Les lourds antécédents du procureur de la République de Nice – Mediapart

Les lourds antécédents du procureur de la République de Nice - Mediapart

Les lourds antécédents du procureur de la République de Nice

Le ministère de la Justice exige des explications de la part du procureur de Nice mis en cause dans sa gestion controversée de laffaire de la militante Geneviève Legay, blessée fin mars lors dune manifestation, a indiqué vendredi soir la Chancellerie.

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 Il y a eu un manque de recul qui démontre une volonté a priori de mettre hors de cause les forces de lordre , estime Mireille Damiano, avocate niçoise de Geneviève Legay. Selon elle, les déclarations de différents élus – du président de la République, Emmanuel Macron, ou du maire (Les Républicains) de Nice, Christian Estrosi – en défense des forces de lordre, ont pu teinter la première version avancée par le procureur.  Il est assez navrant que lune des autorités du tribunal de grande instance de Nice soit à ce point perméable à lopinion publique et aux réactions politiques , déplore-t-elle.

La direction des services judiciaires du ministère a saisi officiellement (vendredi) soir le procureur général dAix-en-Provence afin de convoquer le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre pour quil sexplique sur un certain nombre de faits et notamment laffaire Geneviève Legay, a précisé à lAFP la Chancellerie qui confirmait une information de Mediapart.

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Quatre jours plus tard, nouvelle conférence et revirement total.  Lanalyse fine, pixel par pixel, dimages de vidéosurveillance de la ville de Nice , explique-t-il le 29 mars, a permis de montrer que la chute de Mme Legay était due à un  geste décartement du bras  dun policier. Le procureur annonce alors avoir ouvert une information judiciaire contre lagent pour  violences volontaires  par personne dépositaire de lautorité publique.

Selon la Chancellerie, un retour rapide est attendu au terme de la convocation du procureur de Nice, placé sous lautorité hiérarchique du procureur général Robert Gelli.

Mais voilà que depuis le 25 mars, ces prises de parole publiques causent quelques soucis au procureur. Ce lundi-là, M. Prêtre convoque une conférence de presse en urgence. La situation est critique. Deux jours plus tôt, lors de lacte XIX des  gilets jaunes , Geneviève Legay, une manifestante de 73 ans, a été grièvement blessée à la suite dune charge policière afin de disperser une manifestation interdite.

Geneviève Legay, militante dAttac âgée de 73 ans, a eu plusieurs côtes cassées et des fractures au crâne, lors dune charge de policiers pour disperser une manifestation interdite de gilets jaunes à Nice le 23 mars. Le procureur avait indiqué le 29 mars quelle avait été poussée par un fonctionnaire de police, contrairement à ses premières déclarations.

Jean-Michel Prêtre, procureur de Nice, lors dune conférence de presse le 19 janvier 2017. VALERY HACHE / AFP Habituellement, Jean-Michel Prêtre est plutôt friand de cet exercice médiatique. A la tête du parquet de Nice depuis le printemps 2015, le procureur de la République a pris lhabitude dorganiser, chaque mois, une conférence de presse au palais de justice, à quelques pas de la promenade des Anglais.

Au vu de lanalyse du procureur général et des explications de lintéressé, la ministre Nicole Belloubet appréciera les suites à donner, a-t-on ajouté de même source.

Le 23 mars, une septuagénaire était blessée par une charge policière lors dune manifestation interdite de gilets jaunes . Depuis, le procureur de Nice enchaîne les déclarations.

Dans cette affaire qui a ravivé la polémique sur les violences policières depuis la crise sociale des gilets jaunes, le parquet de Jean-Michel Prêtre est notamment mis en cause pour avoir décidé de confier lenquête sur les blessures de la septuagénaire à la sûreté départementale dont la cheffe est la compagne du commissaire chargé du commandement ce jour-là.

Initiative louée par les journalistes, qui apprécient davoir un magistrat à lécoute et accessible, malgré un problème douïe qui lui vaut un appareillage auditif.

Ce possible conflit dintérêts avait été soulevé par le journal Nice-Matin puis mis en exergue par le site dinformations Mediapart. Ce à quoi le procureur Jean-Michel Prêtre a répondu quil était au courant de ce choix et que lenquête avait été bien menée tandis que le procureur général a estimé quune telle décision nétait pas illogique

Dans cette affaire qui a ravivé la polémique sur les violences policières depuis la crise sociale des “gilets jaunes”, le parquet de Jean-Michel Prêtre est notamment mis en cause pour avoir décidé de confier lenquête sur les blessures de la septuagénaire à la sûreté départementale dont la cheffe est la compagne du commissaire chargé du commandement ce jour-là.Ce possible conflit dintérêts avait été soulevé par le journal Nice-Matin puis mis en exergue par le site dinformations Mediapart. Ce à quoi le procureur Jean-Michel Prêtre a répondu quil était au courant de ce choix et que lenquête avait été “bien menée” tandis que le procureur général a estimé quune telle décision nétait “pas illogique”Lenquête sur les blessures de la militante a été confiée le 29 mars à des juges dinstruction de Nice, saisis dune information judiciaire pour “violences volontaires par personne dépositaire de lautorité publique”. Lavocat de la militante Geneviève Legay, Me Arié Alimi en a sollicité le dépaysement.Après avoir refusé une première demande, le magistrat Robert Gelli a transmis jeudi 11 avril une requête en ce sens au procureur général près la Cour de cassation. La plus haute juridiction judiciaire devra se prononcer.

