Gilets jaunes : interdiction de manifester dans le centre-ville de Rouen ce samedi – InfoNormandie.com

Gilets jaunes : interdiction de manifester dans le centre-ville de Rouen ce samedi - InfoNormandie.com

Acte XIX des Gilets jaunes à Lyon: deux interpellations et cinq manifestants blessés

Le dispositif de forces de l’ordre déployé samedi 23 mars 2019 à Rouen (Seine-Maritime) était conséquent. Il avait pour objectif de faire respecter l’interdiction de manifester décidée par la préfète vendredi 22 mars, pour l’acte XIX des Gilets jaunes. Rentrera, rentrera pas ? C’est la question qui a taraudé les manifestants, moins d’un millier, dont un petit groupe a pu entrer dans le périmètre interdit bouclé par les autorités.

18 h 30 : ça gaze sévère sur la place de la République. La manifestation des gilets jaunes devant se terminer à 18 h, les CRS sont entrés en action. Ils évacuent les derniers manifestants de la place de la République à coups de grenades lacrymogènes. La dispersion se déroule dans un calme relatif. Certains gilets jaunes se dirigent vers Montigny-lès-Metz suivis pas une colonne de policiers antiémeutes.

17 h : les CRS semblent parvenus à contenir les manifestants les plus belliqueux de ce samedi 23 mars. Repoussés vers la place de la République, ils sont une poignée à tenir encore tête aux forces de lordre. Mais la situation paraît maîtrisée et sapaiser après les heurts du milieu daprès-midi. Une vingtaine de fourgons de CRS ont remonté la rue des Clercs et les policiers se regroupent autour des Galeries Lafayette et de la FNAC pour surveiller les mouvements de foule. Les commerces ont baissé le rideau. Sur la place de la République, la manifestation se poursuit dans le calme. Les deux franges des gilets jaunes sont maintenant bien séparées.

16 h 04 : place de Chambre, les cafétiers qui avaient encore une terrasse dehors la rangent précipitamment.

16 h : un groupe GJ est poussé vers la place Saint-Louis. Un autre fait face à des forces de lordre place Ssaint-Jacques. Dautres sont place de Chambre. Ils sont dispersés.

15 h 57 : la place dArmes complètement évacuée. Les CRS commencent à encercler les GJ.

Dans les petites rues. Deux familles avec une petite fille en pleurs ont couru se mettre a labri, affolées.15 h 48 : le face a face : place dArmes les gilets jaunes sont massés. Face a eux par les deux rues entourant loffice de tourisme des unités de CRS. Au milieu, la place est quasiment vide.

15 h 46 : selon les GJ infirmiers : deux crises depilepsie et une femme blessée par des tirs de lanceur de balle de défense ou LBD.

15 h 25 : devant le pont de la préfecture, les CRS ont tiré leurs premières grenades lacrymogènes sur les gilets jaunes qui manifestent actuellement dans les rues de Metz pour leur acte XIX. Les policiers ont été applaudis. Ambiance.

15 h 15 : les accès à la préfecture de la Moselle ont été bouclés, ainsi que le quartier des Iles. Il est désormais impossible de franchir la Moselle. Les voitures sont déviées avant le pont de la préfecture (rue Paul-Tornow) vers le quai Félix-Maréchal. Les CRS attendent les gilets jaunes. Et les gilets jaunes viennent à leur rencontre alors que la préfecture avait interdit les déambulations dans le centre-ville. Un scénario qui se répète. Le 9 février déjà, ce secteur a été le théâtre de violents affrontements en manifestants radicaux et forces de lordre. Généralement, la situation dégénère en fin de journée.

15 h 00 : cétait prévisible et annoncé sur les réseaux sociaux, les gilets jaunes ont décidé de ne pas respecter linterdiction de défiler dans Metz. Ils sont partis à lassaut de la ville et sont actuellement sur le plateau piétonnier. Point de rassemblement régional de lacte XIX des gilets jaunes, la ville Metz est doucement rejointe par des centaines de manifestants. Ils sont actuellement sept cents rassemblés place de la République.

Moins que les éditions précédentes, mais des gens continuent darriver. En amont, les forces de l’ordre ont déjà procédé à trois interpellations de personnes qui portaient sur elles des projectiles. L’une d’entre elle a été contrôlée avec un sac à dos rempli de pierres. Une autre cachait des clous dans son sac.

14 h 20 : selon la police, 700 manifestants sinstallent actuellement sur la place de la République. Tout se passe dans le calme.

14 h : les forces de l’ordre ont déjà procédé à trois interpellations de personnes qui portaient sur elles des projectiles. L’une d’entre elle a été contrôlée avec un sac à dos rempli de pierres. Une autre cachait des clous dans son sac.

13 h 54 : deux cent gilets jaunes sont déjà présents sur la place de la République. Deux mouvements se côtoient : le mouvement Marée jaune et le collectif Fédérateur citoyen des Gilets jaunes de Lorraine.

État desprit : “On nest pas venus pour rester sur place. Sûr quon va aller se balader en ville. Dailleurs ont-ils le droit de nous interdire toutes les rues ?”

13 h 36 : ambiance place de la République, les gilets jaunes arrivent au compte-gouttes et certains sont déjà bien remontés. Leur cri de ralliement commence à se faire entendre : “Ahou ! Ahou ! Ahou !” Repris en chœur. Le soleil cogne, ça chauffe.

