Climat : cest officiel, les Etats-Unis se retirent des accords de Paris – Le Parisien

Climat : cest officiel, les Etats-Unis se retirent des accords de Paris - Le Parisien

Climat: la France regrette lofficialisation par les États-Unis de leur sortie de laccord de Paris

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Les Etats-Unis ont formellement notifié lundi à lONU leur sortie de laccord de Paris sur le climat, décidée dès 2017 par Donald Trump, a annoncé le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

Depuis cette déclaration, en réalité, les Américains continuaient à occuper leur siège, discrètement, pour influencer les discussions techniques autour de lapplication concrète de laccord négocié fin 2015 par Barack Obama, aucun pays ne pouvait sortir avant le troisième anniversaire de son entrée en vigueur, le 4 novembre 2016. Cest-à-dire lundi.

Cette étape-clé, qui ne pouvait intervenir plus tôt en raison dune clause inscrite dans le texte, enclenche un compte-à-rebours dun an avant que Washington puisse effectivement quitter laccord. 

“Le retrait sera effectif un an après la notification” adressée lundi à lONU, a confirmé Mike Pompeo dans un communiqué. Cest-à-dire le 4 novembre 2020, le lendemain de la prochaine élection présidentielle aux Etats-Unis, à loccasion de laquelle Donald Trump briguera un second mandat.

La lettre était attendue depuis 2017 mais ne pouvait être envoyée pour des raisons juridiques jusquà lundi : les Etats-Unis de Donald Trump ont notifié les Nations unies de leur intention de se retirer de laccord de Paris sur le climat.  La France a déclaré mardi “regretter” cette décision. Cette notification faite lundi par Washington était “un élément de procédure qui était attendu”. Néanmoins, “nous le regrettons et cela rend encore plus nécessaire le partenariat franco-chinois sur le climat et la biodiversité”, a indiqué la présidence française alors quEmmanuel Macron entamait mardi à Shanghai la deuxième journée dune visite en Chine.

Le secrétaire dEtat a de nouveau invoqué “le fardeau économique injuste imposé aux travailleurs, entreprises et contribuables américains par les engagements pris par les Etats-Unis dans le cadre de laccord”.

Le retrait américain ne change donc rien immédiatement, mais il est lourd de sens, même si peu doutaient que la Maison Banche confirmerait cette étape.  Ladministration Trump montre quelle se fiche de la science et de léconomie , a réagi Andrew Steer, président du World Resources Institute.  Elle est mue par une vision obsolète datant du siècle précédent, quand on croyait que laction climatique était coûteuse et détruirait des emplois.  Politiquement, Donald Trump pourra faire valoir à ses électeurs quil a tenu sa promesse.

Présentant lAmérique comme un bon élève de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, il a promis que Washington continuerait de “proposer un modèle réaliste et pragmatique dans les discussions internationales sur le climat”.

À son arrivée au pouvoir, Donald Trump a fait également une grande réforme fiscale, très favorable aux entreprises. Cest lautre grande mesure économique qui a marqué son mandat. Cette réforme a relancé la croissance, alors que le niveau dactivité était déjà élevé. Elle a offert aux États-Unis deux années de croissance supplémentaires, quand un ralentissement était attendu. Leffet de cette réforme est maintenant en train de sestomper.  Il y a une probabilité de 30 % que les États-Unis se trouvent en récession dans les douze prochains mois , prédit Andrew Schneider. Le pire nest pas sûr. Le niveau de chômage est au plus bas depuis cinquante ans. La consommation – principal moteur de lactivité aux États-Unis – reste élevée. Depuis plusieurs mois déjà, léconomie américaine défie tous les pronostics et se trouve à un niveau de croissance bien plus élevé que celui qui était attendu par les économistes.

Les Etats-Unis officialisent leur sortie de laccord de Paris sur le climat – Toute lactualité de la Guadeloupe sur Internet

“Nous continuerons à travailler avec nos partenaires internationaux pour renforcer la résilience face aux conséquences du changement climatique”, a insisté Mike Pompeo.

À partir de 2018, le président Trump sest lancé dans une guerre commerciale contre la Chine : il a mis en place par paliers des droits de douane de 15 % à 30 % sur les produits chinois. En parallèle, une négociation a abouti à un accord partiel. La Chine devrait accroître ses achats de soja américain. Mais pour le reste, ce conflit na pas amené le grand rééquilibrage des relations entre les deux pays qui était espéré par Donald Trump. En revanche, cette guerre commerciale est à lorigine dun ralentissement économique mondial. Elle génère un climat dincertitude qui freine les investissements. Aux États-Unis, la production industrielle a reculé de 0,4 % en septembre.

“Comme par le passé, les Etats-Unis continueront de promouvoir la recherche, linnovation et leur croissance économique tout en réduisant les émissions et en tendant la main à nos amis et partenaires à travers le monde”, a-t-il dit.

