Bassin annécien: Tessa Worley devra patienter

Bassin annécien: Tessa Worley devra patienter

JO 2018 : mercredi était ennuyeux ? Pourquoi jeudi va être exceptionnel

nInitialement prévu lundi, le géant avait finalement été reporté en raison des conditions climatiques. Si le temps ne fait pas – encore – des siennes, ce sera enfin l’occasion pour les skieuses- de faire leur entrée en lice dans ces JO de Pyeongchang. Championne du monde en titre, absente à Sotchi car blessée, Tessa Worley peut-elle se parer d’or à Pyeongchang ? Le seul titre qui manque à son palmarès dans la discipline.

Détentrice du petit globe de la spécialité, la Bornandine, victorieuse du géant de Lenzerheide cet hiver, 2e de ceux de Sölden, Courchevel et Maribor, a montré ses capacités à briller (aussi) sur les courses d’un jour. Sa mission est simple : offrir une première médaille au camp tricolore en ski alpin en Corée du Sud. Mais la concurrence emmenée par Mikaela Shiffrin, engagée dans une folle entreprise, Viktoria Rebensburg ou encore Federica Brignone, s’annonce plus que dangereuse.

Toutefois, la skieuse binationale veut tout l’inverse. Le retour est long, douloureux, parsemé d’échecs, mais, quatre ans après sa blessure, Tessa Worley reconquiert son titre de championne du monde, à Saint-Moritz. « C’était encore plus fort que la première fois, raconte Steven Worley, car je voyais ma fille vraiment très déçue de mettre tant de temps à revenir au top. Son mental a été incroyable, elle s’était mis tellement de pression. » Une force de caractère qui impressionne les observateurs, à commencer par Gauthier de Tessières, qui commente ses courses sur Eurosport : « Tessa est une machine de course qui respire le bien-être. Elle est remplie d’expérience, et malgré sa blessure et ses échecs, elle a le smile tout le temps ! Le fait de vivre avec Julien Lizeroux l’a aussi beaucoup aiguillée. » En effet, après avoir grandi sur des skis, Tessa Worley s’est mariée à un skieur, Julien Lizeroux, vice-champion du monde de slalom et de combiné en 2009, qui représentera aussi l’équipe de France à Pyeongchang.

Les Françaises à suivre : Tessa Worley, Adeline Baud Mugnier, Taina Barioz

La stat à avoir en tête : 54. Cela fait cinquante-quatre ans que la France attend un titre olympique en slalom géant féminin aux Jeux d’hiver. Depuis le sacre de Marielle Goitschel lors des Jeux d’Innsbruck en 1964, aucune Française n’a réussi à lui succéder. Tessa Worley peut mettre fin à cette disette.

JO 2018 : Après le monde, l’Olympe pour Tessa Worley ?

Tessa Worley lors du géant de Lenzerheide, le 27 janvier 2018Getty Images

Initialement prévu dimanche, la descente n’avait pas eu lieu, la faute à des vents violents. Un report pas sans conséquence. Si la course a bien lieu jeudi, les forces en présence ont déjà été bouleversées. Car, entre-temps a eu lieu le combiné et une descente – raccourcie – sur laquelle plusieurs candidats à la victoire ont pu se tester. On pense notamment à Thomas Dressen, vainqueur de cette descente, ou encore les favoris Kjetil Jansrud et Aksel Lund Svindal, 2e de la descente mais dont le genou a fait des siennes avant le slalom. De quoi le faire renoncer ? Peu probable.

Mais le principal favori à la succession de Matthias Mayer, champion olympique à Sotchi devant Christopf Innerhofer, s’appelle Beat Feuz. Champion du monde en titre, vainqueur des descentes de Lake Louise, Wengen et Garmish-Partenkirchen cette saison, le Suisse sera l’homme à battre sur la piste coréenne et tentera de succéder du côté de la Nati à Didier Defago, champion olympique de descente à Vancouver en 2010. Mais, depuis Zurbriggen en 1988, la descente échappe souvent aux favoris. De quoi ouvrir la porte à un succès inattendu. Et pourquoi pas aux Français, qui voudront succéder à Dénériaz, titré à Turin.

