La douche anti-SDF, nouveau dispositif qui choque

La douche anti-SDF, nouveau dispositif qui choque

« Soyons humains », la campagne de la Fondation Abbé-Pierre pour dénoncer le mobilier urbain anti-SDF

« Mais c’est quoi ce truc ? » lance-t-il. Le bas de son pantalon est trempé par les jets qui tombent du plafond et éclaboussent le trottoir. Ce système, installé au cœur de la capitale, près de la très commerçante rue de Rivoli, est dans le viseur de la Fondation Abbé Pierre.Le système, bricolé en interne par les employés de la société Pénates, propriétaire du parking, est équipé d’un détecteur de présence qui déclenche une coulée d’eau froide. Seuls les automobilistes munis d’un badge d’accès évitent l’eau.Voir les publications Nos offres d’abonnementEn ligne ou dans votre boîte aux lettres, ne ratez plus un seul article de Marianne

Le 07/12/2017 à 15:57 Lire les 3 réponses à ce commentaire Alerter Répondre Elad le discours idéologique classique, mais qui se heurte à la réalité : qui profite vraiment du système ? les migrants à 500 euros par mois, ou le CAC 40 et ses 65 milliards de dividendes ?

#SoyonsHumains : la grande campagne contre les dispositifs anti-SDF

A Pontoise, des collectionneurs frénétiques des objets de Johnny Hallyday

Selon les chiffres indiqués par la fondation, le nombre de personnes SDF a augmenté de 50 % entre 2001 et 2012 et plus de 2 000 personnes meurent dans la rue chaque année en France.Selon le Samu Social, il manquerait près de 3.000 places d’hébergement d’urgence pour cet hiver à Paris. / © JOEL SAGET / AFP partages

Douches automatiques, picots, plans inclinés… Les dispositifs anti-SDF se multiplient dans les villes. La Fondation Abbé Pierre et Emmaüs Solidarité ont décidé de se mobiliser pour les dénoncer.”Ce n’est pas parce qu’on n’a plus rien qu’on n’a pas le droit de se reposer, de se laver, d’aller aux toilettes”, a déclaré Christophe Robert, délégué général de la fondation Abbé Pierre devant une agence de la banque LCL, en plein cœur de Paris, où une soixantaine de bénévoles s’activaient à coller des affiches sur les murs et les fenêtres.”Une douche” pour empêcher les personnes à la rue de s’installer à l’entrée d’un parking souterrain a en effet été mise en place au cœur de la capitale, à quelques encablures de la rue de Rivoli. Muni d’un détecteur de mouvement, le système déclenche ainsi un jet d’eau froide à la moindre présence humaine. C’est là, devant le parking incriminé, que les militants de la Fondation Abbé Pierre ont décidé de lancer, ce mercredi 6 décembre, leur nouvelle campagne.

La campagne choc de la Fondation Abbé Pierre contre la déshumanisation des sans-abris

Afin d’assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.Chef de Mission Audit interne (h/f)Paris07/12/2017

Bancs inconfortables, picots, rochers… une campagne contre les dispositifs anti-SDF

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La Fondation Abbé Pierre a également lancé un site internet, soyonshumains.fr, ainsi qu’un hashtag #SoyonsHumains. Chaque citoyen est appelé à photographier et poster des photos de dispositifs anti-SDF pour les répertorier. Toutes les photos envoyées sont ainsi localisées sur une carte interactive.
#SoyonsHumains : la grande campagne contre les dispositifs anti-SDF

#SoyonsHumains : la grande campagne contre les dispositifs anti-SDF

6 décembre 2017 à 17:56 Un «hommage populaire» pour Johnny Hallydayje suis déja abonné, me connecter

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Le 07/12/2017 à 20:22 Alerter Répondre Antiegoisme Parce que la pauvreté c'est nouveau ? C'est pas de notre faute si vous ne vous en sortez pas mieux que des gens qui viennent d'arriver !”Au lieu d’empêcher les SDF de dormir ici, offrons-leur un logement décent ailleurs.”Le Monde | 06.12.2017 à 19h55

