Gilets jaunes: 47 personnes déférées, 27 comparutions …

Gilets jaunes: 47 personnes déférées, 27 comparutions ...

“Gilets jaunes”: 45 personnes déférées, 27 comparutions immédiates lundi

Vingt-sept personnes seront présentées ce lundi en comparution immédiate, a annoncé le préfet de police de Paris Michel Delpuech lors dune interview sur CNews.

Vingt-huit gardes à vue ont été prolongées et 47 personnes déjà présentées à la justice sur les 103 personnes interpellées après les violences survenues samedi lors du rassemblement parisien des "gilets jaunes", a indiqué lundi le parquet de Paris.

Gilets jaunes: les autorités envisagent de dissoudre les groupes dultra-droite

Elles sont toutes renvoyées devant le tribunal pour "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations", a précisé une source judiciaire. Certaines le sont aussi pour "violences volontaires sur personne dépositaire de lautorité publique", "dégradations", "outrage, rébellion, menace de mort" ou encore "recel de vol".

“Ces groupes dultra-droite font lobjet (…) de toute lattention des services centraux et il nest pas exclu quinterviennent des décisions de dissolution de tel ou tel groupe”, a déclaré Michel Delpuech ce lundi matin à lantenne de Cnews. “Cest des objectifs pour lesquels la dissolution peut être la réponse juridique”, a ajouté le préfet de police de Paris.

Par ailleurs, 25 interpellés ont été remis en liberté et quatre ont reçu une convocation devant le tribunal correctionnel, selon le parquet de Paris. Une personne fait lobjet dune comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité et 25 autres doivent être présentées à un délégué du procureur pour un rappel à la loi, mesure alternative aux poursuites pénales devant un tribunal.

Trente-et-une personnes blessées. Les forces de lordre ont utilisé samedi 5.000 grenades lacrymogènes, “plus de un(e) par minute, cest du jamais vu”, selon Michel Delpuech et les sapeurs-pompiers ont éteint “plus dune centaine de feux”. “Le bilan humain, ce sont 31 personnes blessées, 24 parmi les manifestants, dont une plus sérieusement à la main – sans doute en voulant ramasser une grenade – et sept parmi les forces de lordre dont une personne assez sérieusement blessée”, a souligné le préfet.

Samedi, un rassemblement de "gilets jaunes" sur les Champs-Élysées a donné lieu à une journée de violences et de dégradations. 

Des dégradations sans précédent. Samedi, un rassemblement de “gilets jaunes” sur les Champs-Élysées a donné lieu à une journée de violences et dégradations. “Cette configuration est absolument sans précédent, dune part par le caractère totalement improvisé – pas dorganisateur, pas dinterlocuteur – elle est sans précédent aussi par la durée de lévénement”, a déclaré Michel Delpuech. 

"Cette configuration est absolument sans précédent, dune part par le caractère totalement improvisé – pas dorganisateur, pas dinterlocuteur – elle est sans précédent aussi par la durée de lévénement", a déclaré le préfet de police de Paris Michel Delpuech lors dune interview sur CNews.

"Les commandos étaient largement infiltrés, inspirés, manipulés par des membres de lultradroite quon a vus à lœuvre", a-t-il insisté, sans donner plus de précisions.

La manifestation des gilets jaunes samedi 24 novembre à Paris était dune configuration inédite, selon le préfet de police de Paris, Michel Delpuech.

"Ces groupes ultradroite font lobjet de toute lattention des services centraux et il nest pas exclu quinterviennent des décisions de dissolution de tel ou tel groupe", a-t-il ajouté. 

“Cest assez classique. Quand lultra-droite fait dégénérer une manifestation, dêtre présent au début (…), dagréger dautres manifestant et puis (…) de disparaître très rapidement, de sorte queffectivement, dans les 103 interpellés, on ne retrouve pas forcément les militants dextrême droite”, a ajouté Laurent Nuñez.

Un total de 103 personnes, dont cinq mineures, ont été interpellées, et 101 ont été placées en garde à vue.

Quelque 8.000 “Gilets jaunes” ont manifesté samedi sur les Champs-Elysées, bravant linterdiction de toute manifestation sur cette avenue symbolique de la capitale française, proche des lieux de pouvoir que sont le Palais de lElysée, le ministère de lIntérieur et lAssemblée nationale.

"Plus des trois quart" des 103 personnes interpellées, "sont des personnes qui viennent de différentes villes de province de manière un peu isolée, ce ne sont pas des habitués du territoire parisien", selon M. Delpuech.

Les forces de lordre ont utilisé samedi 5.000 grenades lacrymogènes, "plus de un(e) par minute, cest du jamais vu", selon le préfet. Les sapeurs-pompiers ont éteint "plus dune centaine de feux".

Tôt le samedi, le ministre de lIntérieur Christophe Castaner avait rapidement parlé “dune mobilisation de lultradroite”, où les gardiens de la paix ont dû “repousser les séditieux” qui avaient “répondu à lappel de Marine Le Pen (à défiler sur les Champs, ndlr) et voulaient sen prendre aux institutions comme ils veulent sen prendre aux parlementaires de la majorité”.

"Le bilan humain cest 31 personnes blessées, 24 parmi les manifestants dont une plus sérieusement à la main – sans doute en voulant ramasser une grenade – et sept parmi les forces de lordre dont une personne assez sérieusement blessée", a-t-il souligné. 

"C'est assez classique. Quand l'ultra-droite fait dégénérer une manifestation, d'être présent au début (…), d'agréger d'autres manifestant et puis (…) de disparaître très rapidement, de sorte qu'effectivement, dans les 103 interpellés, on ne retrouve pas forcément les militants d'extrême droite", a ajouté Laurent Nuñez.

Lhomme soupçonné davoir "gravement blessé à lœil" ce policier "par un jet décrous" samedi soir était toujours en garde à vue lundi matin, selon le parquet de Paris.

"On est dans un temps où les violences se multiplient à toutes occasions et cette montée de violence dans des sociétés comme la nôtre, cest une menace au vivre ensemble qui doit nous unir", a estimé M. Delpuech.