À Montpellier, les gilets jaunes appellent à rejoindre la grève du 5 décembre – Le Figaro

À Montpellier, les gilets jaunes appellent à rejoindre la grève du 5 décembre - Le Figaro

Lassemblée des gilets jaunes appelle à rejoindre la grève du 5 décembre

A lapproche des “un an” du début de la contestation des gilets jaunes, 600 représentants du mouvement sont réunis ce week-end à Montpellier afin de discuter de lavenir de la mobilisation. Dans le cadre de cette “assemblée des assemblées”, où les propositions sont votées à main levée, de nombreux sujets sont évoqués: “Comment renouer les liens avec la population, la question de la répression, la question des autres mouvements écologiques et sociaux”, explique Lewis, un participant.

Chacun représente une délégation ou les gilets jaunes dun rond point et la conciliation des multiplies sensibilités politiques présentes rend lunanimité difficile à obtenir. “Cest compliqué parce que lon veut tout reconstruire” reconnaît ainsi Christine, au micro de BFMTV.

 Le 5 décembre est une date importante que nous attendons tous depuis très longtemps , a réagi Séverine 54 ans, une des Gilets jaunes.  Notre mouvement est parti de la base et nous avons impulsé une radicalité pour que les gens ne se laissent pas faire , a-t-elle poursuivi.

Après une baisse de la mobilisation ces derniers mois, les gilets jaunes comptent bien profiter de ce premier anniversaire, le 17 novembre prochain, pour relancer le mouvement. Ils misent par ailleurs sur la grève du 5 décembre prochain pour revenir sur le devant de la scène, même si la question de la convergence des luttes fait débat.

Depuis vendredi et jusquà dimanche, quelque 600 Gilets jaunes représentant 200 délégations de ronds-points sont réunis dans un musée désaffecté de Montpellier, pour évoquer la suite de leur mouvement, presque un an après le début de leur mobilisation, le 17 novembre 2018.

“La convergence, cest avec les syndiqués mais le problème, ce sont les directions syndicales qui nont pas obtenu grand chose ces dernières années. Ce sont des professionnels de lindignation et on ne peut pas espérer grand chose à mon avis de personnes qui vivent de lindignation et de la pauvreté de leurs semblables”, estime Frank, lun des organisateurs de lassemblée.

Les gilets jaunes ont encore quinze jours pour se mettre daccord sur la forme que prendra leur premier anniversaire. Actions coup de poing, blocages ou manifestations en centre-ville, les discussions sont toujours en cours et font lobjet de vives préoccupations au sein du gouvernement.

 Lheure est à la convergence avec le monde du travail et son maillage de milliers de syndicalistes qui, comme nous, nacceptent pas , ont-ils également précisé dans un communiqué de presse. La Confédération générale du travail (CGT), Force ouvrière (FO), la Fédération syndicale unitaire (FSU) et Solidaires organisent  une première journée  de grève interprofessionnelle le 5 décembre contre la réforme des retraites, rejoignant plusieurs syndicats de la RATP et de la SNCF.

“Il y a une inquiétude au sein du gouvernement que cet anniversaire ravive le souvenir de la force et de la spontanéité du mouvement et que ce 17 novembre 2019 serve de nouveau déclencheur pour une reprise de la contestation”, analyse Jérémy Brossard, rédacteur en chef adjoint du service politique de BFMTV. 

Trouver quelque chose de marquant pour le premier anniversaire. M. E. / M. E. Publié le 03/11/2019 à 09:32 / Modifié le 03/11/2019 à 09:32 Sabonner 17 commentaires — partages Partager sur Social, Montpellier Les délégués des ronds-points sont réunis à Montpellier pour réfléchir à la suite de leur mouvement lancé le 17 novembre 2018. Ils sont venus de Grenoble, de Lille, du Tarn ou encore de la région parisienne. Quelque 600 “gilets jaunes” représentant environ 200 délégations des ronds-points sont réunis, depuis vendredi, dans les locaux désaffectés d’Agropolis Museum à Montpellier pour "réfléchir à la suite du mouvement". Les échanges de cette Assemblée des assemblées (Ada) doivent se poursuivre jusqu’à ce dimanche soir.

