À Montpellier, les gilets jaunes engagent de nouvelles pistes de mobilisation – Journal La Croix

À Montpellier, les gilets jaunes engagent de nouvelles pistes de mobilisation - Journal La Croix

Mâcon | Une répétition des Gilets jaunes avant le 17 novembre

A Paris, quelques centaines de  gilets jaunes  ont défilé entre la place dItalie et la gare du Nord. La marche, accompagnée dun important dispositif policier, sest déroulée sans incident.

Plusieurs centaines de  gilets jaunes  ont défilé samedi 2 novembre dans plusieurs villes de France, pour leur 51e samedi de mobilisation, alors que leur  Assemblée des assemblées  destinée à discuter de lavenir du mouvement, se tenait à Montpellier.

Lancien musée de lAgropolis ressemble à une soucoupe volante fatiguée. La mairie de Montpellier nayant pas donné de salle, cest dans ce grand squat que près de deux cents délégations de  gilets jaunes  se sont réunies du vendredi 1er au dimanche 3 novembre pour envisager les suites dun mouvement qui va fêter son premier anniversaire dans quelques jours.

La date du 17 novembre – qui a vu naître la première manifestation de  gilets jaunes  il y a un an – est au cœur des discussions de cette quatrième  Assemblée des assemblées , qui a débuté vendredi et dure jusquà dimanche dans la capitale héraultaise.

Quelque six cents  gilets jaunes  ont convergé ce week-end à Montpellier pour la quatrième  Assemblée des assemblées . À la veille de fêter son premier anniversaire, le mouvement cherche à se réinventer pour durer.

Ce samedi cependant, la mobilisation a été relativement faible : à Paris, quelques centaines de  gilets jaunes  ont défilé entre la place dItalie et la gare du Nord, où ils sont arrivés à 16 heures. La marche sest déroulée sans incident, accompagnée dun important dispositif policier, comme cest désormais le cas à chaque fois pour les rassemblements parisiens. Les manifestants ont repris les slogans habituels visant Emmanuel Macron ou la police et certains tenaient des banderoles faisant référence au Chili, où un important mouvement social est en cours.

Si la manifestation devait sachever vers 16 heures, les derniers participants ont finalement gagné le centre commercial Auchan “afin de dénoncer cette multinationale qui ne paye pas ses impôts en France, qui rémunère ses employés à coup de lance pierre, et enfin qui tue nos petites entreprises locales”, ont communiqué les Gilets jaunes. Ensuite, ils se sont rendus à la caserne des pompiers “pour rendre hommage à ceux qui ont été gazés et maltraités par les forces de lordre lors de leur manifestation à Paris il y a quelques semaines.” Le cortège a ensuite remonté en direction de lesplanade pour se disperser vers 19 heures.

A Bordeaux, plus de 200 personnes, selon un journaliste de lAgence France-Presse (AFP) – une centaine selon la préfecture –, étaient au rendez-vous ce samedi. Une poignée de drapeaux, une pancarte  RIC  (référendum dinitiative citoyenne), des slogans habituels –  On est là, on est là ! ,  Bordeaux, Bordeaux, soulève-toi !  – ont ponctué cette manifestation. La mobilisation a été en léger retrait par rapport aux derniers samedis.

Le cortège a pris la direction de Crêches-sur-Saône par la RD 906. Les manifestants ont ensuite traversé le pont François-Mitterrand pour rejoindre lAin voisine. A 15 h 15, ils se sont dirigé en direction du pont Saint-Laurent pour regagner Mâcon. Une fois dans la ville-préfecture, le cortège a pris la direction du quai pour rejoindre la caserne des pompiers, la profession étant en grève. Mais la pluie commençait à disperser les manifestants.

Linvité surprise à Bordeaux était Jérôme Rodriguès, lun des  gilets jaunes  ayant subi une blessure grave à lœil lors dune manifestation. Il a déclaré :  Peu importe le nombre, limportant, cest dêtre toujours là, vous les déter [minés]. Il y a énormément de Français, même sils ne sont pas gilets jaunes, qui nous regardent, croient en nous, nous disent cest super ce que vous faites. Ils sont à deux doigts [de nous rejoindre], il faut aller les chercher.   On sent une convergence, une effervescence, à lapproche du 1er anniversaire. Il ny a pas didéologie ou de lubies gilets jaunes, il y a juste lenvie partagée par les citoyens darriver à manger en fin de mois , a-t-il ajouté.

Parmi les autres thèmes, on retrouve des pistes de réflexion qui touchent à dautres sujets dactualité, comme les actions envisagées pour le premier anniversaire du mouvement le 17 novembre prochain, ou encore lattitude à adopter dans le contexte des municipales, qui se tiendront en mars 2020. A noter que ce point fut source de nombreux désaccords, notamment sur la pertinence ou non de présenter des listes. Certains participants estimaient en effet essentiel de simplanter dans le paysage politique local – dautant quil revient aux maires délire les sénateurs – quand dautres ne souhaitaient pas rentrer dans le jeu politique, et subir ainsi les affres de la représentation. Comme toujours, il a été souligné quin fine le choix revenait aux groupes locaux, les mieux à mêmes danalyser la situation sur place et qui demeurent de toutes façons totalement souverains dans leur décision.

 On est là, on est là. Même si Macron le veut pas, nous on est là , ont à nouveau chanté les manifestants à Toulouse. Le défilé a été marqué par quelques échauffourées avec les forces de lordre, qui ont fait à plusieurs reprises usage de grenades lacrymogènes.

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Enfin, à Rennes, 200 à 300  gilets jaunes  ont manifesté dans le centre-ville. Un centre commercial a été fermé quarante-cinq minutes environ après lintrusion dune trentaine de manifestants.

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