Mulhouse : une femme meurt chez elle après un appel au Samu, la justice ouvre une enquête – France Bleu

Mulhouse : une femme meurt chez elle après un appel au Samu, la justice ouvre une enquête - France Bleu

Retrouvée morte chez elle 10 jours après avoir appelé le Samu qui nétait pas venu

Une information judiciaire est ouverte des mois après le drame. L'affaire remonte au 3 juin. La responsable d'une agence d'intérim à Mulhouse appelle le Samu pour les prévenir qu'une de ses employées âgée d'une soixantaine d'années se trouve seule à son domicile dans un état inquiétant. Elle n'est pas venue travailler et se plaint de fortes douleurs du côté gauche du corps.

La directrice préfère rester au téléphone avec son employée jusqu'à ce que cette dernière entre en contact avec le médecin du Samu, selon nos confrères de SudOuest. Malgré les inquiétudes et les douleurs, l'évaluation de son cas ne révèle pas d'une urgence pour le Samu et aucune ambulance n'est envoyée sur les lieux pour vérifier. 

Dans cette affaire, le parquet de Mulhouse a ouvert le 20 septembre une information judiciaire pour “non-assistance à personne en danger par personne morale”, contre le groupement hospitalier régional Mulhouse-Sud-Alsace, et pour “non-assistance à personne en danger contre X”, en loccurrence le médecin régulateur du 15 qui avait pris en charge lappel.

Ce n'est que dix jours plus tard que son corps sera découvert par un voisin. Elle est morte dans son lit et d'après les résultats de l'autopsie, elle est décédée d’un arrêt cardiaque dix jours plus tôt soit le jour de l’appel au Samu.15. 

Mulhouse: enquête après la mort dune femme pour laquelle le Samu ne sest pas déplacé

Le parquet de Mulhouse a ouvert vendredi 20 septembre une information judiciaire pour "non-assistance à personne en danger par personne morale", contre le groupement hospitalier régional Mulhouse-Sud-Alsace, et pour "non-assistance à personne en danger contre X", soit le médecin régulateur du Samu qui avait pris en charge l’appel de la directrice puis de la victime.

“Elle se plaignait de douleurs à la cage thoracique, des douleurs intercostales, au coeur et au bras gauche. Elle disait ne pas réussir à respirer correctement”, a raconté la responsable de lagence qui souhaite rester anonyme.

Les urgences du CHU de Mulhouse sont en manque de personnels face à de nombreux départs de praticiens et sont en grève depuis des mois pour dénoncer leurs conditions de travail.

La directrice explique être restée en contact avec la sexagénaire jusquà ce quelle reçoive lappel du Samu, mais ensuite aucun véhicule sanitaire naurait été envoyé pour lui porter assistance. Lautopsie pratiquée sur le corps a confirmé que la victime était décédée des suites dun arrêt cardiaque. Fin 2017, une jeune mère de famille de 22 ans, Naomi Musenga, était décédée aux urgences de lhôpital de Strasbourg, après avoir été raillée au téléphone par une opératrice du Samu, ce qui avait provoqué un tollé quand le contenu de cet appel avait été diffusé. 

Mulhouse : Alerté, le SAMU nintervient pas, la victime retrouvée morte 10 jours plus tard

Le 20 septembre, à Mulhouse (Haut-Rhin), une information judiciaire a été ouverte à la suite du décès dune femme dont lemployeur avait appelé le Samu pour signaler ses douleurs à la poitrine. Mais, le 3 juin, aucun véhicule navait été dépêché. Dix jours plus tard, cette femme de 60 ans avait été retrouvée morte dans son lit par un voisin.

Le 3 juin, lemployeur de cette femme, la directrice dune agence dintérim mulhousienne, avait contacté le 15 pour signaler que la victime se plaignait de douleurs au bras et à la cage thoracique, alors que lagence venait de lappeler pour lui confier une mission. “Elle se plaignait de douleurs à la cage thoracique, des douleurs intercostales, au cœur et au bras gauche. Elle disait ne pas réussir à respirer correctement”, a raconté la responsable de lagence qui souhaite rester anonyme. 

Daprès  LEst Républicain , lautopsie a confirmé que la victime est décédée des suites dun arrêt cardiaque.

Dans cette affaire, le parquet de Mulhouse a ouvert le 20 septembre une information judiciaire pour “non-assistance à personne en danger par personne morale”, contre le groupement hospitalier régional Mulhouse-Sud-Alsace, et pour “non-assistance à personne en danger contre X”, en loccurrence le médecin régulateur du 15 qui avait pris en charge lappel.  

Une affaire qui nest pas sans rappeler celle de Naomi Musenga. Les faits remontent au 27 décembre 2017. Souffrant de fortes douleurs au ventre, la jeune femme était seule quand elle a composé le  15 . Lopératrice lui a répondu avec dédain et lui a recommandé de contacter SOS Médecins. Au bout de cinq heures, elle était parvenue à joindre les urgences médicales qui, in fine, avaient déclenché lintervention du Samu. Emmenée à lhôpital, elle avait été victime dun infarctus, puis transférée en réanimation avant de décéder.

Le 3 juin, lemployeur de cette femme, la directrice dune agence dintérim mulhousienne, avait contacté le 15 pour signaler que la victime se plaignait de douleurs au bras et à la cage thoracique, alors que lagence venait de lappeler pour lui confier une mission.  Elle se plaignait de douleurs à la cage thoracique, des douleurs intercostales, au cœur et au bras gauche. Elle disait ne pas réussir à respirer correctement , a raconté la responsable de lagence qui souhaite rester anonyme. La directrice explique être restée en contact avec la sexagénaire jusquà ce quelle reçoive lappel du Samu, mais ensuite aucun véhicule sanitaire naurait été envoyé pour lui porter assistance. Lautopsie pratiquée sur le corps a confirmé que la victime était décédée des suites dun arrêt cardiaque.