Marche pour le climat à Paris : Greenpeace appelle à quitter la manifestation parisienne à cause des violences – Franceinfo

Marche pour le climat à Paris : Greenpeace appelle à quitter la manifestation parisienne à cause des violences - Franceinfo

Exactions en marge de la Marche pour le climat à Paris, 1.000 manifestants “radicaux” selon la préfecture

Confusion à la marche pour le climat samedi à Paris : des black blocs se sont mêlés au cortège, des incidents ont éclaté avec les forces de lordre et Greenpeace a appelé les manifestants à quitter la marche à cause de ces violences.

Vitrines cassées, banque dégradée, barricades de fortune incendiées… des "exactions" ont été commises dès le début de la marche, où 1.000 manifestants "radicaux" ont été signalés par la préfecture de police (PP), alors quun nouvel acte de la mobilisation des "gilets jaunes" avait également lieu samedi à Paris.

Déclaration commune des organisateurs: A 14h45, 45 minutes après le départ de la Marche Climat, les forces de lordre ont projeté sans sommation plusieurs dizaines de grenades de désencerclement directement dans le cortège alors que la manifestation était autorisée. Devant la violence de cette attaque policière, inédite dans lhistoire du mouvement, les dizaines de milliers de manifestants réunis ont été contraints de faire marche arrière et rebrousser chemin. Il y a une volonté délibérée et inacceptable du gouvernement de réduire la contestation au silence.

"Ne prenez aucun risque et quittez la Marche pour le climat. Les conditions dune marche non-violente ne sont pas réunies", a tweeté Greenpeace, en dénonçant "lenvoi de lacrymogènes sur des manifestants non-violents et des familles".

Une autre ONG organisatrice, Youth For Climate, a également appelé sur Twitter à "quitter les lieux", avant de se raviser. "Cest une erreur de communication, la situation sur place est déstabilisante, nous nappelons pas à partir mais nous appelons à la prudence", a-t-elle ensuite tweeté, signe de la confusion qui régnait.

L'arrestation d'Hajar Raissouni, journaliste de 28 ans, pour avortement illégal suscite lindignation dans le pays et remet au centre des discussions la question des libertés individuelles. La journaliste et ses proches dénoncent un procès politique.

La marche, qui sest élancée à 14H30 du centre de la capitale, a été dès le début émaillée dincidents entre les black blocs et les forces de lordre.

La manifestation a été émaillée de violences : des black blocs se sont mêlés au cortège, des incidents ont éclaté avec les forces de lordre. Greenpeace a appelé les manifestants à quitter la marche à cause de ces violences.

Boulevard Saint-Michel, ces militants dextrême gauche, pour certains masqués, ont jeté des projectiles sur les forces de lordre avant de sen prendre à une agence bancaire. Les gendarmes ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes, contraignant une partie des marcheurs à rebrousser chemin peu avant 15h00.

Des centaines de jeunes Ougandais se sont réunis vendredi pour demander que le monde agisse contre le changement climatique, dans le cadre dune journée mondiale daction destinée à mettre en garde contre limminence de la catastrophe environnementale. Arrivés par bus, en moto-taxis ou à pied, ces écoliers ont commencé leur marche dans la ville de Wakiso, aux abords de la capitale Kampala. Ils arboraient des pancartes dénonçant léchec de leur gouvernement à sattaquer à la problématique du changement climatique. Combien de personnes doivent mourir avant que vous nagissiez ? demandait sur un écriteau Cissy Mukasa, 12 ans. Cette fois-ci, le gouvernement doit agir, était-il aussi écrit. LOuganda, un pays doté de trésors naturels tels que les monts Rwenzori, danimaux sauvages comme les gorilles des montagnes, et bordant le plus grand lac dAfrique, le lac Victoria, est affecté par le réchauffement climatique. (Photo AFP)

La marche pour le climat à Paris émaillée de violences

Trois-quarts dheure plus tard, les manifestants continuaient de refluer par centaines vers le Jardin du Luxembourg, doù la marche était partie.

Dautres ONG organisatrices ont appelé à poursuivre la manifestation, en fustigeant laction des forces de lordre.

