses opérations militaires en Syrie.

Trump fait encore un tweet pour dire en substance que lAmérique en a marre dêtre le gendarme du monde. Que la Turquie, lEurope, lIran, lIrak, nont quà se débrouiller. Dans un autre tweet, il affirme que les Kurdes ont reçu énormément dargent. Autrement dit, nous sommes quittes. 

Une réunion en urgence et à huis clos du Conseil de sécurité de lONU a été demandée jeudi par la Belgique, la France, lAllemagne, la Pologne et le Royaume-Uni, a-t-on appris de sources diplomatiques. La rencontre, en fin de matinée, interviendra dans la foulée de consultations à huis clos du Conseil de sécurité sur la Colombie, selon les mêmes sources.

 Je condamne lopération unilatérale lancée par la Turquie en Syrie , a déclaré mercredi soir le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, ajoutant :  Elle doit cesser.  Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a lui aussi exigé larrêt de loffensive.

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LAllemagne a estimé que lopération risquait  de provoquer une résurgence  de lEI et Londres a dit sa  sérieuse préoccupation . Le secrétaire général de lOTAN, Jens Stoltenberg, a, quant à lui, appelé mercredi la Turquie à la  retenue  et à ne  pas compromettre les succès réalisés  contre le groupe Etat islamique.

Voilà plusieurs années, déjà, quErdogan demandait létablissement dune zone tampon pour contenir les forces armées kurdes à sa frontière. Une proposition longtemps rejetée par Washington. Cest en effet sur cette même portion de territoire contrôlée par les Forces démocratiques syriennes (FDS, dont font partie les YPG), acteurs incontournables du combat anti-Daech appuyés par les États-Unis, que les soldats américains avaient maintenu une présence après la chute des derniers bastions djihadistes.

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LEgypte a pour sa part jugé cette  attaque inacceptable  et Ryad a condamné  lagression  de la Turquie en Syrie. Lémir du Qatar, Tamim Bin Hamad Al Thani, sest de son côté entretenu par téléphone avec M. Erdogan, dont il est proche, pour  évoquer le renforcement des relations entre les deux pays  et  discuter de lévolution des événements en Syrie , a annoncé lagence de presse officielle qatarie QNA.

Lobjectif, affiché depuis longtemps par Ankara, est double: éviter la création en Syrie dune région autonome kurde contrôlée par un parti frère des rebelles armés du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan, considéré comme terroriste) et mettre en place une zone de sécurité pour encourager le retour des réfugiés syriens dans leur pays.

Le président irakien Barham Saleh a affirmé, pour sa part, que loffensive militaire turque contre des forces kurdes en Syrie voisine allait causer  des souffrances humanitaires  et  renforcer les groupes terroristes , alors que Bagdad sest déclaré vainqueur des jihadistes il y a moins de deux ans.

Le président américain, Donald Trump, a semblé donner son accord dimanche pour une telle opération, avant de nuancer ses propos et dassurer que Washington navait  pas abandonné les Kurdes , qui ont joué un rôle crucial dans la défaite militaire de lEI.

Washington, qui sest longtemps appuyé sur les Kurdes en Syrie, a annoncé le 6 octobre dans un communiqué que la Turquie sapprêtait à «mettre en œuvre son opération [militaire] prévue de longue date dans le nord de la Syrie», dirigée principalement contre les forces kurdes considérées comme terroristes par Ankara. Dans ce communiqué, Washington affirmait également que les forces militaires américaines ne seraient pas dans la zone dopération de larmée turque.

Si les Occidentaux louent le rôle des YPG dans la bataille contre lEI, Ankara considère ces combattants kurdes comme une menace à sa sécurité en raison de leurs liens avec le PKK, qui livre une guérilla sur le sol turc.

Depuis le Kazakhstan, Sergueï Lavrov sest exprimé ce 9 octobre sur la situation en Syrie, où Washington a annoncé un retrait de ses troupes alors que la Turquie sapprête à intervenir contre les forces kurdes, traditionnellement alliées des Etats-Unis. Afin de désamorcer les tensions dans le nord-est du pays, le ministre russe des Affaires étrangères a appelé à un dialogue entre les Kurdes et les autorités syriennes, soulignant limportance de préserver lintégrité du territoire syrien.

Quelques heures avant le début de loffensive, les Kurdes de Syrie, confrontés aux atermoiements de leur allié américain, avaient décrété une  mobilisation générale  des habitants de la région, tout en appelant Moscou à intervenir pour faciliter le dialogue avec le régime de Damas.

De son côté, le pouvoir de Bachar Al-Assad sest engagé à  contrecarrer toute agression  de la Turquie, se disant prêt à  accueillir dans son giron  la minorité kurde. Longtemps marginalisés et victimes des discriminations du pouvoir central, les Kurdes ont réussi à instaurer une autonomie de facto dans le nord-est de la Syrie à la faveur du conflit qui ravage ce pays depuis 2011.

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Au moins 15 personnes, dont 8 civils, ont été tuées mercredi au cours de loffensive turque contre les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie, a indiqué lObservatoire syrien des droits de lHomme (OSDH).      Parmi les victimes, deux sont mortes lors de tirs dartillerie contre la ville de Qamichli, une ville majoritairement kurde, a précisé lOSDH, qui avait préalablement annoncé un bilan total de 11 personnes tuées. Selon lOSDH qui dispose dun vaste réseau de sources en Syrie, 40 personnes ont également été blessées lors de loffensive turque.      Des régions voisines de la Turquie, notamment les zones de Tal Abyad et de Ras al-Aïn, ont été bombardées par laviation et lartillerie turques, une opération annoncée mercredi par le président turc Recep Tayyip Erdogan dont lobjectif est déloigner de la frontière la puissante milice kurde syrienne des Unités de protection du peuple (YPG).      “Les Forces armées turques et lArmée nationale syrienne (des rebelles syriens soutenus par Ankara, NDLR) ont débuté lopération +Source de paix+ dans le nord de la Syrie”, a annoncé le président turc sur Twitter.

Syrie: Trump assure que les États-Unis nont pas abandonné les Kurdes face aux Turcs

Dimanche, Donald Trump a paru donner son feu vert à une telle opération, avant de nuancer ses propos et dassurer que Washington navait “pas abandonné les Kurdes”. Il a assuré mercredi que loffensive turque était une “mauvaise idée”.      Lopération turque doit permettre la création dune “zone de sécurité” destinée à séparer la frontière turque des positions kurdes et accueillir des réfugiés, a assuré Recep Tayyip Erdogan. Le ministère turc de la Défense a assuré que tout était fait pour éviter les pertes civiles.      Alliées aux Occidentaux dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI), les YPG sont considérées par Ankara comme une organisation “terroriste”, pour leurs liens avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).      Loffensive de la Turquie est la troisième en Syrie depuis 2016. Elle ouvre un nouveau front dans un conflit qui a fait plus de 370.000 morts et des millions de déplacés depuis 2011.