Coup de matraque sur un gilet jaune à Nancy : le procureur saisit lIGPN – France Bleu

Coup de matraque sur un gilet jaune à Nancy : le procureur saisit l\IGPN - France Bleu

Lorraine. Un CRS filmé en train de matraquer un gilet jaune en plein visage

LEst Républicain relate quun manifestant qui se tenait face à un CRS a été violemment frappé par celui-ci samedi après-midi à Nancy (Meurthe-et-Moselle), en fin de rassemblement des gilets jaunes. Lagent lui a porté un impressionnant coup de matraque en pleine figure.

La scène a été filmée et partagée sur Facebook, où elle fait réagir de nombreux internautes.

Nancy le 14 septembre 2019 – Un membre des CRS donne un violent coup de matraque en plein visage dune personne lui demandant son RIO car celui-ci nétait pas visible.Cette personne a été poussé violemment dans une cage descalier !À ce moment-là dautres policiers se sont occupés de lui.Nous avons un contact avec cette personne.Celui-ci nous a envoyé ce message hier.”Salut juste pour te dire que jétais le personne interpellé ils ont été très gentil dans lentrée ils ont pas compris pourquoi le crs a fait sa car jai juste demander le R.I.O (matricule). Dsl de pas avoir voulu continer ton live jétais juste déboussolé avec tout se quon c dit dans lentrée lol. En tout cas merci à toi de nous donné de bonne information.”Nous avons beaucoup de vidéos concernant les différents blessé de Nancy !Celle-ci nest malheureusement que la première !Merci de partager massivement cette vidéo pour montrer à quel point les Gilets Jaunes sont réprimés sans que ceci ne fasse couler dencre dans les médias !

Les gilets jaunes assurent que le manifestant n’a ni agressé, ni injurié le policier. Il lui aurait juste demandé son matricule. “Nous avons pu avoir un contact avec la victime. Elle va bien, elle a pu reprendre son travail ce lundi mais elle reste choquée”, précise lun deux.

Selon les premiers éléments, le CRS mis en cause a été identifié et il s’agit d’un commandant de la CRS 30 de Metz. Un dispositif de sécurité important avait été déployé par la préfecture de Meurthe-et-Moselle samedi. Il s’agissait d’un rassemblement régional des Gilets jaunes pour l’ensemble du Grand Est en même temps que le grand salon littéraire du Livre sur la Place qui a accueilli 160 000 visiteurs au centre-ville en trois jours. 

“Gilets jaunes” : lIGPN saisie après une vidéo montrant un CRS en train de frapper un manifestant à Nancy

Selon les informations recueillies par le quotidien nancéien, le policier qui a donné le coup de matraque est commandant de la CRS 30 de Metz, mobilisée ce jour-là sur la manifestation de Nancy.

La victime n’a, pour l’instant, pas porté plainte. Dans un communiqué de presse paru mardi, le procureur de la République de Nancy a annoncé avoir saisi lIGPN de Metz. “Je (…) confirme avoir saisi hier (lundi) l’antenne de l’IGPN à Metz pour enquête et ce, sur le seul fondement de la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux”, a indiqué à l’AFP le magistrat, François Pérain.

Le magistrat avait annoncé plus tôt dans la soirée qu’il « envisageait » de saisir la police des polices après la diffusion de ces images par un collectif de Gilets jaunes. La vidéo a été captée lors d’une manifestation autorisée et déclarée en préfecture de Meurthe-et-Moselle, dans les rues de Nancy. 

Au-delà du coup de matraque, la manifestation de samedi a été, de façon plus générale, marquée par un durcissement de la réponse policière, note LEst Républicain. Jamais il n’y a eu autant de blessés pris en charge à Nancy lors d’un rassemblement de gilets jaunes. Les “street medic” (des infirmiers bénévoles qui accompagnent les gilets jaunes) en ont comptabilisé treize. Les pompiers sont intervenus à six reprises pour porter secours à des manifestants victimes de malaise ou légèrement blessés.

La scène a été filmée samedi en fin d’après-midi, à Nancy, alors que la manifestation des gilets jaunes tire à sa fin. Un peu plus tôt, des heurts ont eu lieu entre les manifestants et les forces de l’ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogène. En particulier devant l’hôtel de police, boulevard Lobau. Et ensuite rue Saint-Léon. Mais au moment où la vidéo démarre, l’ambiance est calme. Nous sommes rue de Serre. Un manifestant est totalement isolé au milieu de policiers qui n’ont pas du tout l’air sur les dents. Le gilet jaune (qui n’a en réalité qu’un tee-shirt noir) se tient face à un CRS et ne semble pas dans une posture agressive. Mais d’un seul coup, sans raison apparente, le CRS lui balance un impressionnant coup de matraque en pleine figure. Avant de le pousser à l’intérieur d’une entrée d’immeuble.

« L’IGPN est saisie d’une demande d’enquête pénale », a annoncé François Pérain, procureur de Nancy à Lorraine Actu lundi 16 septembre 2019 dans la soirée.

Ces images ont été diffusées sur la page Facebook de Media Jaune de Lorraine , lun des organes de communication des gilets jaunes. Elles ont été partagées des milliers de fois.

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Car la vidéo a beau ne durer quune poignée de seconde, la violence du coup de matraque est choquante. Dautant que selon les explications fournies par Media Jaune, le manifestant naurait ni agressé, ni injurié le policier. Il lui aurait juste demandé son matricule.  Nous avons pu avoir un contact avec la victime. Elle va bien, elle a pu reprendre son travail ce lundi mais elle reste choquée , indique Kevin Lelorrain, le pseudonyme de lun des membres de Media Jaune. Et de préciser que  la police de Nancy est intervenue après le coup de matraque pour rassurer et protéger la victime qui se trouvait dans le hall dun immeuble . La poussée de violence aurait donc été limitée, à ce moment, au seul CRS qui a joué de la matraque. Un CRS qui nest pas nimporte qui. Selon nos informations, il sagirait du commandant de la CRS 30 de Metz qui était mobilisée ce jour-là sur la manifestation de Nancy.

La victime na, pour linstant, pas porté plainte. Mais les gilets jaunes réclament louverture dune enquête. Du côté de lhôtel de police de Nancy, cest silence radio. On renvoie vers la préfecture qui nest pas plus bavarde.  Sur la base de la vidéo, jenvisage de saisir lIGPN (la police des polices) à Metz , indique, en revanche, le procureur de Nancy, François Pérain. Au-delà du coup de matraque, la manifestation de samedi a été, de façon plus générale, marquée par un durcissement de la réponse policière. Jamais il ny a eu autant de blessés pris en charge à Nancy lors dun rassemblement de gilets jaunes. Les Street Medic (des infirmiers bénévoles qui accompagnent les gilets jaunes) en ont comptabilisé treize. Les pompiers sont intervenus à six reprises pour porter secours à des manifestants victimes de malaise ou légèrement blessés.