Mort dune femme à Mulhouse malgré un appel au SAMU : pas de dysfonctionnement, selon lARS – Le Monde

Mort d\une femme à Mulhouse malgré un appel au SAMU : pas de dysfonctionnement, selon l\ARS - Le Monde

Patiente décédée à Mulhouse : Et si le Samu avait bien fait son travail ?

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SANTE L'Agence régionale de Santé assure que la régulation effectuée au Samu du Haut-Rhin a fonctionné normalement

Mulhouse : nouveau dysfonctionnement mortel au Samu ? Publié le 30/09/2019 à 06:23 , mis à jour à 06:27 Faits divers, Santé Faute professionnelle au Samu de Mulhouse, dans le Haut-Rhin ? Une information judiciaire a été ouverte à la suite du décès le 13 juin dune femme dont lemployeur avait appelé le Samu pour signaler ses douleurs à la poitrine et au bras. Aucun véhicule médical ne sétait rendu sur place. Cette femme de 60 ans avait été retrouvée morte dans son lit par un voisin, dix jours après lappel au Samu. Dans cette affaire, le parquet de Mulhouse a ouvert le 20 septembre une information judiciaire pour non-assistance à personne en danger par personne morale, contre le groupement hospitalier régional Mulhouse-Sud-Alsace et pour non-assistance à personne en danger contre X, en loccurrence le médecin régulateur du 15 qui avait pris en charge lappel. Lautopsie pratiquée sur le corps a confirmé que la victime était décédée des suites dun arrêt cardiaque. Les symptômes quelle évoquait le 3 juin lors des faits sont justement compatibles avec ceux dun arrêt cardiaque. Le médecin régulateur du Samu a-t-il failli à son devoir ? Cest maintenant au juge dinstruction de le déterminer. Les urgences de lhôpital de Mulhouse, en grève depuis des mois, font face à de nombreux départs de médecins, épuisés par les conditions de travail. Cette affaire rappelle celle de Naomi Musenga fin 2017. La jeune mère de famille de 22 ans était décédée aux urgences de lhôpital de Strasbourg, après avoir été raillée au téléphone par une opératrice du Samu.

Marie-Line Desclois est-elle décédée le 3 juin à la suite dune défaillance du Samu du Haut-Rhin ? La question se pose depuis samedi et lannonce de louverture dune information judiciaire par le parquet de Mulhouse.

“Cest la chronique dune mort annoncée, poursuit Christophe Prudhomme. Nous avons dénoncé le fait que le système était sous tension, quand un système est sous tension le taux de dysfonctionnements augmente et ça se traduit, malheureusement, par des morts.”

La famille de la victime, retrouvée morte dans son lit par un voisin, a porté plainte. Le groupement hospitalier régional Mulhouse-Sud-Alsace (GHRMSA) est visé, tout comme le médecin régulateur du 15 qui avait reçu lappel au secours de lemployeur de la sexagénaire. Sans quun véhicule ne soit finalement envoyé au domicile de Marie-Line Desclois, morte dun arrêt cardiaque daprès lautopsie.

Mulhouse : le Samu à nouveau pointé du doigt après la mort dune femme

La régulation médicale du Samu de Mulhouse a fonctionné  normalement  lors de la prise en charge de la patiente, a expliqué lundi Virginie Cayré, directrice générale déléguée de lAgence régionale de santé (ARS) pour lest de la région Grand Est. Selon elle, les conclusions dune enquête administrative ouverte par lARS au cours de lété seront prochainement rendues publiques. Le rapport est  en cours de finalisation , a-t-elle indiqué.

Video: Mulhouse : enquête après le décès dune femme pour laquelle le Samu ne sest pas déplacé

 Lensemble des dispositifs de régulation a fonctionné , a abondé Corinne Krencker, directrice du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse-Sud-Alsace (GHRMSA). Lassistante de régulation médicale du Samu sest dabord entretenue avec lemployeur de la patiente décédée avant dappeler cette dernière pour lui poser  un certain nombre de questions , a-t-elle détaillé. Puis lassistante a  immédiatement transmis lappel au médecin régulateur qui a été en contact assez longtemps avec la patiente , lui donnant à son tour  un certain nombre de conseils , a-t-elle poursuivi.

Fin 2017, une jeune mère de famille de 22 ans, Naomi Musenga, était décédée aux urgences de l’hôpital de Strasbourg, après avoir été raillée au téléphone par une opératrice du Samu, ce qui avait provoqué un tollé quand le contenu de cet appel avait été diffusé. Deux enquêtes, judiciaire et administrative avaient été ouvertes.

Ouverture dune enquête après la mort dune femme pas prise en charge par le Samu

Dimanche sur RTL, François Braun, le président du Samu Urgence de France, avait tenu un discours similaire.  La patiente a bien été mise en contact avec un médecin. Il y a eu un entretien prolongé de plusieurs minutes et une décision proposée à la patiente et quelle a acceptée. Lenquête précisera exactement les détails… Mais les procédures de régulation médicale ont été respectées , avait-il déclaré, en refusant la comparaison avec laffaire Naomi Musenga

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Fin 2017, cette jeune mère de famille de 22 ans était décédée aux urgences de lhôpital de Strasbourg, après avoir été raillée au téléphone par une opératrice du Samu, ce qui avait provoqué un tollé quand le contenu de cet appel avait été diffusé. Deux enquêtes, judiciaire et administrative, avaient été ouvertes.

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franceinfo : La patiente a-t-elle bien été mise en relation avec un médecin pendant lappel ? Que lui a-t-il dit ?

Une affaire qui nest pas sans rappeler celle de Naomi Musenga. Les faits remontent au 27 décembre 2017. Souffrant de fortes douleurs au ventre, la jeune femme était seule quand elle a composé le  15 . Lopératrice lui a répondu avec dédain et lui a recommandé de contacter SOS Médecins. Au bout de cinq heures, elle était parvenue à joindre les urgences médicales qui, in fine, avaient déclenché lintervention du Samu. Emmenée à lhôpital, elle avait été victime dun infarctus, puis transférée en réanimation avant de décéder.

“Le Samu de Mulhouse na tiré aucune leçon de ce qui mest arrivé”, dénonce un Alsacien victime dun infarctus en 2016

François Braun : Lors de cet appel, lacte de régulation médicale a été effectué. La patiente a été en contact direct avec le médecin régulateur pendant plusieurs minutes, daprès les éléments en ma possession. Daprès ces mêmes éléments, linterrogatoire, la discussion sest conclue sur un accord entre la patiente et le médecin sur les modalités de prise en charge. Dans les modalités de prise en charge, il y a bien entendu toutes les possibilités depuis le simple conseil, jusquà la demande de prendre contact avec son médecin traitant, la possibilité denvoyer une ambulance ou une équipe de réanimation. Mais ce qui est (…)

Le 20 septembre, à Mulhouse (Haut-Rhin), une information judiciaire a été ouverte à la suite du décès dune femme dont lemployeur avait appelé le Samu pour signaler ses douleurs à la poitrine. Mais, le 3 juin, aucun véhicule navait été dépêché. Dix jours plus tard, cette femme de 60 ans avait été retrouvée morte dans son lit par un voisin.