Marche contre lislamophobie : A Paris, la manifestation controversée partira à 13h de la gare du Nord – 20 Minutes

Marche contre lislamophobie : A Paris, la manifestation controversée partira à 13h de la gare du Nord - 20 Minutes

Marche contre lislamophobie : quest-ce que le Collectif contre lislamophobie en France, lune des organisations qui appelle à manifester ?

La manifestation controversée prévue contre lislamophobie ce dimanche à Paris doit démarrer en milieu de journée, après avoir divisé la gauche, suscité de vives critiques de la part du RN, tandis quun silence étourdissant est à noter du côté de la majorité et dune partie de la droite.

Ce marche, décidée à lappel de plusieurs personnalités et organisations comme le NPA ou encore le Collectif contre lislamophobie en France (CCIF), doit démarrer à 13 heures de la Gare du Nord pour arriver vers 16 heures Place de la Nation, avant une dispersion prévue vers 18 heures. Un appel a également été lancé pour une manifestation à Toulouse.

Marche contre lislamophobie : qui y sera, qui nira pas ?

Le message initial était de dire “STOP à lislamophobie”, à la “stigmatisation grandissante” des musulmans, victimes de “discriminations” et d”agressions” dont “lattentat contre la mosquée de Bayonne (…) est la manifestation la plus récente”.

Le message initial était de dire “STOP à lislamophobie”, à la “stigmatisation grandissante” des musulmans, victimes de “discriminations” et d”agressions” dont “lattentat contre la mosquée de Bayonne est la manifestation la plus récente”. Mais depuis lappel à manifester lancé le 1er novembre dans le quotidien Libération, quatre jours après lattaque de Bayonne et sur fond de débat ravivé sur le port du voile et la laïcité, la classe politique se déchire autour de la participation à ce rassemblement. 

Mais depuis lappel à manifester lancé le 1er novembre dans le quotidien Libération, quatre jours après lattaque de Bayonne et sur fond de débat ravivé sur le port du voile et la laïcité, la classe politique se déchire autour de la participation à ce rassemblement.

Le président du Parti radical de gauche (PRG), Guillaume Lacroix, a pour sa part vilipendé la “jonction antirépublicaine du politique et du religieux”. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a affirmé quil ne participerait pas à la marche, qualifiant de “réducteur” le terme d”islamophobie”, malgré lappel à y participer de certains responsables communistes, dont le porte-parole du parti Ian…Lire la suite sur LExpress.fr

La notion-même d”islamophobie” ainsi que lidentité de certains signataires de lappel ont conduit une partie de la gauche à ne pas sy associer, au PS ou au PRG, ou encore à relativiser leur soutien initial, comme leurodéputé EELV Yannick Jadot et le député LFI François Ruffin.

Autre point polémique: la référence, dans la tribune publiée chez nos confrères, à “des lois liberticides” qui viseraient les musulmans en France, et comprise de différentes manières en fonction des participants. Une référence pourtant assumée par le CCIF auprès de BFMTV.com aux lois laïques de 2004 et 2010, concernant respectivement les signes religieux à lécole et le fait de ne pas pouvoir être entièrement le visage couvert dans la rue.

Le PCF a rappelé l”extrême urgence de dire stop” à lislamophobie, malgré les réserves de son secrétaire national Fabien Roussel, mal à laise avec le mot dordre.

Pour la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, “tous ceux qui vont se rendre à cette manifestation seront main dans la main avec les islamistes, cest-à-dire ceux qui développent dans notre pays une idéologie totalitaire qui vise à combattre les lois de la République française”.

“Il y a une volonté de saboter la manifestation, évidemment”, dénonce le conseiller municipal de gauche à Saint-Denis, Madjid Messaoudene, un des initiateurs de lappel.

“Depuis la tribune, nous faisons face à une alliance dune nature surprenante, entre le PS, le RN, ou encore le gouvernement, qui sont tous vent debout contre une marche antiraciste, cest hallucinant”, sinsurge lélu. Lélu pense “quil y aura beaucoup de monde” à cette “marche progressiste”, car “il y a un contexte où les gens ont besoin de dire ça suffit”.

De nombreuses personnalités, notamment politiques, doivent participer à la manifestation, comme Jean-Luc Mélenchon. “Jobserve quen partant dun désaccord sur un mot, certains refusent en réalité aux musulmans le droit dêtre défendus par des gens qui ne sont pas musulmans et qui veulent faire cesser lambiance actuelle contre eux”, a estimé le chef des Insoumis.

Fondé en 2000, le Collectif contre lislamophobie en France se définit, dans son manifeste, comme une association apolitique et areligieuse : “Nous œuvrons au quotidien pour que la liberté, légalité et la fraternité soient aussi une réalité pour les millions de Français musulmans”, expliquent ses fondateurs, toujours dans ce manifeste accessible sur leur site internet. Et pourtant, le CCIF est la cible de violentes attaques, certains nhésitant pas à parler daccointances avec les milieux islamistes, (…)