Rouen: 2 mises en examen après la très violente agression …

Rouen: 2 mises en examen après la très violente agression ...

Agression homophobe à Rouen : deux hommes écroués

Deux hommes de 27 et 30 ans écroués dans la nuit de mercredi à jeudi après une violente agression à caractère présumé homophobe à Rouen, encourent jusquà 20 ans de prison, a-t-on appris jeudi auprès du parquet de Rouen.

Ils sont poursuivis pour séquestration et extorsion en raison de lorientation sexuelle de la victime, a indiqué Pascal Prache, procureur de la République de Rouen.

Agression homophobe à Rouen: deux hommes écroués

Ils “risquent un passage devant la cour dassises car lextorsion de fonds avec des violences ayant occasionné une ITT (interruption totale de travail) supérieure à 8 jours est une infraction criminelle. Ils encourent jusquà 20 ans de réclusion criminelle en raison dune circonstance aggravante qui est le caractère homophobe présumé de lagression”, a précisé le magistrat.

Alors qu'elle rentrait de soirée mercredi vers 3 heures du matin, elle a raconté sur son compte Facebook avait été suivie par trois individus qui l'ont "insultée" puis passée à tabac. La jeune femme a fait état de ses blessures photos à l'appui : "traumatisme crânien, suspicion de trois côtes fêlées, lèvre éclatée, hématomes sur la face et le corps".

Agression homophobe à Rouen : les deux suspects mis en examen pour séquestration et extorsion

“Lors de leur garde à vue, les deux hommes ont reconnu être les auteurs de lagression sans en reconnaître le caractère homophobe”, a précisé une source policière.

Deux hommes ont été mis en examen et écroués à la suite d'une violente agression à caractère homophobe survenue le 25 octobre à Rouen, a indiqué jeudi le parquet. Ils sont poursuivis pour séquestration et extorsion en raison de l’orientation sexuelle de la victime, a indiqué Pascal Prache, procureur de la République de Rouen, à un correspondant de l’AFP.

Lhomme de 34 ans qui a porté plainte contre X pour cette agression sétait vu prescrire 10 jours dinterruption totale de travail (ITT). Les faits datent du 25 octobre.

"Les enquêteurs sont remontés jusqu'à eux grâce à la plaque d'immatriculation du véhicule utilisé le jour de l'agression ainsi que grâce à l'exploitation des caméras des banques où le trio s'est arrêté", a précisé une source policière.

“Les enquêteurs sont remontés jusquà eux grâce à la plaque dimmatriculation du véhicule utilisé le jour de lagression ainsi que grâce à lexploitation des caméras des banques où le trio sest arrêté”, a précisé une source policière.

Cette nuit du 24 au 25 octobre, celui que nous appellerons Romain avait rencontré les deux hommes dans une soirée et ils avaient décidé de poursuivre la fête. Mais dans la voiture des agresseurs présumés, Romain est alors insulté en raison de son orientation sexuelle. Il est tabassé et les deux hommes le forcent à retirer 800 euros dans un distributeur.  Un peu plus tard, ils le conduisent dans une agence bancaire pour retirer de largent au guichet et cest là que le jeune homme au visage tuméfié, parvient à donner lalerte.

Selon une source proche de lenquête, la victime présumée a expliqué avoir été “frappée à de très nombreuses reprises, avec de nombreuses insultes homophobes” après être “montée volontairement dans une voiture à la sortie dune boîte de nuit  rouennaise”.

Ils avaient été interpellés lundi après-midi dans lagglomération rouennaise et immédiatement placés en garde à vue. Les deux auteurs présumés de lagression homophobe dun trentenaire dans la nuit du 24 au 25 octobre à Rouen ont été mis en examen et écroués ce mercredi soir, selon lun des avocats. Une mise en examen pour séquestration et extorsion en raison de lorientation sexuelle de la victime. 

Selon le récit de la victime présumée aux enquêteurs, les agresseurs sont parvenus à lui dérober 800 euros. Le jeune homme a ensuite réussi à prendre la fuite en profitant du sas de sortie dune banque où il était entré pour aller retirer de largent au guichet sur demande de ses agresseurs.

Les deux hommes sont âgés de 26 et 30 ans, lun deux est déjà connu de la police, notamment pour des faits de vols. Face aux policiers, ils auraient expliqué ne pas se souvenir de ce quils auraient fait durant cette nuit cauchemardesque pour la victime. Ils auraient également réfuté toute motivation homophobe.

Violente agression homophobe à Rouen: deux suspects inculpés pour séquestration et extorsion

“Les violences homophobes doivent être une préoccupation pour notre société toute entière. Elles sont indignes de la France. Des mesures concrètes seront annoncées mais  ne sauraient remplacer lhumanité et la tolérance qui sont au coeur de notre culture”, avait twitté le 29 octobre le chef de lÉtat Emmanuel Macron, sans préciser le contenu de ces mesures à venir.

Cette agression homophobe avait suscité des réactions indignées de plusieurs membres du gouvernement, y compris le ministre de lIntérieur. Et samedi dernier, une chaîne humaine pour dénoncer la violence homophobe a rassemblé 800 personnes à Rouen.

Les violences homophobes doivent être une préoccupation pour notre société tout entière. Elles sont indignes de la France. Des mesures concrètes seront annoncées mais ne sauraient remplacer lhumanité et la tolérance qui sont au cœur de notre culture.

Une infraction criminelle en raison du caractère homophobe présumé. Ils sont poursuivis pour séquestration et extorsion en raison de lorientation sexuelle de la victime, a indiqué Pascal Prache, procureur de la République de Rouen. Ils “risquent un passage devant la cour dassises car lextorsion de fonds avec des violences ayant occasionné une ITT (interruption totale de travail) supérieure à huit jours est une infraction criminelle. Ils encourent jusquà 20 ans de réclusion criminelle en raison dune circonstance aggravante qui est le caractère homophobe présumé de lagression”, a précisé le magistrat.

Selon le dernier rapport de lassociation SOS Homophobie, qui sappuie sur lenquête annuelle “Cadre de vie et sécurité” de lInsee, “seulement 4% des victimes dinsultes LGBTphobes déposent effectivement plainte”.

Un jeune homme frappé, séquestré et extorqué. “Les enquêteurs sont remontés jusquà eux grâce à la plaque dimmatriculation du véhicule utilisé le jour de lagression ainsi que grâce à lexploitation des caméras des banques où le trio sest arrêté”, a précisé une source policière. Selon une source proche de lenquête, la victime présumée a expliqué avoir été “frappée à de très nombreuses reprises, avec de nombreuses insultes homophobes” après être “montée volontairement dans une voiture à la sortie dune boîte de nuit rouennaise”.

Deux personnes ont été placées en garde à vue puis mis en examen mercredi 7 novembre 2018 dans le cadre de lenquête ouverte pour agression homophobe à Rouen, le 25 octobre. 

Une agression qui a suscité de nombreuses réactions. Près de 800 personnes se sont rassemblées samedi à Rouen pour dénoncer les actes homophobes. “Les violences homophobes doivent être une préoccupation pour notre société toute entière. Elles sont indignes de la France. Des mesures concrètes seront annoncées mais ne sauraient remplacer lhumanité et la tolérance qui sont au cœur de notre culture”, avait twitté le 29 octobre le chef de lÉtat Emmanuel Macron, sans préciser le contenu de ces mesures à venir.