Les anti-PMA manifestent à Paris – Le Parisien

Les anti-PMA manifestent à Paris - Le Parisien

Sept ans après le mariage pour tous, les opposants à la PMA pour toutes se mobilisent ce dimanche

Sept ans après, ils tentent le match retour. Les opposants à louverture de la PMA à toutes les femmes appellent à une marche dimanche à Paris et espèrent mobiliser autant que lors des manifestations contre le mariage pour tous en 2012-2013. Quand bien même le contexte leur semble moins favorable.

En plein débat sur le projet de loi bioéthique à lAssemblée nationale, la Manif pour tous et une vingtaine dautres associations appellent à se rassembler à partir de 13 heures près du Sénat.

Côté politique, hormis lex-députée dextrême droite Marion Maréchal, les quelques élus LR dont François-Xavier Bellamy qui avait qualifié la PMA pour toutes de “malédiction”, ou du Rassemblement national qui ont annoncé leur présence nont pas le poids politique quavaient Laurent Wauquiez ou François Fillon il y a sept ans. Lex-ministre Christine Boutin, retirée de la vie politique depuis 2017, “ne sait pas encore” si elle défilera. “Il y aura du monde mais pas la foule comme lors du mariage pour tous”, déclarait-elle au Point en août. Chez les catholiques, dont une partie avait nourri les rangs des opposants à la loi Taubira, lheure est à la “résignation”, selon Philippe Portier, sociologue des religions et de la laïcité. “Depuis 40 ans et les lois Neuwirth puis Veil (autorisant la pilule contraceptive et lIVG, ndlr), lÉglise a enregistré une succession de défaites. “Elle a connu son chant du cygne en 2013”, souligne le chercheur au CNRS.    

Plus de trois millions de tracts distribués, des milliers daffiches placardées, plus dune centaine de cars complets et deux TGV affrétés: les organisateurs nont pas lésiné sur les moyens pour faire nombre dans les rues.

Les observateurs doutent du succès de cette mobilisation. “Il est difficile danticiper ce qui va se passer dimanche, mais lopinion est beaucoup moins crispée sur la PMA que sur le mariage”, analyse Frédéric Dabi, directeur général adjoint de lIfop. Selon le dernier sondage de linstitut, publié en septembre, une très large majorité de Français soutient louverture de la PMA aux femmes seules (68%) et aux lesbiennes (65%), un “niveau record”. La mobilisation risque de pâtir également dun déficit d”incarnation” selon M. Dabi.  Lancienne porte-parole médiatique de la Manif pour tous Virginie Tellenne, alias Frigide Barjot, na pas été conviée au cortège, puisquelle défend un modèle de coparentalité, alliant PMA et conservation du lien avec le père biologique, que rejettent les autres organisations. “Si vous divisez par deux le podium, vous divisez la rue par 10”, prédit la déléguée générale de lAvenir pour tous. 

“Liberté, égalité, paternité”, “Tous nés dun père et dune mère voilà légalité”, “privés de papa, de quel droit?” Les slogans préparés sur les banderoles combattront la “PMA sans père”, le mot dordre martelé par les opposants à une extension de la procréation médicalement assistée aux lesbiennes et aux femmes célibataires.

“Le sujet, cest labsence volontaire de père, le détournement de la médecine, la marchandisation de lhumain et, bien sûr, de la démocratie”, énumère Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous.

Alors que la contestation contre le mariage pour tous avait drainé jusquà 340.000 personnes dans les rues selon la police – jusquà 1,4 million selon les organisateurs -, Ludovine de la Rochère, prudente, ne fixe pas dobjectif cette fois-ci. “Le déroulement et lambiance de la manifestation sont aussi importants que son ampleur”, argue-t-elle. 

Larchevêque de Paris Mgr Michel Aupetit a déploré vendredi dans une tribune au Figaro “lattitude dédaigneuse, voire arrogante” du gouvernement vis-à-vis des opposants au texte.

La loi a déjà été votée à lAssemblée nationale, et pourtant ils persévèrent. Les opposants à louverture de la PMA à toutes les femmes espèrent mobiliser lors dune marche dimanche 6 octobre à Paris autant que lors des manifestations contre le mariage pour tous en 2012-2013. Mais le contexte leur semble peu favorable.

Alors que la contestation contre le mariage pour tous avait drainé jusquà 340.000 personnes dans les rues selon la police – jusquà 1,4 million selon les organisateurs -, Ludovine de la Rochère, prudente, ne fixe pas dobjectif.

Plus de trois millions de tracts distribués, des milliers daffiches placardées, plus dune centaine de cars complets et deux TGV affrétés : les organisateurs, la Manif pour tous et une vingtaine dautres associations, nont pas lésiné sur les moyens pour faire nombre dans les rues.

“Le déroulement et lambiance de la manifestation sont aussi importants que son ampleur”, argue-t-elle.

“Le sujet, cest labsence volontaire de père, le détournement de la médecine, la marchandisation de lhumain et, bien sûr, de la démocratie”, énumère Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous. 

“Ce ne sera pas ridicule. Ce sera sans doute comparable aux chiffres de la première manifestation de 2012, autour de 100.000 personnes”, pronostique Pascale Morinière, présidente des Associations familiales catholiques (AFC), autre poids lourd de la mobilisation.

“Il est difficile danticiper ce qui va se passer dimanche, mais lopinion est beaucoup moins crispée sur la PMA que sur le mariage”, analyse Frédéric Dabi, directeur général adjoint de lIfop.

Selon le dernier sondage de linstitut en septembre, une très large majorité de Français soutient louverture de la PMA aux femmes seules (68%) et aux lesbiennes (65%), un “niveau record”. Le mobilisation risque de pâtir également dun déficit d”incarnation” selon Frédéric Dabi. 