Les Français à suivre : Brice Roger, Johan Clarey, Adrien Théaux, Maxence Muzaton

La stat à avoir en tête : 0. Si la Norvège possède parmi les meilleurs spécialistes de vitesse du siècle, avec notamment cinq des sept derniers titres olympiques du super-G, jamais les Nordiques n’ont ramené l’or sur la discipline reine. La seule épreuve où la Norvège n’a jamais été titrée.

Beat Feuz, lors du 3e entraînement de la descente – JO PYEONGCHANG 2018Eurosport

JO 2018 : mercredi était ennuyeux ? Pourquoi jeudi va être exceptionnel

JO 2018 : mercredi était ennuyeux ? Pourquoi jeudi va être exceptionnel

La passe de trois pour Laura Dahlmeier ? C’est tout l’enjeu de ce 15 kilomètres qui pourrait permettre à l’Allemande de rentrer un peu plus dans la légende olympique. Déjà titrée sur le sprint puis sur la poursuite, la géante mondiale du biathlon aura à cœur de continuer son Grand Chelem. L’enjeu est de taille : rejoindre Ole Einar Bjoerndalen (2002), Darya Domracheva (2014) et Michael Greis (2006), seuls biathlètes à avoir arracher trois breloques dorées sur une seule édition des JO. Intouchable depuis son arrivée en Corée du Sud, l’Allemande sera bien sûr l’immense favorite.

Ushuaia. Trois correspondances pour se rendre sur place, dont une de treize heures et une autre de six. Des retards fréquents, des pépins réguliers avec les bagages. Et on en a environ 2 tonnes. L’année dernière, on a dû faire demi-tour après deux heures lors du trajet Buenos Aires-Barcelone, problème technique. Il a fallu vider le kérosène et attendre vingt-quatre heures de plus pour repartir sur un autre vol, soit environ quatre jours pour rentrer chez nous.

JO 2018: Novice en 2010, spectatrice en 2014, Tessa Worley veut prendre sa revanche sur les Jeux olympiques

Mais, attention, car les outsiders sont nombreux. A commencer par la tenante du titre, Domracheva, encore dans le coup cette année (5e) en Coupe du monde mais dans le dur pour l’instant à Pyeongchang. A surveiller aussi, Kaisa Mäkäräinen, actuelle n°1 mondiale mais décevante jusqu’à présent, ou Anastasia Kuzmina. Côté français, la bonne forme d’Anaïs Bescond pourrait leur offrir des possibilités… A condition de bien régler la mire au tir.

Les Françaises à suivre : Célia Aymonier, Anaïs Bescond, Anaïs Chevalier, Justine Braisaz

Le géant des Jeux de Vancouver (2010). Le départ de la seconde manche était rendu impossible par un épais brouillard. Du coup, il a été donné le lendemain dans des conditions de neige totalement différentes vu qu’il avait plu durant la nuit. Courir sur deux jours, c’était une première pour moi. J’étais jeune et je n’ai pas du tout su m’adapter (16e).

Le débat du jour : Faut-il croire davantage à Alexis Pinturault ou à Tessa Worley ?

La stat à avoir en tête : 1. Si elle parvient à s’imposer, Dahlmeier deviendrait la première athlète allemande à décrocher trois médailles d’or lors de mêmes JO (hiver comme été).

Difficile de dégager une hiérarchie pour cette course puisqu’il n’y a eu que deux individuels en Coupe du monde cette saison. La première remportée par Johannes Boe fin novembre à Östersund. La seconde gagnée par Martin Fourcade mi-janvier à Ruhpolding. Les deux meilleurs biathlètes du moment, qui sont aussi les deux plus rapides sur les skis, seront donc forcément les deux principaux favoris d’une épreuve longue où la moindre faute au tir coûte cher (une minute de pénalité). Et compte tenu des conditions climatiques et du vent qui souffle à Pyeongchang depuis le début de ces Jeux, ceux qui réussiront des 20/20 au tir ne devraient pas être loin de la vérité pour monter sur le podium de ce 20km.

