Patiente décédée à Mulhouse : “pas de dysfonctionnement” du Samu selon le parquet – LExpress

Patiente décédée à Mulhouse : \

Patiente décédée à Mulhouse: pas de dysfonctionnement formel de la régulation du Samu selon le parquet

La régulation du SAMU dans la prise en charge de la victime semble avoir fonctionné normalement, mais une information judiciaire doit permettre denquêter sur déventuelles responsabilités, a estimé le parquet.

Lassistante de régulation médicale du SAMU sest dabord entretenue avec lemployeur de la victime avant dappeler cette dernière pour lui poser un certain nombre de questions . MATTHIEU ALEXANDRE / AFP La régulation médicale du SAMU de Mulhouse semble avoir fonctionné selon les règles dans le cas dune femme morte après un appel pour des douleurs à la poitrine, mais une information judiciaire doit permettre denquêter sur déventuelles responsabilités, a indiqué, lundi 30 septembre, le parquet de Mulhouse.

Daprès le Dr François Braun, président de Samu-Urgences de France joint par Franceinfo, “linterrogatoire, la discussion sest conclue sur un accord entre la patiente et le médecin sur les modalités de prise en charge”. Le non-envoi du Smur aurait ainsi été acté, en accord avec la sexagénaire. “Je pense que si le médecin régulateur avait eu un doute, il aurait probablement agi différemment”, estime François Braun, rappelant que les douleurs thoraciques constituent à la fois lun des motifs dappel au 15 “les plus fréquents” et un acte médical “difficile” à évaluer. “On ne peut pas emmener toutes les personnes qui se plaignent de douleurs thoraciques à lhôpital.”

 Il napparaît pas dans un premier temps quil puisse y avoir formellement un dysfonctionnement puisquil y a effectivement un opérateur du SAMU qui passe immédiatement un médecin et le médecin interroge tout à fait normalement cette femme , a expliqué, lors dune conférence de presse, la procureure de la République à Mulhouse, Edwige Roux-Morizot.  Une réponse a été donnée, maintenant la réponse a-t-elle été pertinente ? Cest tout le sens des investigations qui vont être effectuées , a-t-elle poursuivi.

Le 3 juin, vers 10 heures du matin, le 15 reçoit lappel dune directrice dune agence dintérim de la ville qui signale le cas inquiétant dune femme de 60 ans, à qui elle voulait confier une nouvelle mission : “elle se plaignait de douleurs à la cage thoracique, des douleurs intercostales, au cœur et au bras gauche. Elle disait ne pas réussir à respirer correctement”, rapporte-t-elle dans Les Dernières nouvelles dAlsace. La directrice a expliqué être “restée en contact” avec la sexagénaire jusquà ce quelle reçoive lappel du Samu, mais ensuite aucun véhicule sanitaire naurait été envoyé pour lui porter assistance.

Le parquet de Mulhouse a confirmé, samedi, louverture dune information judiciaire à la suite du décès en juin dune femme de 60 ans, retrouvée morte dans son lit par un voisin, dix jours après un appel au SAMU de lemployeur de la victime pour signaler quelle se plaignait de douleurs au bras et à la cage thoracique. Lopérateur du SAMU rappelle  dans linstant même  cette femme qui vivait seule et lui  passe immédiatement un médecin du SAMU qui lui pose un certain nombre de questions, auxquelles elle répond , a détaillé Edwige Roux-Morizot.  A lissue de ces questions, il lui dit : Madame, vous avez pris des médicaments, attendez quils fassent effet, restez bien allongée et, éventuellement, rappelez-nous , a-t-elle encore rapporté.

Il na pas été évoqué un possible transport par ambulance ou par ses propres moyens à lhôpital. Mais  à partir de cette fin dappel, cest le silence , ce qui entraînera linquiétude de son voisin et la découverte du corps  en état de putréfaction déjà un peu avancé  dix jours plus tard, a poursuivi la procureure de Mulhouse.  Lautopsie a révélé quelle était décédée dune mort subite dorigine cardiaque , a-t-elle précisé. A la suite de ce rapport dautopsie, les sœurs de la victime ont porté plainte.