Lenquête sur les blessures de la militante a été confiée le 29 mars à des juges dinstruction de Nice, saisis dune information judiciaire pour violences volontaires par personne dépositaire de lautorité publique. Lavocat de la militante Geneviève Legay, Me Arié Alimi en a sollicité le dépaysement.

Le ministère de la Justice exige des explications de la part du procureur de Nice mis en cause dans sa gestion controversée de laffaire de la militante Geneviève Legay, blessée fin mars lors dune manifestation. La direction des services judiciaires du ministère “a saisi officiellement (vendredi 12 avril) soir le procureur général dAix-en-Provence afin de convoquer le procureur de Nice” Jean-Michel Prêtre pour quil sexplique sur “un certain nombre de faits et notamment laffaire Geneviève Legay”, a précisé la Chancellerie qui confirmait une information de Mediapart. 

Après avoir refusé une première demande, le magistrat Robert Gelli a transmis jeudi une requête en ce sens au procureur général près la Cour de cassation. La plus haute juridiction judiciaire devra se prononcer.

Geneviève Legay, militante dAttac âgée de 73 ans, a eu plusieurs côtes cassées et des fractures au crâne, lors dune charge de policiers pour disperser une manifestation interdite de “gilets jaunes” à Nice le 23 mars. 

Qu'est ce que c'est que ce Parquet de Nice qui confond Cour d'Assise et Tribunal correctionnel (affaire des 14 trafiquants libérés suite à une erreur de procédure) et qui ignore l'interdiction des conflits d'intérêts entre enquêteurs et mis en cause?

Que venait faire madame LEGAY sur un parcours INTERDIT et de surcroit porteuse d'un drapeau qui n'était pas celui de la France ? La majeure partie des gilets jaunes défilent avec un drapeau bleu-blanc rouge.

Tout ce binz et ce temps perdu pour une dame …qui aurait mieux fait de rester chez elle ou pour le moins manifester pacifiquement et obéir aux ordres de dispersion…..

Apparemment le procureur général a eu la même attitude critiquable que le procureur puisque les 2 se sont opposés au dépaysement.

Au début le gouvernement n'était pas mécontent des positions du procureur mais maintenant que ça se gâte il n'y a plus personne . De toute façon depuis le début les interventions policières sont très mal gérées .

S'expliquer ? le procureur est nommé par le garde des sceaux auquel il devra le déroulement de sa carrière , alors l'explication on l'a déjà ! En France on appelle cela l'indépendance de la justice . Et c'est une des raisons ( autre que le manque flagrant de moyens ) qui explique la lenteur de cette justice … et parfois ses bizarreries .

Décidément chaque affaire nouvelle apporte une preuve supplémentaire que la magistrature française n'est vraiment pas très futée…

Que de tralalas pour une militante qui savait très bien qu'elle prenait des risques. Quels cabots ces gauchos !

Un procureur c'est un avocat du gouvernement , en l'occurrence de la Macronie qui est le régime des copains et des coquins , donc tout est normal .

Quand on voit le temps et le nombre de personnes concernés mais aucune décision en vue alors que pour juger un gilet jaune on le fait en comparution immédiate et en calèche immédiatement!!!! Justice de classe comme avant 1789 !!!

Cette histoire est typiquement ce qui agace les français, un procureur aux ordres des politiques, nommer la conjointe du policier mis en cause dans cet accident enquêtrice est clairement vouloir protéger à tout prix la police (donc le pouvoir). Le policier est, ou pas, responsable de cet accident avec, ou pas, des circonstances atténuantes, c'est à la Justice, indépendante, de l'établir et d'en juger.

pourquoi cette polémique stérile, la dame n'avait qu'à rester chez elle avec ses petits enfants,un point c'est tout

Se pensant intouchable par son statut, il s'est permis de dire n'importe quoi afin de nuire.

<<L'avocat de la militante Geneviève Legay, Me Arié Alimi en a sollicité le dépaysement.>> – Effectivement : la mutation de ce policier et de sa femme s'impose !

Dans laffaire des blessures de Geneviève Legay, militante dAttac, lors des manifestations du 23 mars, le procureur de la République de Nice a jugé légitime de confier lenquête à la compagne du commissaire chargé, ce jour-là, des opérations policières. La Direction des services judiciaires a décidé de saisir, ce vendredi, le procureur général de la cour dappel dAix-en-Provence afin de convoquer le magistrat pour quil sexplique sur ces faits. Ce nest pas la première fois que ce dernier assouplit à sa guise les règles de déontologie.

Le procureur de la République de Nice va finalement devoir rendre des comptes. Selon nos informations, la Direction des services judiciaires a saisi, ce vendredi 12 avril, le procureur général dAix-en-Provence afin quil convoque Jean-Michel Prêtre. Le procureur doit sexpliquer sur ses choix dans lenquête préliminaire sur les blessures de Geneviève Legay. À la suite de cet entretien, la garde des Sceaux appréciera les suites à donner, a précisé le ministère auprès de Mediapart. 

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