L’évêque de Nanterre, Michel Aupetit, nommé archevêque de Paris

L'évêque de Nanterre, Michel Aupetit, nommé archevêque de Paris

Qui est Mgr Michel Aupetit, le nouvel archevêque de Paris ?

L’écrivain et le missionnaire : quand Dieu était Français

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” Docteur en médecine depuis 1978, Michel Aupetit est aussi titulaire d’un diplôme universitaire en bioéthique médicale. Il avoue à Paris Match : « Depuis tout petit, je rêvais d’être médecin parce que je supportais mal de voir souffrir ceux que j’aimais. (…) Je voulais devenir médecin de campagne (…) Puis je me suis installé comme généraliste à Colombes avec des amis [en 1979, NDLR]. Je les avais prévenus : “Dans dix ans, je refais le point. Et douze années plus tard, j’ai annoncé à mes associés : “Je rentre au séminaire !”. Ce qu’il fera en 1990 pour être ordonné prêtre cinq ans plus tard, pour le diocèse de Paris. Mgr Aupetit ne succède pas à Mgr Vingt-Trois par hasard. Ni par défaut. « C’est un homme d’une grande solidité humaine, insiste Gérard Leclerc. Il a pour lui son passé de médecin. Il a toujours manifesté une incontestable maitrise des choses. En un mot, il a une autorité naturelle. »Votre magazine chaque semaine + l’accès permanent à l’ensemble des contenus du site, sur tous les supports.

Mgr Michel Aupetit préside Radio Notre-Dame de 2013 à 2017.

André Vingt-Trois : Quel héritage laisse-t-il à son successeur ?Découvrir les partenaires de Famille ChrétienneMichel Christian Alain Aupetit a vu le jour le 23 mars 1951 à Versailles. Très tôt, il n’a qu’un souci : soulager les souffrances de ceux qu’il aime. La médecine s’impose à lui comme une évidence. En 1978, il décroche un doctorat en médecine, avant un diplôme universitaire de bioéthique médicale au CHU Henri Mondor à Créteil. Durant 12 ans, il exerce la médecine générale en cabinet à Colombes, tout près de Nanterre.

Devient médecin en 1978 et exerce cette profession jusqu’en 1990, à Colombes

Avec Mgr Daucourt, il aura d’ailleurs su assurer une transition en douceur, révélant une vraie capacité à diriger un diocèse avec souplesse et habileté, même si certains prêtres ont pu le trouver moins proche que son prédécesseur. Bon gestionnaire, il a créé « l’opération Barnabé » pour permettre aux paroisses de se soutenir financièrement entre elles par des dons, et fait fonctionner une caisse de solidarité. On lui doit aussi une association diocésaine « Diaconies 92 », qui permet de recueillir des fonds pour que les paroisses lancent des projets caritatifs auprès des plus pauvres. Cela a ainsi permis le lancement de l’« accueil grand froid » permettant de subventionner des chambres d’hôtel pour les sans-abri. Par ailleurs, à la suite de l’appel lancé par le pape François, une quarantaine de paroisses, des écoles catholiques et des mouvements du diocèse ont accueilli une centaine de réfugiés.Créez votre compte famillechretienne.fr pour :

Après sa nomination dans le diocèse des Hauts-de-Seine, son nom revenait souvent comme très probable successeur d’André Vingt-Trois, dont il apparaissait comme un continuateur naturel, presque une « copie carbone » sur bien des points, à commencer par la carrière ecclésiastique, la carrure ou la personnalité, très directe. Ces derniers mois, la tendance du pape à créer la surprise en nommant des profils atypiques avait eu tendance à diversifier les pronostics – on a notamment parlé de Mgr Lebrun ou Mgr Blaquart, figures jugées a priori plus « pastorales » – et il faisait moins figure de favori, même si son nom restait toujours parmi les « possibles » et qu’il était revenu en force dans les conversations il y a une quinzaine de jours.

Il est nommé évêque de Nanterre par le pape François le 4 avril 2014. Mgr Aupetit est canoniquement installé évêque de Nanterre le 4 mai suivant, en la cathédrale de Nanterre (photo ci-contre). Il succède alors à Mgr Gérard Daucourt, démissionnaire pour raisons de santé.

De 2013 à 2017 également, il est évêque accompagnateur des Chantiers du cardinal.