Les Français à suivre : Martin Fourcade, Simon Desthieux, Antonin Guigonnat, Emilien Jacquelin

La stat à avoir en tête : 2. Après avoir conservé son titre olympique en poursuite, Martin Fourcade pourrait faire de même en individuel. Et devenir le premier à conserver sa couronne dans cette épreuve depuis Magnar Solberg (1968 et 1972).

Un archi favori au départ. Et il est Français. Pierre Vaultier, champion olympique en titre, aura la grosse pancarte dans le dos pour l’épreuve de snowboardcross, une discipline qu’il domine de la tête et des épaules depuis plusieurs saisons. Le Tricolore, qui reste sur cinq podiums de suite en Coupe du monde, est en passe de décrocher son sixième globe de la spécialité, le troisième consécutif. Alors, évidemment, les chiffres impressionnent.

Il n’en reste pas moins que le boardercross est une discipline à risques, où tout peut arriver pendant une minute trente (chutes, sorties de piste…), surtout dans un Phoenix snowpark de Pyeongchang réputé plus long que la moyenne et où la glisse et l’aspiration auront leur importance. Mais Vaultier l’expérimenté (à 30 ans, ce sont ses 4es Jeux), adepte de VTT habitué aux gros bobos, l’a déjà fait une fois. Alors, bis repetita ?

Les Français à suivre : Pierre Vaultier, Ken Vuagnoux, Merlin Surget, Loan Bozzolo

La stat à avoir en tête : 3. 2006 (Paul-Henri De Le Rue), 2010 (Tony Ramoin), 2014 (Pierre Vaultier)… Il y a toujours eu un Français sur le podium aux JO depuis que le snowboardcross est devenu discipline olympique à Turin.

Pierre Vaultier of France competes, Christian Ruud Myhre of Norway competes, Jake Vedder of USA competes, Alessandro Haemmerle of Austria competes during the FIS Freestyle Ski World Cup,Getty Images

JO 2018 – Programme du 12 février : Tessa Worley devra attendre, l’heure de la revanche pour Martin Fourcade

Et si la France décrochait une nouvelle médaille, en patinage aristique ? Si la course à l’or semble très clairement réservée à la Chine (Wenjing Sui-Cong Han)et à la Russie sous bannière olympique (Evgeniya Tarasova-Vladimir Morozov), d’ores et déjà détachés et favoris pour succéder au couple russe Volosozhar-Trankov, la médaille de bronze sera elle beaucoup plus disputée. Et notamment par le couple français Vanessa James-Morgan Cipres.

Excellent sur le programme court, les Tricolores se sont placés (6e) en vue du libre et peuvent rêver de la 3e place occupée par les Canadiens (1,48pts de retard). Mais la France n’est pas la seule à rêver de la médaille puisque le Canada justement, l’Allemagne, la Chine (Xiaoyu Yu-Hao Zhang), l’Italie du duo Valentina Marchai-Ondrej Hotarek, la Russie sous bannière olympique (Natalia Zabiiako-Alexander Enbert) et l’Italie de Nicolas Della Monica-Matteo Guarise se tiennent en 2,82pts. Autant dire que rien n’est encore joué.

La stat à avoir en tête : 1. Comme le nombre de médailles d’or en couples qui a échappé aux Russes (et URSS) depuis les JO de Squaw Valley en 1960. S’ils ont du partager la 1re place aux JO de Salt Lake City (avec le Canada), ils ont trusté la première place de chaque concours olympique, à l’exception de 2010, à Vancouver. C’était alors le couple chinois formé de Shen Xue et Hongbo Zhao qui avait été sacré.

JO 2018 : le dossard 2 pour Tessa Worley dans le géant

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Encore du patinage de vitesse, encore un festival des Pays-Bas ? C’est probable. Mais les Néerlandais ne réussiront pas la même performance qu’il y a quatre ans à Sotchi, où ils avaient trusté les trois places du podium avec Kramer, Bergsma et De Jong. Seuls les deux premiers seront présents cette fois et feront encore office de grands favoris. Surtout Kramer, qui a montré sa bonne forme en étant titré sur le 5000m.Mais les Néerlandais devront se méfier de la concurrence belgo-coréenne.