Dimanche sur RTL, François Braun, le président du Samu Urgence de France, avait tenu un discours similaire.  La patiente a bien été mise en contact avec un médecin. Il y a eu un entretien prolongé de plusieurs minutes et une décision proposée à la patiente et quelle a acceptée. Lenquête précisera exactement les détails… Mais les procédures de régulation médicale ont été respectées , avait-il déclaré, en refusant la comparaison avec laffaire Naomi Musenga

Décès dune femme à Mulhouse : la régulation du Samu a fonctionné normalement, selon lARS

 Il a été décidé douvrir une information judiciaire des chefs de non-assistance à personne en danger contre X et non-assistance à personne en danger contre personne morale, ce qui va permettre au juge dinstruction délargir le champ de ses investigations en termes de recherche de responsabilités , a expliqué Edwige Roux-Morizot.

 Lensemble des dispositifs de régulation a fonctionné , a estimé, lundi matin, Corinne Krencker, directrice du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse-Sud-Alsace (GHRMSA), lors dune conférence de presse.  Ce qui est sûr, cest que, comme la dit Madame Krencker, la régulation a fonctionné normalement , a abondé Virginie Cayré, directrice générale déléguée de lARS pour lest de la région Grand-Est. Elle a toutefois souligné que le rapport sur les conclusions dune enquête administrative ouverte par lARS au cours de lété était  en cours de finalisation .

Video: Mulhouse : enquête après le décès dune femme pour laquelle le Samu ne sest pas déplacé

Fin 2017, une femme de 22 ans, Naomi Musenga, était décédée aux urgences de lhôpital de Strasbourg, après avoir été raillée au téléphone par une opératrice du SAMU, qui ne lui avait pas passé un médecin. Deux enquêtes, judiciaire et administrative, avaient été ouvertes.

Patiente décédée après un appel au Samu : pas de dysfonctionnement selon lagence régionale de santé – LCI

Les urgences de lhôpital de Mulhouse, en grève depuis des mois comme des centaines dautres services durgences en France, font face à de nombreux départs de médecins, épuisés par les conditions de travail.

Mulhouse : nouveau dysfonctionnement mortel au Samu ? Publié le 30/09/2019 à 06:23 , mis à jour à 06:27 Faits divers, Santé Faute professionnelle au Samu de Mulhouse, dans le Haut-Rhin ? Une information judiciaire a été ouverte à la suite du décès le 13 juin dune femme dont lemployeur avait appelé le Samu pour signaler ses douleurs à la poitrine et au bras. Aucun véhicule médical ne sétait rendu sur place. Cette femme de 60 ans avait été retrouvée morte dans son lit par un voisin, dix jours après lappel au Samu. Dans cette affaire, le parquet de Mulhouse a ouvert le 20 septembre une information judiciaire pour non-assistance à personne en danger par personne morale, contre le groupement hospitalier régional Mulhouse-Sud-Alsace et pour non-assistance à personne en danger contre X, en loccurrence le médecin régulateur du 15 qui avait pris en charge lappel. Lautopsie pratiquée sur le corps a confirmé que la victime était décédée des suites dun arrêt cardiaque. Les symptômes quelle évoquait le 3 juin lors des faits sont justement compatibles avec ceux dun arrêt cardiaque. Le médecin régulateur du Samu a-t-il failli à son devoir ? Cest maintenant au juge dinstruction de le déterminer. Les urgences de lhôpital de Mulhouse, en grève depuis des mois, font face à de nombreux départs de médecins, épuisés par les conditions de travail. Cette affaire rappelle celle de Naomi Musenga fin 2017. La jeune mère de famille de 22 ans était décédée aux urgences de lhôpital de Strasbourg, après avoir été raillée au téléphone par une opératrice du Samu.

Après la direction de lhôpital et lAgence régionale de santé (ARS) qui ont affirmé lundi 30 septembre que la régulation médicale du SAMU de Mulhouse avait fonctionné normalement, le parquet a également communiqué en fin de journée, ne relevant aucun dysfonctionnement formel. 

L'assistante de régulation médicale du Samu s'est d'abord entretenue avec l'employeur de la patiente décédée avant d'appeler cette dernière pour lui poser "un certain nombre de questions", a-t-elle détaillé. Puis l’assistante a "immédiatement transmis l’appel au médecin régulateur qui a été en contact assez longtemps avec la patiente", lui donnant à son tour "un certain nombre de conseils", a-t-elle poursuivi.