Devant treize cercueils de retour du Mali, la France en deuil – Ouest-France

Devant treize cercueils de retour du Mali, la France en deuil - Ouest-France

Militaires tués au Mali : les corps des 13 soldats sont arrivés en France

Un hommage doit leur être rendu lundi 2 décembre aux Invalides. Ils sont morts le 25 novembre dans la collision de deux hélicoptères lors dune opération contre des jihadistes au Sahel.

Les corps des 13 militaires tués dans la collision de deux hélicoptères lors dune opération contre des jihadistes lundi au Mali sont arrivés en France, a annoncé dimanche létat-major des armées.

Dans une tribune publiée dimanche dans le JDD, le patron de LFI a jugé “indispensable de définir les moyens” pour “ramener vite à la maison” les forces françaises déployées au Sahel. Tout en reconnaissant quun retrait immédiat des 4500 militaires de Barkhane est “impossible”, il a réclamé une “nouvelle attitude”, une réflexion sur “les impasses” de la situation actuelle au Mali, et “une autre relation avec les peuples dAfrique”.

"Les corps sont en France", a déclaré à lAFP le porte-parole de létat-major, Frédéric Barbry, sans autres précisions, en soulignant que lheure était au "temps des familles" avant lhommage national qui leur sera rendu lundi aux Invalides à Paris.

Toute la semaine, le gouvernement français a répété que laction militaire antijihadiste de la France, engagée dans la région depuis 2013, était “indispensable” et nécessaire à la sécurité non seulement de la zone, mais aussi de lEurope. Le combat de la France au Sahel “relève du temps long”, a réitéré dimanche la ministre des Armées Florence Parly dans un entretien au JDD.

Les corps des 13 militaires tués au Mali sont arrivés en France avant lhommage national de ce lundi

Leurs compagnons darmes au Mali leur ont rendu un dernier hommage sur la base de Gao, avant que le gros porteur transportant les 13 cercueils ne décolle pour la France.

"Gao, dernier adieu à nos camarades, morts pour la France au Mali", a twitté létat-major des armées, dans un message accompagné dune photo montrant la cérémonie de levée des corps, au coucher du soleil.

Sept appartenaient au 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau (sud-ouest), quatre au 4e régiment de chasseurs de Gap (sud-est), un au 93e régiment d’artillerie de montagne de Varces (sud-est) et un au 2e Régiment étranger de génie de Saint-Christol (sud).

Tous leurs frères darmes, alignés sur la base, ont fait le salut militaire au passage des cercueils avant quils nempruntent la rampe pour sengouffrer dans le cargo, selon dautres photos diffusées par létat-major.

La collision qui a coûté la vie à 13 soldats français impliquait un hélicoptère de combat Tigre et un Cougar de transport. AFP – Michele Cattani Publié le 01/12/2019 à 14:29 Défense – Armée, France – Monde, International lessentiel Les corps des 13 militaires français morts au Mali ont été rapatriés et sont arrivés dimanche en France. Les soldats avaient trouvé la mort, lundi, dans la collision de deux hélicoptères lors d'une opération contre des djihadistes au Mali. Les corps des 13 militaires morts au Mali lundi sont arrivés en France, ce dimanche. Le porte-parole de l'état-major, Frédéric Barbry, a souligné que l'heure était au "temps des familles". En marge des rassemblements dans les villes d'origine des soldats, un hommage national leur sera rendu lundi 2 décembre aux Invalides à Paris.

Les cercueils étaient recouverts du drapeau aux couleurs de la France. Un soldat brandissait un étendard portant la mention "Opération Barkhane", du nom de lopération française antijidiste au Sahel.

Les 13 militaires ont trouvé la mort dans la collision entre un hélicoptère de combat Tigre et un Cougar de transport de commandos lors d'une opération antiterroriste. La branche ouest-africaine de l’organisation EI, l’Etat islamique-Province d’Afrique de l’Ouest (Iswap) avait tenté de revendiquer la mort des soldats français dans un communiqué. Une information fausse et opportuniste rapidement démentie par le général François Lecointre, chef d’état-major des armées françaises.

Les deux appareils, un hélicoptère de combat Tigre et un Cougar de transport de commandos, sont entrés en collision durant une opération de combat contre des jihadistes.

La mort des 13 militaires, tués lundi dernier dans la collision entre un hélicoptère de combat Tigre et un Cougar de transport de commandos lors dune opération contre des jihadistes, a créé un énorme choc en France, où larmée navait pas enregistré de telle perte depuis lattentat contre le QG français Drakkar à Beyrouth en 1983 (58 morts). Elle a également relancé les questions autour de lengagement français au Sahel, où la situation sécuritaire ne cesse de saggraver, même si seule La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon réclame ouvertement le retour des troupes. Dans une tribune publiée hier dans le Journal du Dimanche, le patron de LFI a jugé  indispensable de définir les moyens  pour  ramener vite à la maison  les forces françaises déployées au Sahel. Tout en reconnaissant quun retrait immédiat des 4 500 militaires de Barkhane est  impossible , il a réclamé une  nouvelle attitude , une réflexion sur  les impasses  de la situation actuelle au Mali, et  une autre relation avec les peuples dAfrique . Ramener les troupes au pays,  cest ce que Donald Trump fait dans le monde entier avec les conséquences quon connaît , a rétorqué le patron de LREM Stanislas Guérini sur France 3.  Si la France sen va du Mali, cest potentiellement la dislocation du continent africain qui poursuivra son œuvre. Il faut y rester , a jugé de son côté Valérie Pécresse (Libres ! ex-LR) sur la chaîne BFMTV.

La perte de 13 militaires est une des plus grandes pour larmée française depuis lattentat contre le QG français Drakkar à Beyrouth en 1983, qui avait fait 58 morts.

Les corps des treize militaires français tués accidentellement au Mali sont arrivés en France où un hommage national leur sera rendu aujourdhui, dans un contexte de réflexions et dinterrogations croissantes sur lengagement militaire de la France au Sahel.  Les corps sont en France , a déclaré le porte-parole de létat-major, Frédéric Barbry, soulignant que lheure était au  temps des familles  avant lhommage national qui leur sera rendu aujourdhui aux Invalides à Paris, en présence du chef de lÉtat. Avant le départ vers la France du gros-porteur transportant les 13 cercueils, leurs compagnons darmes au Mali leur avaient rendu un dernier hommage sur la base de Gao. Létat-major des armées a twitté hier une photo montrant la cérémonie de levée des corps, au coucher du soleil.