Dispositifs anti-SDF à Metz : la Fondation Abbé Pierre et Emmaüs s'alarment

#SoyonsHumains : la mobilisation continue sur les réseaux sociauxArrosage, boulons installés sur les perrons des magasins, poteaux ajoutés dans les recoins, sièges individuels à la place des bancs publics, le mobilier urbain anti-SDF prend de multiples formes à Paris mais aussi dans toutes les grandes villes de France. Avec ces affiches apposées dans la capitale, à Lyon, Marseille et Metz, la Fondation Abbé Pierre, soutenue par Emmaüs, souhaite alerter les citoyens.

Je m’abonne Nous soutenirsocial Donnez votre avis, prolongez le débat !Voir les commentaires Articles les plus lus Gonzo-députéVIDÉO – Un député communiste crée sa propre société offshore au nom de Darmanin pour alerter sur l'évasion fiscale Erreur sur l’étiquetteFace à Mélenchon dans "L'Emission politique", des Français pas vraiment "lambda"… mais présentés comme tels Pull !Jean-Luc Mélenchon règle ses comptes avec "L'Emission politique"… à la sulfateuse Merci Karoutchi !Un nouveau cadeau de Noël fiscal pour pour Drahi et Bouygues PauvretéLa commission "d'experts" du Smic conseille… de geler le salaire minimum Cette semaine dans MarianneSignaler une faute d’orthographe, une erreur dans l’article, un bugBienvenue Pseudo Vous pouvez commenter en direct.

Douche automatique, picots, plans inclinés… des méthodes radicales ont émergé pour éloigner les plus démunis des espaces publics, des commerces, des services publics et des arrêts de transports en commun. 

La fondation Abbé Pierre s'en prend à une "douche anti-SDF" et aux dispositifs hostiles aux sans-abri

"Des commerçants mettent de l'huile, de l'eau ou de la farine" pour dissuader les sans-abris de s'installer, a raconté un homme de 29 ans, qui a vécu une "bonne dizaine d'années dans la rue", tandis que bénévoles et salariés collaient des affichent sur les grilles d'une propriété privée.

Depuis le 1er octobre, 46 destructions de sites regroupant des abris ont été enregistrées par l’association l’Auberge des migrants. Comme ce mardi 5 décembre, où trois fourgonnettes de policiers sont venues déloger une quinzaine de jeunes Éthiopiens, allongés au bord de l’eau, à l’abri sous des cartons et des couvertures que les associations leur avaient données. Les diverses associations sur place constatent que la tension monte.

Météo : la neige déjà de retour (mais pas partout), les prévisions du week-endUne petite douche glacée de bon matin ? Inventif, le système d’éloignement des sans-abri… ???? #SoyonsHumains @Abbe_Pierre @EMMAUSolidarite pic.twitter.html” target=_blank>twitter.com/k3D31SwcIk

Pour dénoncer le mobilier urbain destiné à empêcher les SDF de s’installer dans la rue, prenez en photo les lieux que vous repérez et partagez-les sur Twitter avec #SoyonsHumains. Et n’oubliez pas de vous localiser pour les voir apparaître sur https://t.co/h6MAO5XHaT

Le Monde | 07.12.2017 à 11h16 • Mis à jour le 07.12.2017 à 11h24 | Par Isabelle Rey-LefebvreLa Fondation Abbé Pierre dénonce les dispositifs anti-SDF à Marseille place Sadi Carnot #soyonshumains pic.twitter.com/BPgveLUKKuPlutôt que de faire la guerre aux pauvres, faisons la guerre à la pauvreté. #SoyonsHumains pic.twitter.com/cuZPxg585O

#SoyonsHumains. Les deux associations ont posté une vidéo sur YouTube, mais ont également collé de nombreuses affiches dans plusieurs villes de France pour la relayer. C’est une nouvelle forme de mobilier anti-SDF, la « douche anti-SDF » qui a motivé la Fondation Abbé Pierre à mettre en place cette opération. Un dispositif qui envoie de l’eau froide sur quiconque aurait l’idée de s’installer trop longtemps sur les lieux. Les militants de la fondation ont mis en place un site internet qui permet de poster des photos et de localiser ces dispositifs anti-SDF pour les répertorier.

