Poitiers : interdiction dun essai clinique sauvage mené sur au moins 350 patients atteints de Parkinson ou dAlzheimer – France 3 Régions

Poitiers : interdiction d\un essai clinique sauvage mené sur au moins 350 patients atteints de Parkinson ou d\Alzheimer - France 3 Régions

Labbaye accueillait un “essai clinique sauvage” sur Parkinson et Alzheimer

Des molécules aux effets inconnus, testées sur au moins 350 malades de Parkinson ou Alzheimer, dans une abbaye et hors de tout cadre légal: un "essai clinique sauvage" dune ampleur rare a été interdit jeudi par lAgence du médicament (ANSM).

Cet essai "illégal" était mené par une structure baptisée Fonds Josefa, dont le vice-président est le Pr Henri Joyeux, contesté par la communauté médicale notamment à cause de ses positions anti-vaccins.

Réalisé en partie dans une abbaye près de Poitiers, labbaye Sainte-Croix à Saint-Benoît, cet essai visait à tester des molécules dont la qualité nest pas connue , selon lANSM. Il était mené par une structure baptisée Fonds Josefa, dont le vice-président est le Pr Henri Joyeux, contesté par la communauté médicale notamment à cause de ses positions anti-vaccins. 

Outre linterdiction, qui relève dune décision de police sanitaire, "lANSM a également saisi la justice", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Sur son site internet, le Fonds Josefa (dont le siège est installé 3 boulevard de Verdun à Poitiers), se présente comme un fonds de dotation à but non lucratif , auquel ont été cédés (…) les droits de propriété intellectuelle des brevets de médicaments basés sur les molécules testées lors de lessai illégal. 

Cest le pôle Santé du parquet de Paris qui a été saisi, précise à lAFP Bernard Celli, directeur de linspection à lANSM.

Découvrir un tel "essai clinique sauvage" est "très rare, a fortiori quand il est de cette ampleur", explique M. Celli, selon qui il sagit "dune atteinte grave au code de la santé publique et au code pénal".

"On est aux confins du charlatanisme", estime-t-il, en jugeant que "la confiance de ces patients a été abusée".

Le pôle Santé du parquet de Paris a été saisi, a précisé à lAFP Bernard Celli, directeur de linspection à lANSM. Selon lui, les patients “passaient une nuit” dans labbaye et “subissaient une prise de sang le matin”.  Cest grâce à une inspection de contrôle menée début septembre dans le laboratoire où les prises de sang étaient envoyées pour analyse que lAgence du médicament a découvert lexpérimentation.

Interdiction par lAgence du médicament dun essai clinique sauvage mené sur 350 patients

"Je suis effondrée, horrifiée. Il y aura des sanctions et des poursuites", a réagi sur France Inter la ministre de la Santé Agnès Buzyn, dénonçant "une faute lourde".

Le fondateur du Fonds Josefa, le professeur Jean-Bernard Fourtillan, revendique sur son site internet la découverte de la valentonine, et vante ses capacités à “protéger notre organisme et assurer la régulation des vies psychique et végétative”. “La qualité, les effets et la tolérance de ces substances ne sont pas connus” et “un risque pour la santé des participants ne peut être exclu”, affirme à linverse lANSM.

Joint au téléphone par lAFP, le Pr Joyeux assure que "ça na rien à voir avec un essai clinique", en refusant den dire davantage.

Lexpérimentation consistait à appliquer aux patients des patchs contenant deux molécules, appelées valentonine et 6-méthoxy-harmalan, dans lespoir de traiter plusieurs maladies neurologiques (Parkinson, Alzheimer, troubles du sommeil…). 

LAgence demande aux participants à ces essais “de ne plus utiliser ces patchs” et “de consulter rapidement (leur) médecin traitant pour linformer de la situation, réaliser un bilan de santé et sassurer que la prise en charge de (leur) maladie est adéquate”.

Un essai clinique “sauvage” mené sur au moins 350 patients a été interdit

Selon lANSM, ces molécules sont proches de la mélatonine, hormone fréquemment utilisée pour mieux dormir mais déconseillée à certaines populations par lagence sanitaire Anses en raison deffets secondaires. 

Réalisé en partie dans une abbaye près de Poitiers, cet essai visait à tester des molécules dont “la qualité n’est pas connue”, selon l’ANSM. Il était mené par une structure baptisée Fonds Josefa, dont le vice-président est le Pr Henri Joyeux, contesté par la communauté médicale notamment à cause de ses positions anti-vaccins.

Sur le site internet du Fonds Josefa, son fondateur, le professeur Jean-Bernard Fourtillan, revendique la découverte de la valentonine, supposée "protéger notre organisme et assurer la régulation des vies psychique et végétative".

"La qualité, les effets et la tolérance de ces substances ne sont pas connus" et "un risque pour la santé des participants ne peut être exclu", réplique lANSM.