A 15 heures, suites aux premières charges, de nombreux manifestants quittent le cortège de la marche pour le climat. Nos envoyés spéciaux sur place parlent de détonations. La police fait usage de lacrymos et a également tiré avec des lanceurs de balle de défense (LBD). Elle demande aux manifestants de se désolidariser des groupes violents afin de laisser les forces de lordre intervenir. Des vitrines commerces sont dégradées suites à des jets de trottinettes électriques. La marche a été dès le début émaillée dincidents entre ces militants et les forces de lordre, avec notamment du matériel urbain dégradé, deux banques endommagées et des scooters incendiés.

"45 minutes après le départ, les forces de lordre ont projeté sans sommation plusieurs grenades de désencerclement dans le cortège", a affirmé à lAFP une porte-parole dANV-COP21.

"Les manifestants ont dû faire marche arrière, ils sont stupéfaits, sous le choc", a-t-elle poursuivi en dénonçant "une réaction complètement disproportionnée des forces de lordre".

La Marche pour le climat à Paris infiltrée par des “black blocs”

La préfecture de police a estimé à un millier les manifestants radicaux de la mouvance de lultra-gauche et des "gilets jaunes" présents dans la manifestation. Le nombre de black blocs est denviron 150, selon une source proche du dossier.

Marche pour le climat à Paris : 38.000 personnes à Paris selon les organisateurs

Selon une journaliste de lAFP, les forces de lordre ont fait usage sur le boulevard Saint-Michel de nombreux gaz lacrymogènes et ont également tiré avec des lanceurs de balle de défense (LBD), arme controversée responsable de nombreuses blessures lors de précédentes manifestations des "gilets jaunes".

"Après avoir traité le black bloc et éviter que ça dégénère, lenjeu était que la manifestation reparte. nous avons fait en sorte que la manifestation se tienne", a-t-on commenté à la PP, qui a mobilisé quelque 7.500 membres des forces de lordre. 

Pour Maxime Combes, porte-parole de lAssociation pour la taxation des transactions financières et pour laction citoyenne (Attac), lune des nombreuses organisations qui appellent à marcher pour le climat, il est urgent dagir et dinterpeller les décideurs du monde.  On le voit, la crise climatique saggrave. Donc cette mobilisation aujourdhui a vocation à dire que le mouvement pour le climat est en train de se massifier, de se renouveler et quil est là pour durer. On ne pourra pas faire sans le mouvement climat à lavenir , dit-il à RFI.

Avant le début de la marche climat, Jardin du Luxembourg, les organisateurs avaient appelé au calme. "Tout le monde est le bienvenu. On noppose pas justice climatique et justice sociale, il faut respecter le consensus daction non violente", avait lancé une organisatrice. 

Aujourdhui, nous avons des engagements qui ne sont jamais suivis deffets. Nous avons des petits pas et de grands renoncements, venant des décideurs politiques et des décideurs économiques qui se paient généralement de mot et qui ne mettent pas grand-chose en œuvre pour lutter efficacement climatique. Tout lenjeu aujourdhui, cest daccélérer le mouvement et de sassurer que lensemble de ces États augmente leur ambition de lutte contre le réchauffement climatique, pas dans vingt ans, pas dans dix ans, mais dès demain.

Les appels se sont multipliés pour une "convergence des luttes" entre "gilets jaunes" et militants pro-climat.  

Selon nos informations, le cortège a dû faire marche arrière après lintervention des forces de lordre dans le cortège, boulevard Saint-Michel, et sest retrouvé au point de départ, soit devant le jardin du Luxembourg. Les gendarmes mobiles y bloquent les rues et empêchent la circulation de la mobilisation. Car une demi-heure auparavant, les  black blocs  se sont mis devant le cortège, ont cassé des vitrines, brûlé des poubelles et lancé des pierres sur les CRS. Ces derniers ont réagi en lançant du gaz lacrymogène.

"Tout le monde est mêlé dans le cortège, les mots dordre sont très proches, voire les mêmes", affirmait avant la marche Jean-Claude, 75 ans, de Châtenay-Malabry, qui a participé à un grand nombre de manifestations de "gilets jaunes".

Appel des ONG à la prudenceLes ONG Greenpeace et Youth For Climate, qui font partie des organisateurs de la marche pour le climat ont dabord appelé les manifestants à quitter le cortège en raison des violences qui ont éclaté, avant de se raviser et de simplement appeler à la prudence.  Cest une erreur de communication, la situation sur place est déstabilisante, nous nappelons pas à partir mais nous appelons à la prudence , a tweeté Youth For Climate, signe de la confusion qui régnait sur place.

