Activités de Lafarge en Syrie : une ONG demande l’audition de …

En avril, Eric Olsen, patron de LafargeHolcim depuis juillet 2015, avait démissionné pour tenter de désamorcer le dossier syrien. Le conseil d'administration avait accepté sa démission mais estimé qu'il n'était "ni responsable ni pouvant être considéré comme informé des actes répréhensibles identifiés" en Syrie. Le dossier a été confié en juin à trois juges d'instruction.

Le 9 juin, une information judiciaire avait été ouverte pour «financement d’entreprise terroriste» et «mise en danger de la vie d’autrui». Les trois juges désignés doivent déterminer les liens qu’à pu entretenir Lafarge avec les organisations terroristes en Syrie, pour pouvoir maintenir l’activité de la cimenterie de Jalabiya, dans le nord du pays, malgré la guerre civile. En 2014, Daech s’était finalement emparé du site.

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Relations troubles entre Lafarge et Daech en Syrie : l'ONG Sherpa réclame l'audition de Laurent Fabius par la justice

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La fréquentation du site est certifiée par l’OJDMonde, le ministère de l'Économie avait déposé plainte, déclenchant l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet de Paris, confiée au Service national de douane judiciaire (SNDJ). Dans son rapport, dont l'AFP a eu connaissance, le SNDJ confirme que la branche syrienne du cimentier, Lafarge Cement Syrie (LCS), a "effectué des paiements aux groupes jihadistes" via un intermédiaire.

Affaire Lafarge en Syrie : Laurent Fabius devant la justice ?

a reconnu avoir financé «indirectement» des groupes armés syriens pour conserver son activité dans le pays, en 2013 et 2014. Dans un communiqué publié en mars, il écrivait que la filiale locale avait tenté d’amadouer les diverses «factions armées» qui contrôlaient ou tentaient de contrôler les zones autour de la cimenterie. Elle a «remis des fonds à des tierces parties afin de trouver des arrangements avec un certain nombre de ces groupes armés, dont des tiers visés par des sanctions».

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«La justice ne doit oublier aucun acteur dans cette affaire, a déclaré Marie-Laure Guislain, responsable du contentieux au sein de l’ONG. L’Etat doit être exemplaire, les juges doivent donc rechercher son éventuelle responsabilité.»Entreprises Fidal renforce son équipe Droit Social avec l’avocate Jessy Leger Le cabinet d’avocats d’affaires Fidal a recruté l’avocate Jessy Leger …

Toujours selon France Info, plusieurs dirigeants de Lafarge ont déclaré devant les enquêteurs que le ministère des Affaires étrangères était informé. «Tous les six mois, on allait voir le Quai d’Orsay qui nous poussait à rester. (…) Le Quai d’Orsay dit qu’il faut tenir, que ça va se régler», a notamment déclaré le directeur général adjoint du groupe au moment des faits. Une version contestée par le Quai d’Orsay, qui dit avoir «alerté» Lafarge sur «les risques encourus à rester en Syrie».  

une information France Info, Laurent Fabius serait dans le viseur de l'ONG Sherpa qui défend les intérêts des anciens salariés syriens du cimentier Lafarge. Cette dernière demande l'audition par la justice de celui qui occupait le poste de ministre des Affaires étrangères de mai 2012 à février 2016. L'association réclame également au juge d'entendre deux anciens ambassadeurs de France en Syrie. "La justice française ne doit oublier aucun acteur dans cette affaire. L'Etat doit être exemplaire, les juges doivent donc rechercher son éventuelle responsabilité", relève Marie-Laure Guislain, la responsable du contentieux auprès de l'ONG. Cette demande a été déposée cette semaine auprès des juges d'instruction du tribunal de Paris.

défendus par l’ONG Sherpa défenseur des victimes de crimes économiques, qui s’est constituée partie civile dans ce dossier, estiment que le Quai d’Orsay était au courant de l’activité du cimentier sur place, voire que le ministère aurait insisté pour qu’il reste en Syrie.  

« mise en danger de la vie d’autrui ». Plusieurs dirigeants du cimentier ont affirmé cependant que le quai d’Orsay était informé des activités de l’entreprise. Selon Franceinfo, certains de ces dirigeants affirment même que la diplomatie française a poussé Lafarge à rester en Syrie. « Tous les six mois, on allait voir le quai d’Orsay qui nous poussait à rester. […] Le quai d’Orsay dit qu’il faut tenir, que ça va se régler » a déclaré le directeur général adjoint de l’époque.

le site du groupe France Télévisions, plusieurs cadres du cimentier LCS, entendus par les enquêteurs, auraient affirmé que le quai d'Orsay était parfaitement informé des activités de l'entreprise en Syrie. "Tous les six mois, on allait voir le Quai d'Orsay qui nous poussait à rester. (…) Le Quai d'Orsay dit qu'il faut tenir, que ça va se régler", a ainsi expliqué le directeur général-adjoint de Lafarge de l'époque. Une version contestée par une source diplomatique. Le ministère des Affaires étrangères aurait "alerté le groupe Lafarge sur les risques encourus à rester en Syrie".Lire aussi : Syrie. Comment Lafarge achetait sa sécurité auprès de l’État islamiqueDepuis le mois de juin, trois juges ont ouvert une enquête sur des soupçons de financement du terrorisme et de mise en danger de la vie de ses salariés à l’encontre du groupe français. Entre 2011 et 2014, le groupe a continué à faire tourner son usine en Syrie malgré la guerre civile. Il lui est reproché d’avoir payé des bakchichs aux islamistes de Daesh. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères entre 2012 et 2016, pouvait-il l’ignorer ?de Valeurs actuelles accessibles, votre journal disponible dès le mercredi soir.Se connecter ou s’inscrire pour poster un commentaire Citoyen Logique – 13/10/2017 – 07:47 Permalien« La justice française ne doit oublier aucun acteur dans cette affaire. » « L’État doit être exemplaire, les juges doivent donc rechercher son éventuelle responsabilité ».

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PartagerDirectLCIJUSTICE – L’ONG Sherpa, chargée de la défense des anciens salariés syriens de Lafarge, réclame l’audition de l’ancien ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. Selon la responsable du contentieux de l’association Marie-Laure Guislain, “les juges doivent rechercher l’éventuelle responsabilité” de l’État.2017-10-13T05:57:44.061ZLa rédaction de LCIL'enquête sur les relations entre la cimenterie Lafarge en Syrie et le groupe terroriste État islamique se poursuit. Selon France Info, l'ONG Sherpa, qui s'est constituée partie civile, demande l'audition par la justice de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères de mai 2012 à février 2016. "La justice française ne doit oublier aucun acteur dans cette affaire", a déclaré la responsable du contentieux de l'ONG, Marie-Laure Guislain. "L'État doit être exemplaire, les juges doivent donc rechercher son éventuelle responsabilité". L'association réclame aussi aux juges d'entendre deux anciens ambassadeurs de France en Syrie. SOCIÉTÉpartager08:42TÉMOIGNAGE

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