Sur son site internet, le Fonds Josefa se présente comme “un fonds de dotation à but non lucratif”, auquel “ont été cédés (…) les droits de propriété intellectuelle des brevets de médicaments” basés sur les molécules testées lors de l’essai illégal.

LAgence demande aux participants à ces essais "de ne plus utiliser ces patchs" et "de consulter rapidement (leur) médecin traitant pour linformer de la situation, réaliser un bilan de santé et sassurer que la prise en charge de (leur) maladie est adéquate".

L’Agence demande aux participants à ces essais “de ne plus utiliser ces patchs” et “de consulter rapidement (leur) médecin traitant pour l’informer de la situation, réaliser un bilan de santé et s’assurer que la prise en charge de (leur) maladie est adéquate”.

Lincroyable essai clinique “sauvage” sur des malades de Parkinson et dAlzheimer interdit par lANSM – LUsine Santé

Selon M. Celli, de nombreux patients ont été reçus dans une abbaye près de Poitiers, labbaye de Sainte-Croix.

Lexpérimentation consistait à appliquer aux patients des patchs contenant deux molécules, appelées valentonine et 6-méthoxy-harmalan. Selon lANSM, ces molécules sont proches de la mélatonine, hormone fréquemment utilisée pour mieux dormir mais déconseillée à certaines populations par lagence sanitaire Anses en raison deffets secondaires.       Sur le site internet du Fonds Josefa, son fondateur, le professeur Jean-Bernard Fourtillan, revendique la découverte de la valentonine, supposée “protéger notre organisme et assurer la régulation des vies psychique et végétative”.

"Il semble quils y passaient une nuit et quils subissaient une prise de sang le matin", explique-t-il.

“Il semble que les patients y passaient une nuit et quils subissaient une prise de sang le matin”, explique Bernard Celli, directeur de linspection à lANSM. LANSM a découvert cet essai illégal grâce à une inspection de contrôle menée début septembre au laboratoire où les prises de sang étaient envoyées pour analyse.      Outre cette décision de police sanitaire, “lANSM a également saisi la justice sur ces pratiques illégales”, a-t-elle indiqué dans un communiqué. Cest le pôle Santé du parquet de Paris qui a été saisi.

Selon son site internet, labbaye de Sainte-Croix a été fondée en 552 à Poitiers par Sainte-Radegonde, la reine des Francs, mais le monastère a été transféré en 1965 dans le village de Saint-Benoît, à 7 km de là.

Un essai clinique “sauvage” mené “illégalement” sur au moins 350 malades de Parkinson ou dAlzheimer a été interdit par lAgence du médicament (ANSM), a-t-elle annoncé ce jeudi.      Réalisé en partie à lAbbaye Sainte-Croix, près de Poitiers, cet essai visait à tester des molécules dont “la qualité nest pas connue”, selon lANSM. Il était mené par une structure baptisée Fonds Josefa, dont le vice-président est le Pr Henri Joyeux, contesté par la communauté médicale notamment à cause de ses positions anti-vaccins. 

La communauté accueille des "hôtes" à qui elle propose des activités et avec qui elles partagent "la psalmodie française de la Liturgie". Les bénédictines vivent de la fabrication dhosties et de la vente de produits locaux.

Selon soeur Martina, soeur hôtelière du monastère jointe au téléphone par lAFP, "labbaye dispose dune quinzaine de chambres et cela fait une année à peu près" quelles servent pour héberger des patients de cet essai clinique. Neuf religieuses y vivent.

“La qualité, les effets et la tolérance de ces substances ne sont pas connus” et “un risque pour la santé des participants ne peut être exclu”, a répliqué lANSM. LAgence demande aux participants à ces essais “de ne plus utiliser ces patchs” et “de consulter rapidement leur médecin traitant pour linformer de la situation, réaliser un bilan de santé et sassurer que la prise en charge de leur maladie est adéquate”. 

Mener un essai clinique sans autorisation est passible de 15.000 euros damende et dun an de prison, selon M. Celli, sans compter les éventuelles peines du code pénal.

LANSM a découvert cet essai illégal grâce à une inspection de contrôle menée début septembre au laboratoire où les prises de sang étaient envoyées pour analyse.

Sur son site internet, le Fonds Josefa se présente comme "un fonds de dotation à but non lucratif", auquel "ont été cédés (…) les droits de propriété intellectuelle des brevets de médicaments" basés sur les molécules testées lors de lessai illégal.

Réalisé en partie dans une abbaye près de Poitiers, cet essai visait à tester des molécules dont “la qualité nest pas connue”, selon lANSM. Il était mené par une structure baptisée Fonds Josefa, dont le vice-président est le Pr Henri Joyeux, contesté par la communauté médicale notamment à cause de ses positions anti-vaccins. 

Il doit son nom à une religieuse catholique espagnole, soeur Josefa Menéndez, morte en 1923 à Poitiers.

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L'essai clinique visait à tester des molécules dont "la qualité n'est pas connue".