Manifestation des agriculteurs à Paris : récit dune journée de blocage – Le Parisien

Manifestation des agriculteurs à Paris : récit dune journée de blocage - Le Parisien

Colère des agriculteurs : “On a un sentiment dirrespect”, déclare Christiane Lambert

La FNSEA et les Jeunes agriculteurs, principaux syndicats d’agriculteurs, annoncent « un millier de tracteurs » vers Paris, mercredi 27 novembre 2019. Ils seront « aux portes » de la capitale dès 6 heures. Ils resteront toute la journée. D’autres actions sont également prévues en régions, notamment à Lyon et Toulouse.

Ils réclament la sécurisation de leurs revenus, prévue par la loi Alimentation qui devait rééquilibrer la balance entre producteurs et grands distributeurs. La FNSEA estime l’impact insuffisant et demande une baisse des charges imposées par l’État. Avec les JA, elle veut aussi lutter contre « les distorsions de concurrence » qui les touchent et la fin de « l’agribashing » dont ils s’estiment la cible.

Journée compliquée sur les routes d’Île-de-France, mercredi 27 novembre 2019. Un millier de tracteurs venus de plusieurs régions de France vont bloquer Paris afin de réclamer l’application de la loi Alimentation et pour que leur travail soit mieux rémunéré. Le trafic sera très perturbé sur les autoroutes de la région et sur le boulevard périphérique, point de convergence.

CARTES. Les agriculteurs bloquent Paris : le point sur la circulation en Île-de-France à 8 heures

Quelles actions prévues en France ?  En plus de Paris, d’où convergeront des agriculteurs des régions Hauts-de-France, Normandie, Île-de-France, Grand-Est, Centre-Val-de-Loire et Bourgogne-Franche-Comté, des blocages sont également prévus à Lyon, Toulouse, et plus localement, comme dans le Morbihan.

À 7 heures, de nombreux ralentissements étaient observés vers Paris, sur tous les axes concernés. À 7h45, plus de 300 kilomètres de bouchons étaient cumulés sur la région. La situation va encore empirer au fil de l’avancée des tracteurs.

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Les agriculteurs mobilisés doivent converger vers la capitale depuis les régions limitrophes à l’Île-de-France. Sur leur chemin, ils vont bloquer les autoroutes empruntées, puis le boulevard périphérique pour arriver par la Porte Dauphine sur l’avenue Foch.

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Les autoroutes bloquées seront : A1, A4, A5, A6, A10, A11, A13, A14, A15 et l’A126. Des nationales seront aussi perturbées par tous les convois qui sillonneront au ralenti. La préfecture de police déconseille ces secteurs. Un report du trafic sur d’autres axes est à prévoir.

CARTE. Les perturbations constatées à 7h45 sur les principaux axes de la région : 

Venus de plusieurs régions de France, les agriculteurs resteront avenue du Maréchal Foch jusqu’à 18 heures. Le secteur de la Porte Dauphine sera interdit aux voitures pendant la manifestation. Le départ des tracteurs causera de nouveaux embouteillages.

Retouvez notre nouveau point de la circulation à 12h30 et suivez notre direct de cette mobilisation.

Un millier de tracteurs attendu aux portes de Paris, ils vont bloquer autoroutes et périphérique. Bouchons à prévoir.

Un “sentiment dirrespect et de méconnaissance” de lagriculture. Christiane Lambert, présidente de la Fédération nationale des syndicats dexploitants agricoles (FNSEA), dénonce la colère des agriculteurs, qui se préparent à manifester ce mercredi 27 novembre.

“On franchit des caps toujours de plus en plus graves. Pourquoi ces attaques en direction de lagriculture ? On a limpression que tout le monde nous dit comment faire notre métier alors que les agriculteurs ne gagnent pas leur vie,” déplore la syndicaliste au micro de RTL. Alors quelle affirme avoir rencontré plusieurs ministres ces mois derniers, Christiane Lambert explique que “le dialogue est amorcé mais pas abouti” et quaucune décision na été prise. 

Le manque de moyens par rapport aux autres pays européens, et la concurrence de plus en plus rude face à louverture des frontières en matière de produits agricoles sont les principales revendications des agriculteurs. “Les agriculteurs français ne veulent pas être mis sous pression de cette façon là et ils ne veulent pas non plus perdre leur potentiel de production,” a-t-elle affirmé.