Affaire Grégory : “je porte la culpabilité de la mort de Bernard” confie …

Affaire Grégory : \

SEPT A HUIT – Affaire Grégory : la vérité de Murielle Bolle – LCI

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Aujourdhui, Murielle Bolle a 49 ans. À lépoque, elle en avait 15. Lors dune garde à vue, elle avait accusé Bernard Laroche, avant de se rétracter. Depuis, elle na plus changé de version : “[Le 2 novembre 1984], après deux heures daudition jai craqué. [Les gendarmes] mont tellement crié dessus, menacée daller en maison de correction. Ce sont eux qui ont brisé ma vie et celle de Bernard”.

Suspectée davoir enlevé puis tué le petit Grégory en 1984 alors quelle navait que 15 ans, Murielle Bolle sort un livre intitulé Briser le silence (Albin Michel). Fan de Johnny Hallyday, elle raconte au Parisien comment elle surmonte son chagrin.

Si elle a décidé décrire un livre, cest, dit-elle, pour rétablir sa vérité : “Cest surtout une façon de me faire entendre et dexpliquer aux gens que je ne suis pas la personne quon a bafouée, quon a fait passer pour la tueuse dun enfant. Ça ma fait du bien de dire ce qui était au fond de moi.”

Où lon apprend que Murielle Bolle est fan de Johnny Hallyday. Suspectée davoir kidnappé puis tué le petit Grégory en 1984 alors quelle avait seulement 15 ans, elle continue de clamer son innocence malgré sa mise en examen en 2017. A travers un ouvrage intitulé Briser le silence (Editions Albin Michel) et à paraître le jeudi 8 novembre prochain, Murielle Bolle qui a connu la prison raconte ce quelle vit depuis 34 ans. A loccasion de cette parution, elle a accordé une interview au Parisien.

Murielle Bolle assure comprendre la douleur des parents du petit Gregory : “Cest un gamin de 4 ans qui ne demandait quà vivre. Je suis maman et grand-mère, je comprends ça. Je me mets à la place de Christine et Jean-Marie. Quils continuent à chercher le coupable, cest normal.”

Murielle Bolle raconte son quotidien. Lorsquelle traverse des périodes sombres, elle se plonge dans la musique. Et pas nimporte quelle musique. "Je vis au jour le jour, je ne prévois rien. Je me consacre à ma petite-fille, ma petite poupée. Je vis avec mon plus jeune fils, Titi. Mes deux autres garçons sont indépendants. Mes enfants, cest ma vie. Si jai tenu, cest grâce à eux. Sinon, jaime toujours autant la nature et les animaux. Je me promène régulièrement en forêt, je vais aux champignons. Ça me vide la tête. Quand jai le blues, jécoute du Johnny et je chante à tue-tête. Cest mon idole depuis que jai 10 ans, jai tous ses vinyles. Il fait partie de ma vie", confie-t-elle à nos confrères.

Murielle Bolle décrit également limpact que laffaire du petit Grégory a eu sur sa vie : "Elle a brisé ma vie. Jai subi la plus longue garde à vue de lhistoire : elle a débuté en 1984 pour sachever 33 ans plus tard. Javais 15 ans quand a commencé cette affaire. Jétais en troisième mais jai dû changer de collège tellement jétais moquée. Je suis allée dans un autre établissement, à Epinal, mais on me montrait encore du doigt. Jai été contrainte darrêter lécole. Jai dû abandonner mon rêve professionnel de devenir pâtissière. Encore aujourdhui, jai du mal à trouver du travail", déplore-t-elle.

Murielle Bolle, aujourd'hui âgée de 49 ans, avait été mise en examen en juin 2017 pour l'enlèvement mortel du petit Grégory, comme le couple Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory. Annulées pour des questions de procédure, ces mises en examen devraient être de nouveau demandées par le parquet général une fois tous les recours purgés.

Loccasion de revenir sur cette affaire, toujours mystérieuse, pour nos confrères de lEst Républicain.

Aujourd'hui, l'accusation privilégie la thèse de l'"acte collectif" avec Bernard Laroche, le mari de la sœur de Murielle Bolle, abattu en 1985 par le père de Grégory Villemin.