Manifestation climat : un black bloc sest formé, des tensions en cours

Pour la première fois, pour cet acte 45 des "gilets jaunes", la plupart des manifestants se revendiquant de ce mouvement social né le 17 novembre 2018 ne portaient pas ce vêtement, jusque-là incontournable dans leurs cortèges. 

Face aux craintes de débordements, le président Macron "est mobilisé et mobilisable à chaque instant", a rappelé samedi son entourage.

Selon les autorités, un cortège de militants radicaux  black bloc  sest constitué au sein de la marche dont le départ était prévu à 14 h 30.  Exactions en cours par des individus violents. Les #FDO (forces de lordre) interviennent et répliquent avec des moyens lacrymogènes. Désolidarisez-vous des groupes à risques , a tweeté la préfecture. 

Les manifestants pour le climat, plusieurs milliers, répondent à lappel de nombreuses ONG, au lendemain dune "grève mondiale pour le climat".

Ailleurs en France dautres événements étaient prévus. A Lyon, environ 5.000 personnes se sont rassemblées dans la matinée dans le centre, selon la préfecture du Rhône. A Strasbourg, ils étaient 3.600, selon la police, à manifester dans le calme.

A Paris, une manifestation supplémentaire avait lieu, celle de Force ouvrière contre la réforme des retraites. En outre, on célèbre samedi, à Paris comme en province, les Journées du patrimoine.

Selon les autorités, un cortège de militants radicaux “black bloc” sest très vite constitué au sein de la Marche qui a débuté vers 14H30 sur le boulevard Saint-Michel, au niveau du jardin du Luxembourg.

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Incidents à Paris: quelque 1.000 manifestants radicaux simmiscent dans la marche pour le climat (photos)

“Exactions en cours par des individus violents. Les #FDO (forces de lordre) interviennent et répliquent avec des moyens lacrymogènes. Désolidarisez-vous des groupes à risques”, a tweeté la préfecture.

🔴Des violences (pas par manifestants climat) ont éclaté en début de cortège. Suite à grenades lacrymo la #MarcheClimat a stoppé1⃣ Le bas du cortège marche vers St Michel2⃣ CRS empêchent manifestants non violents du haut de la marche de quitter le cortège #MobilisationGenerale

Les policiers sont intervenus à partir de 15H00 pour disperser ces militants radicaux, au nombre denviron 150 personnes, selon une source proche du dossier. Au total la préfecture de police a estimé à un millier les manifestants radicaux de la mouvance de lultra-gauche et des “gilets jaunes”, présents dans la manifestation.

La Marche pour le climat, infiltrée par des Black Blocks, dégénère à Paris: 1.000 manifestants radicaux dans le cortège (vidéos)

Selon une journaliste de lAFP, les forces de lordre ont fait usage sur le boulevard Saint-Michel de nombreux gaz lacrymogènes et ont également tiré avec des lanceurs de balle de défense (LBD), arme controversée responsable de nombreuses blessures lors de précédentes manifestations des “gilets jaunes”.

Peu avant le croisement des boulevards Saint-Michel et Port-Royal, de petits groupes sen sont pris à une banque, des abribus, ont tenté de démonter un chantier pour confectionner des barricades, a constaté une journaliste de lAFP.

Des poubelles et des scooters ont été incendiés sur le boulevard, entraînant une riposte musclée des forces de lordre, qui ont fait reculer les manifestants, scindant en deux la marche. Un peu plus loin, la devanture du centre culturel égyptien a été saccagée.

Tracés sur les murs ou scandés, des slogans hostiles à la police sont apparus : “Police nationale milice du capital” ou “On est plus chaud, plus chaud, que la lacrymo”.

Incidents et interpellations à Paris en marge de plusieurs manifestations

Peu avant 16H00, Greenpeace et Youth For Climate ont appelé à quitter la manifestation parisienne à cause des violences.

Une partie du cortège poursuivait la marche sur le boulevard Port-Royal, où quelques jeunes vêtus de noir et masqués se trouvaient toujours parmi les manifestants, a constaté une journaliste de lAFP.

Marche pour le climat à Paris: la police dénonce des exactions de black blocs

Les forces de lordre ont pour mission dintervenir rapidement dès que des attroupements se forment, a expliqué la PP. Quelque 7.500 membres des forces de lordre ont été mobilisés pour cette journée sous haute tension pour les autorités.