La superbe roucoulette au buzzer de Valter Chrintz contre Montpellier

Battu à la dernière seconde par Kristianstad (30-31), Montpellier a vécu une nouvelle journée frustrante et décevante, dans la droite ligne de son début de saison européen. Patrice Canayer, le manager général du club, n’a pas mâché ses mots à l’issue de la rencontre en qualifiant “d’échec” la campagne européenne de son équipe.

Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas pour le MHB. Sacré à Cologne en mai dernier à l’issue d’une année faste, Montpellier n’est que l’ombre de lui-même depuis le début de saison en Ligue des Champions. Avant de recevoir Kristianstad dimanche, les héraultais avaient encore l’espoir de réaliser un sans-faute dans la dernière ligne droite de la phase de poules et ainsi rehausser leur bilan. Montpellier a grillé une cartouche en s’inclinant d’un but (30-31) face aux suédois. Forcément rageant après avoir compté jusqu’à trois longueurs d’avance en seconde période.

Patrice Canayer n’a pas manié la langue de bois à l’issue de cette 7ème défaite en Ligue des Champions cette saison. “Le bilan de notre Ligue des champions est un véritable échec, reconnaît-il sur le site du club. Le MHB, l’institution se porte bien. Pour l’équipe et le staff, cette défaite est un échec cruel. Cet échec s’apparente à une faute, on est désolés auprès de tous ceux qui nous soutiennent. Il faut qu’on soit suffisamment fort pour assumer cet échec. C’est l’échec d’une équipe et d’un staff. Pas celle du club.”

Si Valentin Porte s’est quant à lui dit “abasourdi” par la campagne européenne du MHB, il reste encore 5 matches pour sauver l’honneur du club en Ligue des Champions cette saison : des déplacements à Veszprem, Kielce et au Vardar, ainsi que les réceptions de Brest et de Barcelone.

En s’inclinant à la dernière seconde face aux Suédois de Kristianstad, Montpellier a hypothéqué ses chances de qualification (30:31). Il faudra désormais aller chercher des exploits pour espérer accrocher un huitième de finale…

Du haut de ses 18 ans, le gaucher Walter Chrintz a fait tomber le ciel sur la tête des joueurs de Montpellier. Avec sa roucoulette sans angle, à la dernière seconde, il a permis à son équipe de Kristianstad de repartir de France avec deux points et, comble pour le MHB, le goal-average particulier entre les deux équipes. Ce soir, les Héraultais pointent à la dernière place du groupe A, deux longueurs derrière les Suédois et le Meshkov Brest. Ils ont bien eu l’occasion de tuer le match en milieu de seconde période, quand ils possédaient trois buts d’avance, mais ils ont failli, défensivement mais aussi à la finition, face à un Léo Larsson qui les aura fait souffrir. “L’an dernier, on a vécu un truc super, avec beaucoup de réussite. Cette année, tout va dans l’autre sens” résumait Melvyn Richardson au micro de beIN Sports. Le gaucher aura été, comme souvent, exempt de tout reproche, avec ses onze buts. Ses coéquipiers de la base arrière n’auront pas lésiné sur les moyens non plus, Porte et Truchanovicius trouvant les filets à six reprises. Mais Montpellier, qu’on a cru lancé en milieu de second acte, a baissé pavillon avec la sortie sur blessure (cheville) de Michaël Guigou.

Mais, au moment de ce coup dur, Montpellier avait déjà commencé à donner des signes de faiblesse derrière. Le pivot Arnar Arnasson a fait ce qu’il voulait, ou presque, dans la charnière centrale, l’arrière droit Nielsen n’a jamais été inquiété sur ses tirs de loin. Et les gardiens, derrière, n’ont pas réussi à sortir d’exploit. Même sur le dernier tir décisif. Pourtant, on ne peut s’empêcher qu’il y avait la place de faire mieux, beaucoup mieux…”Le problème, ce n’est pas la fin, c’est ce qui se passe avant. Le scénario n’est même pas cruel, il est horrible, mais si on n’est pas capable de battre cette équipe, on n’a rien à faire en huitième” assénait le capitaine Valentin Porte. Pour Montpellier, cette défaite complique sérieusement les choses. Les hommes de Patrice Canayer n’ont plus leur sort entre leurs mains. Trois déplacements (Veszprem, Kielce, Vardar) et deux matchs à domicile (Brest et Barcelone), autant d’occasions de prendre encore quelques points. Sauf que désormais, sauf contre Brest à la maison, on parlera surtout d’exploit. Au vu de l’irrégularité de cette équipe depuis le début de la saison, elle serait bien capable d’en faire un ou deux. Mais il va falloir pousser fort pour inverser le sens de la roue du destin…