Respectivement 4e et 5e à Sotchi, le Sud-Coréen Seung-Hoon Lee – champion olympique en 2010 et forcément très motivé à domicile – et le Belge Bart Swings voudront cette fois briser l’hégémonie néerlandaise sur le podium et, pourquoi pas, créer la surprise dans la course à l’or olympique. Attention également à l’Allemand Patrick Beckert, bronzé aux Mondiaux d’Heerenveen 2015 et de Ganneung 2017 sur la distance et qui aura l’avantage de s’élancer dans la même série que Kramer.

La stat à avoir en tête : 34. Depuis les JO de Sarajevo en 1984, soit depuis 34 ans, les Néerlandais ont toujours placé – au moins – un coureur sur le podium du 10 000m hommes. Pire, lors des cinq derniers JO, les Pays-Bas ont trusté 11 des 15 médailles distribuées.

Absent en 2014 à Sotchi, comme la logique des roulements classique/libre des épreuves individuelles l’exige, le 10km libre fait son retour aux JO cette année et promet une course très indécise. Si la Suède règne en maitre depuis le début de ses Jeux (Nilsson au sprint et Kalla en skiathlon), le 10km libre est bien plus ouvert.

D’ailleurs, personne ne s’est imposé deux fois encore cette année en Coupe du monde, sur les cinq épreuves disputées. Championne olympique en titre, Charlotte Kalla partira encore avec l’étiquette de grande favori et son numéro en skiathlon n’a fait que renforcer ce statut. La Suédoise devra toutefois se méfier de l’armada norvégienne (Ragnhild Haga, Marit Bjorgen, Ingvild Flugstad Osberg, Heidi Weng) et de l’Américaine Jessica Diggins, vainqueur du dernier libre disputé à Seefeld in Tirol et en forme à Peyongchang (6e du sprint classique, 5e du skiathlon).

Les Françaises à suivre : Delphine Claudel, Aurore Jean, Anouk Faivre Picon, Coraline Thomas Hugue

La stat à avoir en tête : 10. Avec dix breloques olympiques, Marit Bjoergen est le 3e sportif – hommes et fammes confondues – le plus médaillé de l’histoire des JO d’hiver. Mais la Norvégienne n’a jamais été sacré en 10km, libre ou classique, la seule distance qui manque à son palmarès olympique.

Olympia 2018: Charlotte Kalla aus Schweden siegt im SkiathlonGetty Images

Une seule question : qui pourra ne serait-ce qu’inquiéter l’équipe d’Allemagne dans ce relais ? Introduite en 2014 à Sotchi, cette épreuve va forcément faire la part belle au voisin d’outre-Rhin, qui écrase ce sport depuis de nombreuses années. Tenants du titre, les Allemands ont encore trusté les titres et les podiums dans les différentes épreuves depuis le début des Jeux. Doublé chez les femmes (Natalie Geisenberger en or, Dajana Eitberger en argent), or (Tobias Wendl et Tobias Arlt) et bronze (Toni Eggert et Sascha Benecken) en double et (seulement) bronze chez les hommes (Johannes Ludwig) où la légende Felix Loch (trois titres olympiques depuis 2010) n’a terminé que 5e. Bref, il y aura treize pays au départ et à la fin, c’est très probablement l’Allemagne qui gagnera, pour faire grimper encore un peu plus son compteur de médailles.

JO 2018 : Après le monde, l'Olympe pour Tessa Worley ?

JO 2018 : Après le monde, l’Olympe pour Tessa Worley ?

La stat à avoir en tête : 4/6. L’Allemagne n’a remporté “que” quatre des six relais disputés en Coupe du monde cette saison, pour une deuxième place et une disqualification. Il y a donc de la place pour la concurrence. Enfin un peu.

JO 2018 : Après le monde, l'Olympe pour Tessa Worley ?

JO 2018 : Après le monde, l’Olympe pour Tessa Worley ?

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