Perpignan : une femme condamnée pour avoir roué de coups son conjoint – RTL.fr

Perpignan : une femme condamnée pour avoir roué de coups son conjoint - RTL.fr

Perpignan : 22 ans de réclusion contre un homme accusé davoir étranglé sa femme qui voulait divorcer

Le drame sest produit début novembre 2016, dans le quartier du Moyen-Vernet, à Perpignan. Une femme de 26 ans frappée et battue à mort chez elle par son mari est décédée des suites de ses blessures à lhôpital. Elle voulait divorcer car elle avait appris lhomosexualité de son mari.

Une jeune femme a été condamnée par le tribunal correctionnel de Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, à dix-huit mois de prison, dont huit avec sursis et une mise à lépreuve de deux ans. Elle était poursuivie pour avoir roué de coups son conjoint, rapporte LIndépendant.

Elle a quelque chose à part Sabrina. Dans le regard, la lumière chaleureuse de ses terres natales. Un métissage subtil entre tradition et modernité. Et ce sourire qui arrache les larmes quand, à travers les écrans de projection, il se pose sur la salle d’audience avec une éternelle bienveillance. Jusque sur le box de cet homme, qu’elle avait pris pour mari et qui a toujours parjuré sa véritable nature pour ne lui offrir que des noces de sang. Elle qui rêvait d’épouser la liberté. Née à Mostaganem, Sabrina Adouane, jeune fille pétillante, est aussi une élève brillante, couronnée à seulement 21 ans d’un master 2 de juriste en Algérie. En 2012, une amie de la faculté lui présente son oncle, Madani Khelouf, qui souhaite l’épouser. La demande est faite auprès de sa famille. Elle accepte dans l’espoir d’un avenir professionnel en France. Les papiers sont faits sur place mais déjà, les rumeurs courent. Son futur époux, de 17 ans son aîné, serait homosexuel.

Le 4 septembre dernier, elle avait été interpellée par les policiers, après sen être pris à son compagnon, qui lui aurait, selon le quotidien régional, modifié lheure de son réveil.

La jeune femme était notamment soupçonnée de lui avoir asséné des coups avec un balai. Le trentenaire, qui présentait des hématomes et des entailles sur le corps, avait déposé plainte. Au-delà de la peine de prison, la jeune femme a linterdiction de rentrer en contact avec la victime.

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Non. « Parce que son discernement était aboli », plaide l’avocat de Madani Khelouf, Me Louis Dolez. Il était dans un état second et a été débordé par une pulsion ». En cause : « Le sentiment d’abandon, le désarroi et le sentiment de honte d’avoir été une nouvelle fois confondu dans son péché. Quand elle part, il est plongé dans l’anxiété, ne dort plus, ne mange plus, s’automédique avec du Lexomil. Il a essayé de vivre à contre-nature. Ce troisième divorce c’était la signature de son homosexualité ». « Non, bataille-t-il, ce n’est pas un monstre. Il a commis un acte que l’on peut qualifier de monstrueux. À l’opposé de sa personnalité. Et son intention, il ne la connaît pas lui-même. Dans un dossier terriblement d’actualité, au moment du Grenelle sur les violences faites aux femmes, ne faites pas de Madani Khelouf l’étendard des bourreaux des femmes, le symbole des violences conjugales et des féminicides. Lui à qui on dénie son identité masculine, que l’on remet en cause en tant qu’homme ».