Romstorie : Castaner et Bessac, un Narvalowgate à Montreuil

Je souhaite que Rayan Nezzar puisse se réengager en politique mais pas sur des fonctions aussi exposées que celles de porte-parole

Devenu l’incarnation du “produit-type” de la Macronie, l’ancien député a été le seul candidat à se présenter pour prendre le poste de délégué général de La République En Marche. Il a ainsi été élu pour trois ans “à l’unanimité des présents moins deux abstentions”, comme le notait le communiqué du mouvement politique. L’année 2018 sera celle de tous les défis pour Christophe Castaner. 

Cependant, le chef du parti a dû se heurter à une polémique avec la nomination de Rayan Nezzar au poste de porte-parole du parti. Quatre jours après l’annonce, ce dernier a présenté sa démission. En cause, d’anciens tweets injurieux, depuis effacés, à l’encontre de journalistes mais aussi de personnalités politiques comme Valérie Pécresse, Alain Juppé ou Jean-François Copé. Après avoir défendu, dans un premier temps, le membre de La République En Marche, Christophe Castaner a invoqué sur France 2 “l’exigence d’exemplarité” des responsables politiques pour justifier la démission de Rayan Nezzar. Et d’ajouter : “Nous avons cette exigence d’exemplarité. Il y a une violence sur les réseaux sociaux qui nous oblige, nous les responsables politiques, et ce qu’il a dit à ce moment-là l’empêchait de porter la parole de ce nouveau mouvement qu’est La République En Marche (…) Je lui ai dit que nous étions dans un contexte où tout cela n’était pas compatible, et de toutes façons il serait empêché de faire son travail dans de bonnes conditions. Je souhaite qu’il puisse s’apaiser, s’excuser et se réengager en politique mais pas sur des fonctions aussi exposées que celles de porte-parole”.

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Au-delà des adhérents du mouvement fondé par Emmanuel Macron, Christophe Castaner gère aussi l’équipe des députés de la majorité. Et il s’agit justement de sa deuxième mission. Selon L’Opinion, le chef du parti avait confié que “dans un premier temps, le groupe REM a pu se montrer peut-être trop hégémonique (…) Il y a eu une forme ‘d’arrogance’ et j’assume de la citer ainsi puisque cela nous a été reproché. Nous n’avons peut-être pas veillé assez à l’équilibre au sein de la majorité avec le groupe MoDem et nous avons très vite ‘cornérisé’ le groupe Nouvelle Gauche et le groupe des Constructifs”. Il dresse ainsi un premier constat sévère à l’encontre du groupe de la majorité : “Aujourd’hui, nous avons aussi une part de responsabilité dans la posture des députés socialistes, qui, avec Olivier Faure à leur tête, sont tombés dans une opposition systématique. La situation a cependant évolué. Le gouvernement comme le groupe REM sont désormais plus vigilants”.