JO 2018 : c’est déjà fini pour la snowboardeuse cantalienne …

Victime au coeur de l’hiver d’une insuffisance surrénale qui l’a éloignée des pistes de snowboard, la Française Clémence Grimal se présente aux JO-2018 à Pyeongchang (Corée du Sud) pour un pari fou: réaliser un seul run dans l’hiver et aller chercher le podium olympique en halfpipe.

En attendant, elle s’élancera lundi en qualifications (13h30, 05h30) avec comme premier objectif de se qualifier pour la finale, programmée mardi (10h00, 02h00).

Clémence Grimal avait dû rester éloignée de son snowboard plusieurs mois en raison d’une insuffisance surrénale et d’une blessure au pied. “Je suis contente d’être arrivée ici, mais je suis déçue de ne pas avoir pu plaquer ces deux runs qui sont pourtant sur des choses, des figures que je connais. Les larmes que j’ai c’est tout ce qui ressort de cette saison qui a été vraiment longue et difficile”, explique la jeune femme de 23 ans. “Plein de choses ont manqué, l’habitude de prendre des départs, pas assez de préparation sur un peu tout… Je n’ai fait que cinq jours de snow dans l’année, donc il ne fallait pas que je m’attende à des miracles non plus”.

Double médaillée de bronze en halfpipe aux Championnats du monde de Sierra Nevada (Espagne) en 2017, et de Kreichberg (Autriche) en 2015, la trajectoire de Clémence Grimal était toute tracée pour la médaille sous les Anneaux en 2018.

En revanche deux Françaises ont obtenu leurs billets, Sophie Rodriguez et Mirabelle Thovex, classées respectivement 9e et 10e des qualifications. Seules les douze meilleures étaient qualifiées. L’épreuve a été survolée par l’américaine Chloe Kim avec un score de 95,50 points. La finale aura à 2 heures du matin dans la nuit de  lundi à mardi.

Seulement voilà, la skieuse du Lioran dans le Cantal a connu une saison pleine de galères, enchaînant “pas mal de petits pépins de santé cet hiver”, comme elle le glisse, tout en euphémisme.

Déception pour Clémence Grimal. La snowboardeuse de Figeac (Lot), licenciée au club du Lioran (Cantal), ne participera pas à la finale de l’épreuve du halfpipe aux Jeux Olympiques de Pyeongchang. Elle a été éliminée de la finale après des chutes dans ses deux runs. Elle s’est classée 24e.

“Bien sûr que ça crée une frustration. Ça fait quatre ans depuis mon dernier +run+ à Sotchi, que je me dis que j’ai envie de faire une médaille à Pyeongchang. Au final, je me retrouve bloquée par ma maladie, bloquée dans mon élan”, souligne-t-elle.

Résultat, elle ne s’est alignée sur aucune des épreuves de Coupe du monde au cours de l’hiver. “Au fur et à mesure que la saison et les compétitions passaient, je paniquais un peu et je me disais +Oh là là, mince, ça va quand même être compliqué+”, reconnait-elle.

Snowboard : le contre la montre de Clémence Grimal

Sourire aux lèvres, elle assure en ironisant avoir eu le temps de faire “plein de choses” durant son inactivité: “On regarde des films, on mange du popcorn”.

La snowboardeuse Clémence Grimal, licenciée au Lioran dans le Cantal n’ira pas en finale de la compétition de halfpipe aux Jeux Olympiques d’hiver 2018 de Pyeonchang, elle a chuté au cours de ses 2 passages lors des manches de qualification.

Plus sérieusement, elle en a profité pour faire “un peu de préparation physique mine de rien. On fait beaucoup de préparation mentale, on travaille un peu là-dessus. On fait aussi beaucoup de visualisation de nos runs, de nos figures, de nos enchaînements. On essaie de se mettre dedans”, explique-t-elle.

Par Cyrille Genet Publié le 12/02/2018 à 11:12 Mis à jour le 12/02/2018 à 11:24

Des exercices en intérieur, à l’aide de trampolines et de bacs en mousse, qui permettent de “garder une lucidité sur ce que l’on peut faire”. “On peut tester les figures que l’on a envie de faire, refaire celles que l’on sait déjà faire. Avec les repères dans l’espace, ça nous aide beaucoup”.

De là à visualiser un podium aux Jeux ? “Ouais, bien sûr”, lance-t-elle. “Beaucoup moins que des runs de pipe, mais ça m’arrive d’en rêver. Des fois je me dis que ce serait cool un podium aux Jeux.”

Arrivée en Corée, elle a retrouvé le sourire même si elle va se présenter sans la moindre compétition au compteur cette année. « Quand je suis remontée sur le snow, cela m’a fait du bien de constater que je n’avais pas trop perdu, » précise-t-elle. « Quand j’ai vu que je pouvais réaliser ce que je faisais auparavant, cela m’a bien soulagée. » Deux fois médaillée de bronze aux championnats du monde, en 2015 et en 2017, elle ne manque pas d’ambition. « Mentalement ce podium de Sierra Nevada l’année dernière m’aide à me dire que je peux faire de belles choses. »

La snowboardeuse a finalement pu remonter sur sa planche il y a une quinzaine de jours, agréablement surprise d’avoir rapidement retrouvé les sensations.

De nature optimiste, Clémence Grimal a dû effectuer une véritable course d’obstacles avant de se retrouver au départ de l’épreuve de snowboard des Jeux de Pyeongchang. Multipliant les pépiins physiques au cours d’une saison réduite à la portion congrue, elle est revenue avec humour sur ses différents bobos. « J’ai d’abord été blessée au pied au cours de l’été et j’ai dû faire de la rééducation, » raconte-telle. « Et quand j’ai repris le snow, le pied gonflait tellement que j’ai dû encore arrêter trois semaines. »

“Quand je suis remontée sur la planche, j’étais assez contente de voir que j’avais toujours ce truc et que j’arrivais encore à faire ce que je sais faire. Ça m’a bien soulagé”.

Mais le pire était à venir. Lors d’une épreuve de coupe du monde à Copper Mountain, dans le Colorado, au début du mois de décembre, elle est victime d’un malaise. « Au début, je ne savais pas ce que j’avais, » explique-t-elle. « Puis, j’ai passé des examens sanguins qui ont détecté une fin de mononucléose, mais aussi un taux de TSH et de cortisol anormaux. Les médecins en ont conclu que je souffrais d’une insuffisance surrénale. »

Malgré son tempérament de battante, elle reconnait avoir beaucoup gambergé quand les médecins n’avaient pas encore diagnostiqué sa maladie.

“Je me disais que j’étais folle, on me disait que j’étais en dépression. A ce moment-là, je me dis qu’ils avaient raison et je me suis demandé si ça servait encore à quelque chose que je me fasse autant de mal”, explique-t-elle.

Ces moments pénibles sont désormais derrière elle et elle tentera lundi et mardi de “s’amuser et représenter la France”.

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