À Roubaix, linitiative “zéro déchet” permet de réconcilier écologie et lutte contre la pauvreté – Novethic

À Roubaix, l\initiative \

Politique: la rentrée verte dEdouard Philippe à Roubaix

Le Premier ministre a choisi lancienne capitale de lindustrie textile pour faire sa rentrée politique et mettre en scène le virage écologique du gouvernement post-européennes.

Edouard Philippe, accompagné des ministres Elisabeth Borne et Brune Poirson, a rendu visite à plusieurs commerçants roubaisiens inscrits dans la démarche zéro déchet promue par la ville. 

Nicolas Hulot a même baissé les bras il y a un an, lassé des “petits pas” dont il devait saccommoder au ministère de la Transition écologique et solidaire. Après ce revers, le président a dû sassurer que “lacte II” de son quinquennat soit placé sous le signe de la protection de lenvironnement et la sauvegarde du climat, à la hauteur du “Make our planet great again” promis en juin 2017. Car sur lécologie, Emmanuel Macron  lassure désormais : “Jai changé. Très profondément.”

L'écologie souriante. En visite à Roubaix, dans le Nord, pour son premier déplacement depuis les vacances, Edouard Philippe n'a eu que ces mots à la bouche. “C'est réjouissant de voir qu'ici les initiatives qui sont prises le sont collectivement et s'inscrivent dans une dynamique économique, sociale et écologique. Nous voulons battre en brèche l'idée que l'économie circulaire est un truc de bobos. Nous sommes dans l'écologie souriante, l'écologie du quotidien!”, s'est extasié le Premier ministre, accompagné de la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne et sa secrétaire d'Etat Brune Poirson, devant un parterre d'entrepreneurs locaux réunis pour l'occasion. 

“Jobserve quil y a quelque temps, ils nous disaient quon ne faisait pas assez et maintenant jentends quils disent quon en fait trop”, a répliqué Edouard Philippe à ses opposants ce jeudi. Cette rentrée de septembre est loccasion pour le gouvernement de prouver sa bonne foi, à plus forte raison dans le quotidien des Français plutôt que sur la scène internationale. Cétait notamment lambition affichée du déplacement à Roubaix sur le thème du “zéro déchet”: 

Roubaix : Edouard Philippe veut développer une “écologie souriante” qui ne soit pas quun “truc de bobo”

Le choix d'Edouard Philippe de se rendre à Roubaix pour effectuer sa rentrée politique ne doit rien au hasard. Ville pionnière en France en matière de réduction des déchets mais également territoire fortement touché par le chômage et la pauvreté, l'ancienne capitale textile doit illustrer la nouvelle politique qu'entend mettre en oeuvre la majorité après la forte percée des écologistes aux européennes et le mouvement des gilets jaunes. Un acte 2 du quinquennat qui se veut plus vert, alors que le score de la liste EELV aux dernières européennes est encore dans toutes les têtes. Les sondages surveillés de très près par Matignon notent un socle solide de l'électorat écologiste dans les grandes métropoles. Pour illustrer ce tournant, le gouvernement défendra début septembre, l'examen du projet de loi sur l'économie circulaire : “J'ai retenu du grand débat que les Français avaient envie de s'engager pour la planète mais pas forcément par l'impôt ou par des normes, a expliqué Edouard Philippe. Il faut les encourager mais que ce soit librement consenti."

Un message qui fait grimacer les déçus de la politique gouvernementale. “On ne peut pas dire que rien na été fait, mais lécologie nest clairement pas au cœur de laction du gouvernement”, déplore dans Le Parisien le député Matthieu Orphelin, qui a récemment abandonné létiquette LaREM. “Il y a toujours un écart entre ce quil faudrait faire, ce qui est annoncé et ce qui se passe dans la réalité”, tance-t-il. 

Macron et Philippe surjouent la carte verte

Le projet de loi défendu par Brune Poirson sera en discussion devant le Sénat à compter du 24 septembre. Ce texte prévoit notamment la création d'une consigne pour les bouteilles en plastique qui pourrait voir le jour en France en 2022. Les industriels, conscients de l'évolution des opinions, sont prêts à financer ce chantier évalué à environ 600 millions d'euros. Mais les collectivités locales freinent des quatre fers. Elles craignent que ce nouveau mode de collecte ampute significativement leur volume de collecte pour lequel elles sont rémunérées. Un manque à gagner qui leur coûterait environ 150 millions d'euros. Les collectivités locales et notamment les intercommunalités entament donc un lobbying très actif via notamment leur association Amorce pour convaincre une majorité de sénateurs de supprimer l'amendement "consigne en bouteille". Y aura-t-il, à six mois des municipales, une majorité suffisante pour réintroduire cet amendement à l'Assemblée s'il devait être supprimé au Sénat? C'est dans ce contexte qu'il faut comprendre le déplacement d'Edouard Philippe auprès d'une collectivité locale exemplaire comme Roubaix. Les municipalités ne peuvent pas se défausser de leur responsabilité, a t-il voulu faire savoir en filigrane, alors que le taux de traitement des déchets, notamment plastique plafonne à 57% depuis quelques années. 

