Mensonge du gouvernement : le train primeurs Perpignan- Rungis sera supprimé – http://www.revolutionpermanente.fr/Section-Politique

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Le train de primeurs Perpignan-Rungis va-t-il sarrêter le 15 juillet, malgré la promesse du gouvernement ?

Coup de froid ce lundi matin chez les militants de la CGT, le syndicat a des informations qui prouvent que la ligne fret de fruits et légumes ne devrait pas passer l'année.

Les mines étaient graves ce lundi au local de la CGT. "Au lendemain de la réunion ministérielle du 24 mai dernier, explique Pierre Place responsable du syndicat, certain ont crié victoire, et assuraient que la ligne de fret entre la plateforme de Saint-Charles et Rungis était sauvée. Nous pouvons vous dire aujourd'hui que c'est faux. Le dernier train partira le 15 juillet de Perpignan. Après place aux camions."

Et si la ligne sinterrompait simplement cet été et reprenait à lautomne ? On ny croit pas , répondent, amers, les communistes du MIN de Rungis. Ils nous ont fait le même coup pour lavant-dernier train (NDLR : un autre train de fret avait été supprimé en 2016 au MIN) , abonde Mikael (…) Lire la suite sur LeParisien.frSandra, retrouvée morte dans le coffre de sa voiture : un suspect mis en examen et écrouéGentilly : après la fusillade mortelle, la cité Victor-Hugo dans la crainte du match retourSaint-Maur : un surveillant dun collège catholique mis à pied après un appel à foutre le feu aux mosquéesVal-de-Marne : pas de départ chez les Républicains, mais le maire de Nogent hésiteVal-de-Marne : ensemble, ils veulent aider les familles face à la précarité énergétique

Perpignan-Rungis : le train des primeurs va-t-il sarrêter le 15 juillet ?

Une information "de première main", puisqu’un délégué syndical salarié d'un des deux transporteurs perpignanais l'assure : "Le déménagement des locaux de la gare a commencé. On fait actuellement les cartons. Les employés devraient être recasés dans le groupe, mais le train, c'est fini. On nous a menti sur toute la ligne."

La date du 15 juillet correspond à la fin de la haute saison. Ces dernières années, le train circulait avec peu de chargement lété. Mais la ligne subsistait. Cette année, les chargeurs remplacent les wagons par des camions. Selon nos informations, près de 1 000 chauffeurs dune entreprise portugaise auraient été recrutés par le groupe de transport Logifel. Qui sorganise depuis juillet 2018 en vue de larrêt du train. Contactés, les transporteurs nont pu être joints.

Et de nouveau le syndicat met en avant toute l'incohérence de la situation. Les 22 millions qui ont été consentis à Rungis pour le fret ferroviaire auront été investis en pure perte.

Mais ce mardi, les cheminots font part de leur pessimisme. Rien nest signé, indique Mikael Meusnier, lun des conducteurs du train. Pour nous, le train sarrête au 30 juin. Selon le délégué CGT, le déménagement des locaux de Roca sur le quai de la gare de Perpignan a commencé. Dès le 24 mai, on a vu les bennes arriver et les cartons être préparés , affirme-t-il.

"Le transport des fruits et légumes sera totalement assuré par camions, poursuit le syndicat. Et quand on sait que l'on manque déjà de chauffeurs, il est à craindre maintenant que les transporteurs fassent appel à de la main-d’œuvre étrangère avec le risque évident de dumping social et de hausse programmée du coût de transport. Et on ne parle pas des conséquences écologiques."

Lavenir de la ligne Rungis-Perpignan est toujours aussi nébuleux. Le train des primeurs, qui achemine 130 000 t de fruits et légumes par an entre Perpignan et le Marché dintérêt national (MIN) de Rungis, doit sarrêter le 30 juin. En cause : la vétusté de ses wagons. En louer des neufs coûterait trop cher aux clients de la SNCF, les transporteurs Roca et Rey.

Pour la CGT la faute revient à la SNCF, "donc l'État, poursuit Pierre Place. Nous allons demander une entrevue avec le préfet pour lui exposer la gravité de la situation. L'investissement nécessaire pour maintenir cette ligne, qui est rentable rappelons-le, n'est que de 25 millions d'euros pour les wagons frigo. On va se battre pour sauver ce train et les emplois directs et indirects qu'il génère." 

Sa disparition reporterait près de 25 000 camions par an sur les routes en lieu et place du train. Une première réunion a eu lieu entre les différents acteurs au ministère des Transports le 17 mai dernier. Dans la foulée, le gouvernement a annoncé la prolongation de la ligne au-delà du mois de juin .

Ce mardi, le train primeur entre Rungis et Perpignan prend une ampleur nationale. La ministre des Transports Elisabeth Borne a été interpellée par Mathilde Panot, députée de la France Insoumise. 

Comme l'indiquait L'Indépendant dès lundi, la ministre a rappelé que la ligne était en capacité de perdurer dans les mêmes conditions qu'actuellement jusqu'à la fin de l'année. Pour la suite, les discussions sont entamées mais l'avenir de la ligne reste floue.

\ud83d\udd34 #RUNGISPERPIGNAN : VOUS AVIEZ PROMIS, VOUS AVEZ MENTI ! "Vous aviez promis que la ligne ferroviaire entre Rungis et Perpignan serait maintenue au-delà de juin. Vous aviez promis, et vous avez menti."Ma question à la Ministre Elisabeth Borne \u2935\ufe0f@LePerpiRungis pic.twitter.com/WXXC5ohGz7

Train primeur Perpignan-Rungis : @Elisabeth_Borne assure que le train continuera de circuler "au moins jusqu'à la fin de la saison haute en cours". Mais "il faut bien des marchandises à bord pour que ce train fonctionne", rappelle la ministre. #directAN pic.twitter.com/QV3f16vPxJ

Le train des primeurs sarrêtera-t-il le 15 juillet ? Cest ce quaffirme la CGT des Pyrénées-Orientales. Le sursis donné à cette ligne SNCF de frêt nocturne qui relie Perpignan à la gare du MIN de Rungis dans le Val-de-Marne devait pourtant courir au moins jusquà la fin de lannée.