Lancienne porte-parole médiatique de la Manif pour tous, Virginie Tellenne, alias Frigide Barjot, na pas été conviée au cortège, puisquelle défend un modèle de coparentalité alliant PMA et conservation du lien avec le père biologique, que rejettent les autres organisations. 

“Si vous divisez par deux le podium, vous divisez la rue par 10”, prédit la déléguée générale de lAvenir pour tous.

Côté politique, hormis lex-députée dextrême droite Marion Maréchal, les quelques élus Les Républicains (François-Xavier Bellamy, Guillaume Larrivé, Xavier Breton, Julien Aubert), du Rassemblement national (Nicolas Bay, Gilbert Collard) ou apparentée RN (Emmanuelle Ménard) qui ont annoncé leur présence, nont pas le poids politique quavaient Laurent Wauquiez ou François Fillon il y a sept ans.

Lex-ministre Christine Boutin, retirée de la vie politique depuis 2017, “ne sait pas encore” si elle défilera. “Il y aura du monde, mais pas la foule comme lors du mariage pour tous”, déclarait-elle au Point en août.

Chez les catholiques, dont une partie avait nourri les rangs des opposants à la loi Taubira, lheure est à la “résignation”, estime Philippe Portier, sociologue des religions et de la laïcité. “Depuis 40 ans et les lois Neuwirth (sur la pilule), puis Veil (sur lIVG), lEglise a enregistré une succession de défaites”, souligne le chercheur au CNRS. 

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En plein débat sur le projet de loi bioéthique à lAssemblée nationale, la Manif pour tous et une vingtaine dautres associations appellent à se rassembler ce dimanche à partir de 13 heures près du Sénat.

Plus de trois millions de tracts distribués, des milliers daffiches placardées, plus dune centaine de cars complets et deux TGV affrétés : les organisateurs nont pas lésiné sur les moyens pour faire nombre dans les rues.”Liberté, égalité, paternité”, “Tous nés dun père et dune mère voilà légalité” “privés de papa, de quel droit” ? Les slogans préparés sur les banderoles combattront la “PMA sans père”, le mot dordre martelé par les opposants à une extension de la procréation médicalement assistée aux lesbiennes et aux femmes célibataires.

 Le sujet, cest labsence volontaire de père, le détournement de la médecine, la marchandisation de lhumain et, bien sûr, de la démocratie , énumère Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous.

 On na pas été écouté, ni lors des Etats généraux de la bioéthique, ni par les députés lors des auditions en commission. Macron et son gouvernement nont rien voulu entendre, il ne nous reste plus que la rue , résume Valérie, mère de famille catholique de 61 ans, qui viendra depuis les Pays-de-la-Loire.

Larchevêque de Paris Mgr Michel Aupetit a déploré vendredi dans une tribune au Figaro  lattitude dédaigneuse, voire arrogante  du gouvernement vis-à-vis des opposants au texte.

Alors que la contestation contre le mariage pour tous avait drainé jusquà 340 000 personnes dans les rues selon la police – jusquà 1,4 million selon les organisateurs -, Ludovine de la Rochère, prudente, ne fixe pas dobjectif.  Le déroulement et lambiance de la manifestation sont aussi importants que son ampleur , argue-t-elle.

 Ce ne sera pas ridicule. Ce sera sans doute comparable aux chiffres de la première manifestation de 2012, autour de 100 000 personnes , pronostique Pascale Morinière, présidente des Associations familiales catholiques (AFC), autre poids lourd de la mobilisation.

 Il est difficile danticiper ce qui va se passer dimanche, mais lopinion est beaucoup moins crispée sur la PMA que sur le mariage , analyse Frédéric Dabi, directeur général adjoint de lIfop.

Selon le dernier sondage de linstitut en septembre, une très large majorité de Français soutient louverture de la PMA aux femmes seules (68%) et aux lesbiennes (65%), un  niveau record .

Lancienne porte-parole médiatique de la Manif pour tous, Virginie Tellenne, alias Frigide Barjot, na pas été conviée au cortège, puisquelle défend un modèle de coparentalité alliant PMA et conservation du lien avec le père biologique, que rejettent les autres organisations.

 Si vous divisez par deux le podium, vous divisez la rue par 10 , prédit la déléguée générale de lAvenir pour tous.

 La droite sinterrogeCôté politique, hormis lex-députée dextrême droite Marion Maréchal, les quelques élus LR (François-Xavier Bellamy, Guillaume Larrivé, Xavier Breton, Julien Aubert), du Rassemblement national (Nicolas Bay, Gilbert Collard) ou apparentée RN (Emmanuelle Ménard) qui ont annoncé leur présence, nont pas le poids politique quavaient Laurent Wauquiez ou François Fillon il y a sept ans.

Lex-ministre Christine Boutin, retirée de la vie politique depuis 2017,  ne sait pas encore  si elle défilera.  Il y aura du monde, mais pas la foule comme lors du mariage pour tous , déclarait-elle au Point en août.

Chez les catholiques, dont une partie avait nourri les rangs des opposants à la loi Taubira, lheure est à la  résignation , estime Philippe Portier, sociologue des religions et de la laïcité.

 Depuis 40 ans et les lois Neuwirth (sur la pilule), puis Veil (sur lIVG), lEglise a enregistré une succession de défaites , souligne le chercheur au CNRS.

Dautres jugent  contre-productive  la manifestation et craignent que leur parole ne soit  discréditée au nom de leur ancrage religieux , selon le sociologue Yann Raison du Cleuziou.