Alors que la hausse de la taxation sur les carburants avait mis le feu aux poudres et provoqué le mouvement des gilets jaunes il y a presque un an, le gouvernement veut désormais mettre l'accent sur le fait que l'écologie peut rimer avec économies. “A Roubaix, 500 familles sont engagées dans le défi zéro déchet. Elles réalisent des économies non négligeables, de l'ordre de 150 euros par mois pour celle que j'ai rencontré ce matin. Notre projet de loi va favoriser ceux qui font ce choix en leur permettant de venir avec leur contenant dans les magasins et en interdisant de jeter des invendus”, a ainsi rappelé le chef du gouvernement. Ce dernier est d'ailleurs reparti avec une lunchbox réutilisable pour ses déjeuners.

Pour sa rentrée politique, Edouard Philippe sest rendu à Roubaix ce jeudi 29 août, une ville où 500 familles expérimentent le zéro déchet.

L’écologie souriante. En visite à Roubaix, dans le Nord, pour son premier déplacement depuis les vacances, Edouard Philippe n’a eu que ces mots à la bouche. “C’est réjouissant de voir qu’ici les initiatives qui sont prises le sont collectivement et s’inscrivent dans une dynamique économique, sociale et écologique. Nous voulons battre en brèche l’idée que l’économie circulaire est un truc de bobos. Nous sommes dans l’écologie souriante, l’écologie du quotidien!”, s’est extasié le Premier ministre, accompagné de la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne et sa secrétaire d’Etat Brune Poirson, devant un parterre d’entrepreneurs locaux réunis pour l’occasion. 

Le choix d’Edouard Philippe de se rendre à Roubaix pour effectuer sa rentrée politique ne doit rien au hasard. Ville pionnière en France en matière de réduction des déchets mais également territoire fortement touché par le chômage et la pauvreté, l’ancienne capitale textile doit illustrer la nouvelle politique qu’entend mettre en oeuvre la majorité après la forte percée des écologistes aux européennes et le mouvement des gilets jaunes. Un acte 2 du quinquennat qui se veut plus vert, alors que le score de la liste EELV aux dernières européennes est encore dans toutes les têtes. Les sondages surveillés de très près par Matignon notent un socle solide de l'électorat écologiste dans les grandes métropoles. Pour illustrer ce tournant, le gouvernement défendra début septembre, l’examen du projet de loi sur l’économie circulaire : “J’ai retenu du grand débat que les Français avaient envie de s’engager pour la planète mais pas forcément par l’impôt ou par des normes, a expliqué Edouard Philippe. Il faut les encourager mais que ce soit librement consenti."

Édouard Philippe fait son retour sur le terrain. Pour son premier déplacement de la rentrée, le Premier ministre français est dans le département du Nord, à Roubaix. Avec un objectif, poursuivre loffensive  écolo  lancée par Emmanuel Macron contre les feux en Amazonie.

Ce jeudi matin, cest Édouard Philippe qui va lui emboîter le pas pour son premier déplacement de la rentrée, à Roubaix (Nord), à la rencontre des habitants, de chefs dentreprise et de commerçants engagés dans la démarche zéro déchet et zéro gaspillage , précise Matignon. Il sera symboliquement accompagné de la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne et de la secrétaire dEtat Brune Poirson.

Édouard Philippe est venu vanter la politique du gouvernement contre le gaspilllage. Et la ville de Roubaix na pas été choisie par hasard. Elle se présente en effet comme la pionnière du zéro déchet en France.

Le Premier Ministre @EPhilippePM explique pourquoi avoir choisi aujourd'hui #Roubaix pour parler du #ZéroDéchet et de l'#EconomieCirculaire ♻️ @Elisabeth_Borne @brunepoirson pic.twitter.com/OzIygoglG6

Le chef du gouvernement sest rendu ce jeudi matin dans une entreprise qui fabrique des meubles à base de matériaux de récupération. Il a ensuite rencontré des commerçants et des habitants engagés contre laccumulation des des déchets.Un décor parfait pour soigner limage écolo de lexécutif.

Lenvironnement est la priorité affichée de cette rentrée pour le chef du gouvernement. Edouard Philippe a dailleurs répondu à lopposition qui laccuse de faire de la com sur lécologie.  Aucun camp, aucun parti na dexclusivité sur aucun sujet , a martelé Edouard Philippe.

Le projet de loi anti-gaspillage, présentée en juillet au gouvernement, sera discuté dans un mois au Sénat. La question écologique est devenue incontournable pour lexécutif. Et pas seulement pour la préservation de la planète. La percée des Verts aux dernières élections européennes force le gouvernement à verdir sa politique pour tenter de conquérir des voix en vue des prochaines municipales.

Et aussi pour faire oublier le départ fracassant de Nicolas Hulot. Lex-animateur télé claquait la porte du ministère de lEcologie il y a tout juste un an…