Une action similaire à MetzA Metz également, des panneaux ont été collés sur des bancs, la devanture d'une banque, d'un magasin et d'un cinéma, par une quinzaine de militants de la Fondation.

Mis à jour le 07/12/2017 | 17:06publié le 07/12/2017 | 17:06

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soyonshumains.fr, connecté au même hashtag sur Twitter. Chaque citoyen est appelé à photographier et poster des photos de dispositifs anti-SDF pour les répertorier.

LIRE AUSSI >> Après les dispositifs anti-SDF, des bancs pour les sans-abris 

« invisibilisation des pauvres » à repérer ces dispositifs, à les photographier avec un smartphone et à adresser le cliché, accompagné du mot-dièse #soyonshumains, au site Soyonshumains.fr qui, grâce à la géolocalisation, en dressera la carte, consultable en ligne.

\n Vous en avez d\u00e9j\u00e0 effectu\u00e9 , merci de votre fid\u00e9lit\u00e9Un site pour recenser les dispositif anti-SDFAlliée à l’association Emmaüs Solidarité, la Fondation a lancé la campagne « Soyons humains » mercredi 6 décembre dans plusieurs communes de France. À Paris, Lyon, Marseille et Metz notamment, ils ont placardé des affiches « Au lieu d’empêcher les SDF de dormir ici, offrons-leur un logement décent ailleurs ». Christophe Robert, membre de la Fondation, a déclaré sur RMC : « Il nous faut aller plus fort, on ne peut pas laisser crever les gens comme ça ! Il y a des bâtiments publics qui sont disponibles. »
La question du jour : pourquoi les assurances vont-elles augmenter en 2018 ?

Chaque nuit, on meurt en France. De santé, de détresse, de pauvreté, de froid. À la rue. Hommage à tous ceux qui nous quittent.

#SoyonsHumains : La Fondation Abbé Pierre cible l'hostilité envers les plus précaires

Par Marc Taubert Publié le 06/12/2017 à 18:55 Mis à jour le 07/12/2017 à 11:02

– 2 bancs à “coussin d’acier” – banc siège individuel – banc avec accoudoir central #SoyonsHumains pic.twitter.com/P0P8HhC3TS

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« Soyons humains », la campagne de la Fondation Abbé-Pierre pour dénoncer le mobilier urbain anti-SDF

« Soyons humains », la campagne de la Fondation Abbé-Pierre pour dénoncer le mobilier urbain anti-SDF

Les renfoncements devant les immeubles, où l’on pouvait se protéger un minimum du froid et des courants d’air ? Ils sont désormais souvent munis de picots pour que personne n’y dorme. Les bancs des quais de métro ? Remplacés par des sièges individuels, suffisamment éloignés les uns des autres pour que personne ne s’y repose à l’horizontale. Même les abribus parisiens, qui ont beau disposer d’un port USB,  n’abritent ni du vent ni de la pluie… Et ce, alors que les centres d’hébergement d’urgence sont saturés : d’après le Samu social, en région parisienne, à peine 3 demandeurs sur 10 obtiennent une place pour passer la nuit au chaud.

Elles dénoncent le fait que les forces de l’ordre retirent aux migrants une partie de leurs effets personnels, notamment ce qui les aide à se tenir au chaud. Le Monde cite le préfet, qui affirme que ces actions se déroulent dans « le respect des droits des migrants et de la déontologie policière »(1).

Emmaüs et la Fondation Abbé Pierre lancent une vaste campagne commune pour en finir avec les dispositifs « anti …

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