Depuis cette déclaration, en réalité, les Américains continuaient à occuper leur siège, discrètement, pour influencer les discussions techniques autour de lapplication concrète de laccord, dans le cas où, un jour, Washington le réintégrerait. Selon le texte négocié fin 2015 par Barack Obama, aucun pays ne pouvait sortir avant le troisième anniversaire de son entrée en vigueur, le 4 novembre 2016. Cest-à-dire lundi.

La France a déclaré ce mardi “regretter” lofficialisation par les États-Unis de leur intention de se retirer de laccord de Paris sur le climat, décidée en 2017 par Donald Trump.

Cette notification faite lundi par Washington était “un élément de procédure qui était attendu”. Néanmoins, “nous le regrettons et cela rend encore plus nécessaire le partenariat franco-chinois sur le climat et la biodiversité”, a indiqué la présidence française alors quEmmanuel Macron entamait ce mardi à Shanghai la deuxième journée dune visite en Chine.

La raison officielle du retrait est que Washington considère l'accord comme injuste pour les Etats-Unis. Mike Pompeo a de nouveau invoqué le fardeau économique injuste imposé aux travailleurs, entreprises et contribuables américains par les engagements pris par les États-Unis dans le cadre de l'accord. Présentant l'Amérique comme un bon élève de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, il a promis que Washington continuerait de proposer un modèle réaliste et pragmatique dans les discussions internationales sur le climat. Nous continuerons à travailler avec nos partenaires internationaux pour renforcer la résilience face aux conséquences du changement climatique, a insisté le secrétaire d'Etat. Comme par le passé, les Etats-Unis continueront de promouvoir la recherche, l'innovation et leur croissance économique tout en réduisant les émissions et en tendant la main à nos amis et partenaires à travers le monde, a-t-il dit. En réalité, la philosophie du texte est que les pays fixent librement leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le but alors annoncé par Barack Obama était d'ailleurs moins ambitieux que ce que réalisent d'autres pays ou l'Union européenne, par exemple.

La notification par les États-Unis à lONU, qui ne pouvait intervenir plus tôt en raison dune clause inscrite dans le texte, enclenche un compte-à-rebours dun an avant que Washington puisse effectivement quitter laccord. Ce départ naura donc lieu au plus tôt que le 4 novembre 2020, le lendemain de la prochaine élection présidentielle aux États-Unis, à loccasion de laquelle Donald Trump briguera un second mandat.

Les Etats-Unis sont le seul pays à se désengager de ce texte signé par 197 pays, jusqu'à la Corée du Nord. L'heure est venue de quitter l'accord de Paris, avait déclaré le 1er juin 2017 le président républicain, qui avait ajouté: J'ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris. Politiquement, Donald Trump pourra faire valoir à ses électeurs qu'il a tenu sa promesse. Depuis cette déclaration, en réalité, les Américains continuaient à occuper leur siège, discrètement, pour influencer les discussions techniques autour de l'application concrète de l'accord, dans le cas où, un jour, Washington le réintégrerait. Selon le texte de l'accord négocié fin 2015 par Barack Obama, aucun pays ne pouvait sortir avant le troisième anniversaire de son entrée en vigueur, le 4 novembre 2016. C'est-à-dire lundi.

Les États-Unis sont le seul pays à se désengager de ce texte signé par 197 pays, jusquà la Corée du Nord. La lutte contre le réchauffement climatique doit être un des sujets de lentretien entre Emmanuel Macron et son homologue chinois Xi Jinping mercredi à Pékin. 

Le gouvernement américain a officiellement informé ce lundi les Nations unies de sa décision de quitter laccord de Paris sur le climat, promesse du président Donald Trump. La France a exprimé ses regrets.  Cela rend encore plus nécessaire le partenariat franco-chinois sur le climat et la biodiversité , a indiqué la présidence française alors quEmmanuel Macron entame ce mardi la deuxième journée de sa visite en Chine.

À cette occasion, les deux hommes devraient signer un texte commun sur le climat et la biodiversité, dont un paragraphe affirmera “lirréversibilité de laccord de Paris”, selon lElysée. Les deux pays avait décidé de coopérer sur ce sujet, lune des priorités diplomatiques affichées de Paris, en marge du sommet du G20 de Buenos Aires en novembre 2018.

Depuis cette déclaration, en réalité, les Américains continuaient à occuper leur siège, discrètement, pour influencer les discussions techniques autour de lapplication concrète de laccord, dans le cas où, un jour, Washington le réintégrerait. Selon le texte négocié fin 2015 par Barack Obama, aucun pays ne pouvait sortir avant le troisième anniversaire de son entrée en vigueur, le 4 novembre 2016. Cest-à-dire lundi.

La France doit accueillir le Congrès mondial de la nature de lUICN à Marseille en juin 2020, avant la tenue de la COP15 biodiversité à Pékin en octobre 2020.