Le Premier ministre en visite à Roubaix : Léconomie circulaire, cest pas un truc de bobos ! – La Voix du Nord

Le Premier ministre en visite à Roubaix :  L\économie circulaire, cest pas un truc de bobos !  - La Voix du Nord

Pour la rentrée, le gouvernement veut pousser les feux sur lécologie

Édouard Philippe fait son retour sur le terrain. Pour son premier déplacement de la rentrée, le Premier ministre français est dans le département du Nord, à Roubaix. Avec un objectif, poursuivre loffensive  écolo  lancée par Emmanuel Macron contre les feux en Amazonie.

Édouard Philippe est venu vanter la politique du gouvernement contre le gaspilllage. Et la ville de Roubaix na pas été choisie par hasard. Elle se présente en effet comme la pionnière du zéro déchet en France.

Le premier déplacement dEdouard Philippe avant la rentrée scolaire se fera à Roubaix ce jeudi. Une ville pionnière du “zéro déchet” où le Premier ministre compte mettre en avant les ambitions du gouvernement en matière décologie.

Le Premier Ministre @EPhilippePM explique pourquoi avoir choisi aujourd'hui #Roubaix pour parler du #ZéroDéchet et de l'#EconomieCirculaire ♻️ @Elisabeth_Borne @brunepoirson pic.twitter.com/OzIygoglG6

Pour sa rentrée politique, Edouard Philippe sest rendu à Roubaix ce jeudi 29 août, une ville où 500 familles expérimentent le zéro déchet.

Le chef du gouvernement sest rendu ce jeudi matin dans une entreprise qui fabrique des meubles à base de matériaux de récupération. Il a ensuite rencontré des commerçants et des habitants engagés contre laccumulation des des déchets.Un décor parfait pour soigner limage écolo de lexécutif.

Lenvironnement est la priorité affichée de cette rentrée pour le chef du gouvernement. Edouard Philippe a dailleurs répondu à lopposition qui laccuse de faire de la com sur lécologie.  Aucun camp, aucun parti na dexclusivité sur aucun sujet , a martelé Edouard Philippe.

Le projet de loi anti-gaspillage, présentée en juillet au gouvernement, sera discuté dans un mois au Sénat. La question écologique est devenue incontournable pour lexécutif. Et pas seulement pour la préservation de la planète. La percée des Verts aux dernières élections européennes force le gouvernement à verdir sa politique pour tenter de conquérir des voix en vue des prochaines municipales.

Et aussi pour faire oublier le départ fracassant de Nicolas Hulot. Lex-animateur télé claquait la porte du ministère de lEcologie il y a tout juste un an…

Projet de loi antigaspillage, convention citoyenne pour le climat… Lexécutif veut mettre son agenda vert au premier plan en cette rentrée. Certains dénoncent une tentative dEmmanuel Macron pour récupérer des voix dans lélectorat écologiste.

Le premier ministre Edouard Philippe quitte lElysée en mars 2018. LUDOVIC MARIN / AFP La rentrée des classes du gouvernement sera verte ou ne sera pas. Avant même daller lisser les joues des enfants qui retournent à lécole, Edouard Philippe a décidé dafficher sa détermination sur le plan écologique. Le premier ministre devait se rendre à Roubaix (Nord), jeudi 29 août, pour un déplacement sur le thème  zéro déchets, zéro gaspillage , en compagnie de la ministre de la transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, et de sa secrétaire dEtat, Brune Poirson. Une manière dillustrer le projet de loi antigaspillage que cette dernière doit porter au Sénat à partir du 24 septembre.

Une manière, surtout, de se placer dans les pas dEmmanuel Macron, qui assure avoir  changé  en achevant sa conversion écolo. Le chef de lEtat a lancé une offensive internationale, ces derniers jours, en appelant à la mobilisation en faveur de lAmazonie – qui est en proie à de violents incendies – et en annonçant ne pas vouloir signer  en létat  laccord de libre-échange entre lUnion européenne et les pays du Mercosur. Il veut ainsi dénoncer le non-respect par le Brésil de ses engagements environnementaux. Ne reste plus, dans ce contexte, quà convaincre que le gouvernement, en France, agit.

 Nous avons décidé, avec beaucoup de constance, de pousser nos feux sur lécologie. Nous nen avons pas fait assez, on veut en faire plus, assure-t-on ainsi à Matignon. Quand le président de la République dit jai changé, cest le cas de beaucoup de Français aussi. Ils attendent la transition écologique. On a la pression, et on se la met. 

Outre le projet de loi porté par Brune Poirson, le grand rendez-vous de la rentrée sera celui de la convention citoyenne sur le climat. Cent cinquante citoyens sont tirés au sort depuis le 26 août ; ils auront pour tâche de servir daiguillon à la politique du gouvernement, en rendant une liste de préconisations à la fin du mois de janvier 2020. Le projet de loi LOM sur les mobilités, censé mettre laccent sur le sujet, lui aussi, doit par ailleurs être présenté à lAssemblée nationale, le 2 septembre, en commission. De leur côté, les députés de La République en marche (LRM) vont consacrer en priorité leur séminaire de rentrée, le 19 septembre, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), à la transition écologique.

Cet agenda vert se veut, pour reprendre la terminologie gouvernementale,  concret  et  pragmatique .  La transition doit tenir compte des Français, de leur mode de vie, des emplois , défend lentourage de M. Philippe. En clair, prendre son temps et ne pas soulever de haut-le-cœur dans la population. Contrairement à ce qui sest passé avec la hausse de la taxe carbone, qui a engendré la crise des  gilets jaunes … Une politique des petits pas qui suscite lincompréhension chez les écologistes. Elle a conduit Nicolas Hulot à claquer la porte du gouvernement, il y a tout juste un an.  Il ne se passe pas grand-chose depuis son départ du ministère de lécologie, regrette Jean Jouzel, climatologue et membre du GIEC. Même si lécologie est dans les discours, dans la réalité, il ny a pas de décisions suffisantes.