Les agriculteurs veulent bloquer les accès de Paris le 27 novembre – Journal La Croix

Les agriculteurs veulent bloquer les accès de Paris le 27 novembre - Journal La Croix

VIDÉO. Un millier de tracteurs va bloquer les autoroutes vers Paris

Porteurs de toute une liste de revendications, les agriculteurs vont converger vers Paris mercredi prochain 27 novembre, au petit matin. Ils seront aux portes de la capitale dès 6 heures, indiquent la FNSEA, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs. Avant la grève du jeudi 5 décembre, les Parisiens, et plus spécialement les automobilistes dÎle-de-France, pourraient bien connaître un avant-goût de galère dès le mercredi 27 novembre.

Si la mobilisation est aussi forte qu’annoncée par la FNSEA, Paris et toute la région de l’Île-de-France vont connaître une journée noire sur les routes, mercredi 27 novembre 2019. Mobilisée contre le gouvernement, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles promet de faire déferler un millier de tracteurs sur la capitale et d’en bloquer les principaux axes de circulation.

“Plus de 1000 tracteurs venus des régions Hauts-de-France, Normandie, Île-de-France, Grand-Est, Centre-Val-de-Loire et Bourgogne-Franche-Comté se donnent rendez-vous à Paris. Ils seront dès 6 heures du matin aux portes de la capitale”, indiquent-ils.

Il concède des avancées sur les revendications des agriculteurs, mais estime que les réponses ne sont pas suffisantes. Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA, apparaît dans une vidéo publiée vendredi 22 novembre 2019 pour appeler les agriculteurs au blocage. « Seules les charges sont en hausse et les prix toujours insuffisants », dit-il en appelant à « poursuivre la mobilisation » :

Messenger LinkedIn Email Les agriculteurs en ont  ras-le-bol . Et leur colère, ils entendent, comme le 2 septembre en 2015, la porter jusquà la capitale. La FNSEA du grand bassin parisien ont ainsi annoncé vendredi que 1 000 tracteurs allaient converger vers Paris le 27 novembre dans le cadre dune mobilisation nationale destinée à exprimer le  ras-le-bol  de la profession.

Les agriculteurs veulent bloquer les accès de Paris mercredi pour exprimer leur ras-le-bol

Les services de l’État doivent soutenir notre filière au lieu de mettre en place des distorsions qui engendrent toujours plus de charges et qui plombent notre compétitivité, nos revenus, nos filières.

Appelant « les discours du président de la République » à « se traduire en actes concrets », il enjoint au blocage total « dans le respect des biens et des personnes ». Dans un communiqué, le syndicat annonce que « 1 000 tracteurs des Hauts-de-France, de Normandie, d’Île-de-France, du Grand-Est, du Centre-Val-de-Loire et de Bourgogne-Franche-Comté se donnent rendez-vous à Paris ».

Dans la continuité des deux actions syndicales des 8 et 22 octobre, la FNSEA et Jeunes Agriculteurs se mobiliseront “pour demander aux distributeurs et industriels de permettre le retour à un revenu décent pour les agriculteurs, et à l’État de transformer ses promesses en actes concrets: pas de distorsions supplémentaires”, indiquent les deux syndicats.  

« Ils seront dès 6 heures du matin aux portes de la capitale », précise la FNSEA. Ils comptent bloquer les principaux axes routiers : les autoroutes chargées de la région francilienne sont toutes visées par les agriculteurs, comme les routes nationales alimentant Paris.

 Plus de 1 000 tracteurs venus des régions Hauts-de-France, Normandie, Ile-de-France, Grand-Est, Centre-Val de Loire et Bourgogne-Franche-Comté se donnent rendez-vous à Paris  le 27 novembre, préviennent-ils.  Ils seront dès 6 heures du matin aux portes de la capitale , sur les autoroutes  A1, A4, A5, A6, A10, A11, A13, A14, A15 , et sur les nationales  N1, N2, N12, N20 , précisent-ils.

ViDÉO. Le secrétaire général de la FNSEA, Jérôme Despey, appelle les agriculteurs à la mobilisation :

Emmanuel Macron lavait fait depuis Mayotte où il était en déplacement, déclarant quil jugeait « inacceptables » les attaques contre les agriculteurs. « Première prise de parole du président de la République à Mayotte pour apporter son soutien aux agriculteurs, durcissement du ton face aux dénigrements et violence avec la mise en place de la cellule Déméter, maintien du budget des Chambres dagriculture : les signaux dune prise de conscience du malaise agricole se sont multipliés ces dernières semaines », reconnaissent les deux syndicats. Ils ne sont pourtant pas « satisfaits »: « sil y a un frémissement, ces avancées ne trouvent pas de matérialisation concrète dans les exploitations », assurent-ils. Au malaise paysan causé par laugmentation des intrusions dans les élevages de militants antispécistes et les polémiques croissantes sur lutilisation de produits phytosanitaires aux abords des maisons sajoutent, pour beaucoup dagriculteurs, la problématique de revenus en berne. Issue des états généraux de lalimentation, la Loi Egalim, mise en place en début dannée, était censée ramener du revenu dans les cours de fermes en rééquilibrant les relations commerciales entre paysans, industriels et distributeurs et faire cesser la guerre des prix des acteurs de la grande distribution. Mais, de laveu même du ministre de lagriculture Didier Guillaume, alors que débutent les négociations annuelles entre distributeurs et producteurs qui fixent pour un an les prix alimentaires, « le compte ny est pas » quant à la rémunération des agriculteurs. « Au lieu dinvestir son énergie à créer de nouvelles distorsions (accords commerciaux internationaux, zone de non-traitement, taxes nouvelles), lÉtat devrait semployer à faire respecter la loi Egalim pour sécuriser véritablement le revenu des agriculteurs », plaident ces derniers.