Murielle Bolle se confie sur sa vie en prison : “Jai été insultée”

J'espère qu'on va enfin me croire: la justice, les parents de Grégory et l'opinion publique à laquelle j'ai été jetée en pâture

Dans les colonnes du quotidien, elle revient notamment sur son séjour en prison : "Cétait très dur. Jai été insultée par les autres détenues qui me traitaient de tueuse denfant. Jai tenté de sortir une fois dans la cour mais jai reçu des projectiles. Je ne suis plus jamais ressortie. Les surveillants me conduisaient à la bibliothèque choisir des livres, ou dans leur bureau boire un café. Eux ont été compréhensifs avec moi. Ils mont traitée comme un être humain et surtout ils ne mont pas jugée. Parce que moi, depuis trente-quatre ans, tout le monde me juge : les gendarmes, la justice, les journalistes, les voisins, les passants…", confie-t-elle.

Lors du déclenchement de l'affaire en 1984, Murielle Bolle était suspectée d'avoir enlevé puis tué Grégory alors qu'elle n'était âgée que de 15 ans. "Je l'ai dit et je le répète: le jour de la mort de Grégory, je suis sortie du collège comme d'habitude, j'ai pris le bus comme d'habitude, je me suis arrêtée chez la tante Louisette où étaient Bernard et son fils Sébastien, affirme Murielle Bolle dans les colonnes du Parisien. J'espère qu'on va enfin me croire: la justice, les parents de Grégory et l'opinion publique à laquelle j'ai été jetée en pâture."

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À 49 ans, Murielle Bolle reste un témoin clé de laffaire Gregory. Depuis les faits il y a 34 ans, elle ne sest plus jamais exprimée sur le sujet. Elle a accepté de livrer sa vérité, devant les caméras de Sept à Huit.Dimanche à 19h15 sur @TF1#septàhuit pic.twitter.com/yZHh5q1VOe

A travers son ouvrage intitulé Briser le silence (Editions Albin Michel) à paraître le jeudi 8 novembre prochain, Murielle Bolle continue de clamer son innocence dans laffaire du petit Grégory. Suspectée davoir enlevé puis tué le petit garçon en 1984 alors quelle nétait âgée que de 15 ans, elle a été mise en examen en 2017. Dans ce livre, elle raconte ce quelle vit depuis 34 ans. A quelques jours de cette parution, Murielle Bolle a accordé une interview au Parisien.

"Il faut que tout le monde comprenne que c'est la vérité, insiste-t-elle. Jamais je n'aurais pu cacher un tel crime, c'est horrible. L'assassinat d'un petit garçon, c'est la pire chose qui puisse arriver." Des projectiles reçus en prison Murielle Bolle, alors qu'elle l'avait chargé lors de sa garde en vue en 1984 sous la pression -selon elle- des gendarmes, disculpe son beau-frère Bernard Laroche : "Même si ça m'arrachait le cœur et que c'était Bernard, je le dirais. Mais ce n'est pas lui. Il était là quand je suis rentrée de l'école, ça ne peut pas être lui."

Elle raconte aussi les conséquences de l'affaire sur sa vie d'adolescente : le changement de collège car elle était "moquée" et "[montrée] du doigt", et finalement l'abandon de l'école et son rêve de devenir pâtissière.

Suspectée davoir kidnappé puis tué le petit Grégory en 1984 à lâge de 15 ans, Murielle Bolle a été mise en examen en 2017. Interviewée par Le Parisien le samedi 3 novembre, elle décrit son séjour en prison.

En 1985, elle fait une tentative de suicide. Son passage en prison, en 2017, a été un véritable calvaire. "C'était très dur. J'ai été insultée par les autres détenues qui me traitaient de tueuse d'enfant, raconte-t-elle. J'ai tenté de sortir une fois dans la cour mais j'ai reçu des projectiles. Je ne suis plus jamais ressortie."

A propos du livre qui sort ce jeudi 8 novembre, Muriel Bolle s'explique : "Pour dire que je ne suis pas celle que l’on dit, le monstre que l’on décrit. C’est une façon de me faire entendre. On m’a fait passer pour une moins que rien, une menteuse. Ma famille a été tellement salie. Ce livre, je le fais aussi pour la mémoire de Bernard (NDLR : Bernard Laroche, le mari de sa sœur, tué par Jean-Marie Villemin, le père du petit Grégory). On l’a fait passer pour un monstre."

Dans un court extrait mis en ligne par l'émission "Sept à Huit" sur TF1 (à voir ci-dessous), Murielle Bolle s'exprime face caméra, très émue et au bord des larmes. "La vérité c'est que j'ai bien pris le bus scolaire ce jour-là et Bernard (Laroche) était là quand je suis rentrée de l'école, continue-t-elle de se défendre. Personne ne veut m'entendre. (…) Si je n'avais pas eu la peur des gendarmes et que je n'avais pas dit ce qu'eux m'avaient dit, Bernard serait peut-être encore là. Je m'en voudrais toute ma vie de toute façon. Tous les jours je pense à lui".