Montpellier : 500 gilets jaunes sont réunis à Agropolis pour la grande assemblée

Car malgré les 17 milliards deuros annoncés pour répondre à la crise, lexécutif sait que les raisons de la colère sont toujours là : le sentiment de déclassement dune partie de la population, le sentiment que le travail ne paye pas, un sentiment dune France à deux vitesses, dinjustice sociale et de fracture territoriale.

"L’Ada n’est pas représentative de l’ensemble du mouvement car tout le monde n’y participe pas mais pour autant on y retrouve toute la diversité du mouvement, précise Christophe Chapuis, le référent média de cette assemblée. Nous avons débuté dans un contexte de très forte répression avec un sentiment d’urgence pour régler les problèmes. Maintenant, on attend que les gens s’expriment et on est là pour rendre visible tout ce qui sera dit. À partir du moment où il y a ces expressions et que l’on fait apparaître des points d’accord nets, on imagine que les groupes locaux vont travailler à mettre en place des choses."

“Le terreau est toujours là, il est explosif. Il suffirait dune étincelle pour que tout reparte”, prévient le journaliste.

Lancien musée de lAgropolis ressemble à une soucoupe volante fatiguée. La mairie de Montpellier nayant pas donné de salle, cest dans ce grand squat que près de deux cents délégations de  gilets jaunes  se sont réunies du vendredi 1er au dimanche 3 novembre pour envisager les suites dun mouvement qui va fêter son premier anniversaire dans quelques jours.

Les gilets jaunes réunis depuis vendredi dans leur “Assemblée des assemblées” à Montpellier ont voté ce dimanche une proposition pour rejoindre la grève du 5 décembre contre la réforme des retraites. Depuis vendredi et jusquà dimanche, quelque 600 gilets jaunes représentant 200 délégations de ronds-points sont réunis dans un musée désaffecté de Montpellier, pour évoquer la suite de leur mouvement, presque un an après le début de leur mobilisation, le 17 novembre 2018. 

“Lheure est à la convergence avec le monde du travail et son maillage de milliers de syndicalistes qui, comme nous, nacceptent pas”, ont-ils également précisé dans un communiqué de presse.

Des débats où chacun peut exprimer ses idées Midi Libre / MICHAEL ESDOURRUBAILH / Midi Libre Publié le 02/11/2019 à 18:44 / Modifié le 02/11/2019 à 19:12 Sabonner 23 commentaires — partages Partager sur Social, Montpellier L'assemblée des assemblées (ADA) des gilets jaunes se tient jusqu'à dimanche dans l'ex musée désaffecté d'Agropolis, squatté pour l'occasion faute de local prêté. Environ 500 gilets jaunes venus de toute la France débattent sur la suite à donner au mouvement.  C'est la quatrième Ada depuis le début de la contestation. Sur des thématiques diverses et variées actions, médias, visibilité, mobilisation, répression etc.. les délégations locales de gilets jaunes venues de toute la France, environ 500 personnes, débattent depuis vendredi sur l'avenir du mouvement.

La CGT, FO, la FSU et Solidaires organisent “une première journée” de grève interprofessionnelle le 5 décembre contre la réforme des retraites, rejoignant plusieurs syndicats de la RATP – dont la CFE-CGC – et de la SNCF. “LAssemblée des assemblées de Montpellier appelle les gilets jaunes à être au coeur de ce mouvement, avec leurs propres revendications et aspirations, sur leurs lieux de travail ou sur leurs ronds-points, avec leurs gilets bien visibles!”, poursuit le communiqué.

Dès dimanche matin, une dernière restitution des débats "hors presse" fera état des avancées de l'ADA, selon toute vraisemblance sera abordé la question du premier anniversaire du mouvement le 17 novembre prochain, "il faut s’attendre à une multiplicité des actions, mais chaque assemblée locale est souveraine et responsable de ses actes", souligne Franck co-organisateur local. Les futures élections municipales devraient également être à l'ordre du jour. 

“Le 5 décembre est une date importante que nous attendons tous depuis très longtemps”, a réagi Séverine 54 ans, une des gilets jaunes. “Notre mouvement est parti de la base et nous avons impulsé une radicalité pour que les gens ne se laissent pas faire”, a-t-elle poursuivi. Les gilets jaunes ont également annoncé que la prochaine “Assemblée des assemblées” se tiendra à Toulouse, à une date pour linstant encore indéterminée.