Vol Air France Rio-Paris: une nouvelle expertise met en cause les …

"Le pilotage manuel a été imposé par la déconnexion du pilote automatique consécutive au givrage des sondes" Pitot, ajoutent les trois experts.

Des juges du pôle accident collectif, créé un an plus tôt, reprenaient alors le dossier et ordonnaient en février 2017 une nouvelle contre-expertise, dont les conclusions ont pu être consultées par l’AFP.

Les parties disposent désormais d’un délai de deux mois pour faire des observations et être éventuellement entendues par les experts, avant la remise du rapport définitif presque neuf ans après la catastrophe.

Le point de départ de l’accident est un givrage en vol des sondes Pitot, qui a conduit à un dérèglement des mesures de vitesse de l’Airbus A330 et désorienté les pilotes. L’appareil s’était abîmé dans l’océan atlantique.

Parmi les causes indirectes, les experts pointent également "l’ambiguïté du classement de la procédure Stall", (l’alarme de décrochage mal interprétée par les pilotes, ndlr) dans la documentation d’Airbus et d’Air France ainsi qu’une insuffisance dans la certification des sondes Pitot.