Gilet jaune blessé à lœil samedi à Paris : un juge dinstruction va mener lenquête – Le Monde

 Gilet jaune  blessé à l\œil samedi à Paris : un juge d\instruction va mener l\enquête - Le Monde

Homme éborgné à Paris: ouverture dune information judiciaire contre X

Un an après le début du mouvement de contestation des gilets jaunes, qui a célébré son premier anniversaire samedi, les manifestants sont encore largement sur les lèvres des personnalités politiques de la majorité.

A fortiori après les violences qui ont jalonné la manifestation organisée place dItalie à Paris, au cours de laquelle un gilet jaune a perdu lusage de son œil à cause dun projectile provenant vraisemblablement des forces de lordre. Il dénonce un “guet-apens”.

Interrogé à ce sujet ce jeudi matin sur France Inter, Édouard Philippe a reconnu que “quand on va manifester et quon est un manifestant pacifique, on na pas vocation à se retrouver dans cet état ou être lobjet de telles violences. Mais samedi, il ne sest pas passé que ça”, a poursuivi le Premier ministre, évoquant des gens “qui sont venus exclusivement pour casser”.

Interrogé à ce sujet ce jeudi matin sur France Inter, Édouard Philippe a reconnu que “quand on va manifester et quon est un manifestant pacifique, on na pas vocation à se retrouver dans cet état ou être lobjet de telles violences. Mais samedi, il ne sest pas passé que ça”, a poursuivi le Premier ministre, évoquant des gens “qui sont venus exclusivement pour casser”.

Des propos qui font écho à ceux du ministre de lIntérieur Christophe Castaner. Dimanche, le “premier flic de France” a dénoncé la présence de “voyous, des brutes qui étaient venues pour se battre, en découdre avec les forces de lordre, empêcher les pompiers dagir et de préserver quelques fois des vies”.

Des propos qui font écho à ceux du ministre de lIntérieur Christophe Castaner. Dimanche, le “premier flic de France” a dénoncé la présence de “voyous, des brutes qui étaient venues pour se battre, en découdre avec les forces de lordre, empêcher les pompiers dagir et de préserver quelques fois des vies”.

A fortiori après les violences qui ont jalonné la manifestation organisée place dItalie à Paris, au cours de laquelle un gilet jaune a perdu lusage de son œil à cause dun projectile provenant vraisemblablement des forces de lordre. Il dénonce un “guet-apens”.

“Le respect des libertés publiques oui (par rapport au droit fondamental de manifester, NDLR), mais le respect des libertés publiques dans le respect aussi de lordre public. Et il est vrai quà loccasion des manifestations dites des gilets jaunes, un certain nombre de gens veulent venir en découdre avec les forces de lordre”, a condamné Édouard Philippe jeudi.

“Le respect des libertés publiques oui (par rapport au droit fondamental de manifester, NDLR), mais le respect des libertés publiques dans le respect aussi de lordre public. Et il est vrai quà loccasion des manifestations dites des gilets jaunes,…

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, dimanche, avait quant à elle dénoncé un mouvement des gilets jaunes “gangrené par des ultras” de lextrême gauche depuis plusieurs mois.

Samedi, 254 personnes ont été interpellées, dont 173 à Paris, en marge des manifestations des gilets jaunes. 155 personnes se trouvaient en garde à vue dimanche, a indiqué le parquet de Paris.

Un contexte tendu, alors que souvre ce jeudi à Paris le procès dun policier comparaissant pour des violences à lencontre des gilets jaunes. Le premier du genre, après de nombreuses plaintes relatives à des violences policières dans ce cadre.

Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire contre X du chef de violences volontaires par une personne dépositaire de lautorité publique suivies de mutilation ou infirmité permanente, selon nos informations. 

La victime, Manuel T., a perdu lusage de son œil après avoir reçu, samedi 16 novembre, un projectile dont lorigine nest pas encore déterminée. Le gilet jaune se trouvait place dItalie à Paris pour la manifestation du premier anniversaire du mouvement, où des échauffourées entre manifestants et forces de lordre ont éclaté.

Lhomme de 41 ans, habitant de Valenciennes (Nord), avait annoncé sur BFMTV son intention de porter plainte. Une enquête avait préalablement été ouverte et lIGPN (Inspection générale de la police nationale) saisie afin de déterminer la provenance de ce projectile. La saisine a été faite à la demande du ministère de lIntérieur.

Le manifestant blessé se dit certain que le tir venait de “là où étaient les policiers”, et évoque une grenade lacrymogène. Auprès de lAFP, sa compagne avait comparé la situation à un “guet-apens”.