13 h 20 : une équipe médical des gilets jaunes vient darriver sur la place de la République. Appelés aussi « street medics », ces groupes mobiles qui soignent les gilets jaunes blessés ou gazés lors des affrontements avec les forces de lordre sont généralement composées de jeunes infirmiers volontaires, parfois encore étudiants. Leur paquetage est constitué de pansements, de vaporisateurs deau contre les gaz lacrymogènes, de compresses…

Le Gouvernement avait promis plus de fermeté envers les gilets jaunes au lendemain des débordements ultraviolents de Paris, les mesures ne se sont pas fait attendre. Ce durcissement de la politique de sécurité est déjà visible à Metz où doit se dérouler ce samedi 23 mars, à partir de 14 h, l’acte XIX régional des gilets jaunes. Rendez-vous prévu sur la place de la République.

Contrôles routiers aux portes de la ville et jusquà Ars-sur-Moselle, déploiement massif de CRS et de gendarmes mobiles, lacte XIX régional des gilets jaunes est attendu de pied ferme à Metz. Plusieurs cars de CRS sont arrivés place de la Comédie, lun des points chauds des précédentes manifestations. Le quartier des Iles devrait être bouclé pour le début du rassemblement normalement prévu place de la République,  à partir de 14 h. La préfecture de la Moselle a, en effet, interdit aux gilets jaunes de défiler dans les rues. Pas sûr quils sy tiennent.

La ville est comme en état de siège. Un important dispositif policier a été déployé dans les murs de la cité ainsi qu’à l’extérieur.

Puisque l’État s’était vu reprocher un manque d’anticipation lors des événements du samedi 16 mars, comme le fait de ne pas exercer de contrôle des manifestants en amont du rassemblement sur les aires d’autoroute, la périphérie de Metz est quadrillé par les gendarmes et les policiers.

Dès 9 h du matin, les contrôles routiers ont été mis en place sur plusieurs voies d’accès à la capitale mosellane (VIDEO).

À Ars-sur-Moselle, ce samedi matin, les gendarmes vérifiaient l’identité des conducteurs et examinaient le contenu des habitacles.

De tels contrôles ont aussi été signalés à Marange-Silvange, Saint-Privat-la-Montagne, La Maxe, Gravelotte, Moulins-lès-Metz et aux sorties de l’A31.

Une cinquantaine de gendarmes de la compagnie de Metz ont procédé à des contrôles toute la matinée dans la périphérie messine sur les axes d’accès principaux à Gravelotte, Ars, Saint-Privat, Ennery et Ars-Laquenexy.  Ils ont ouvert les coffres de l’ensemble des véhicules arrêtés. Aucun automobiliste n’a été interpelé. Les gendarmes resteront en alerte toute la journée.

A midi, les effectifs de police étaient déployés au centre ville de Metz. Des contrôles sont également menés auprès des automobilistes qui pénètrent en ville avec des ouvertures de coffres.

Deux unités de force mobile sont en place depuis midi. Leur mission principale sera de protéger l’accès à la Préfecture si les manifestants décidaient de braver l’interdiction de manifester. Selon Hervé Niel, directeur départemental de la sécurité publique, la consigne: Les personnes qui manifestent de façon statique sur la place de la République sont autorisées à le faire. En revanche, si elles quittent la place, elles sont en illégalité. Si elles traversent la ville sans rien casser, on n’interviendra pas. S’il y a des débordements, on fera en sorte de les faire cesser. On procèdera à des interpellations à la moindre agression « .

De son côté, la police municipale n’a pas le droit d’intervenir puisqu’il s’agit de maintien de l’ordre dans le cadre d’une manifestation déclarée. Cependant, les agents seront très nombreux dans les quartiers pour remplacer une partie des effectifs de la police nationale. Le dispositif est également renforcé au Poste de vidéo surveillance de la police municipale avec notamment la présence de trois chefs de poste, de deux agents affectés aux vidéos, du chef de la police municipale et de Sébastien Koenig, adjoint en charge de la sécurité à Metz.

Selon une source policière, les forces de l’ordre s’attendent à ce que les « gilets jaunes qui se rassemblent sur la place de la République y restent cantonnés ».

En revanche, les « casseurs » ne devraient pas se regrouper à cet endroit. Ils devraient se disséminer par petits groupes dans le centre-ville et, à un moment donné, lancer le top départ pour se retrouver à un endroit précis et commencer à mener l’assaut contre les forces de l’ordre comme ce fut le cas le 9 février dernier pour l’acte XIII.

Metz attend des groupes de gilets de jaunes de Nancy, Saint-Avold et des Vosges, souvent désignés comme les plus virulents.

La Ville de Metz a demandé aux bars et restaurants de ne pas sortir les terrasses ce samedi 23 mars en raison des risques induits par la manifestation des Gilets jaunes. Mais le soleil est plus fort.

Après les exactions du samedi 16 mars à Paris, l’État avait promis plus de fermeté à lencontre des gilets jaunes radicaux. Les mesures restrictives n’ont pas tardé.

À Metz, la décision est tombée jeudi 21 mars dinterdire aux gilets jaunes de défiler dans les rues. Une mesure inédite depuis le lancement du mouvement des gilets jaunes dans le Grand Est le 17 novembre 2018.

La préfecture de la Moselle a autorisé le jeudi 21 mars une manifestation « statique » sur la place de la République de Metz ce samedi 23 mars, pour l’acte XIX régional des gilets jaunes.

Ce qui signifie qu’il leur sera interdit de défiler dans les rues de Metz, théâtre à deux reprises, les 29 décembre 2018 et 9 février 2019, de combats violents entre casseurs et forces de l’ordre, ainsi que de dégradations et d’incendies.

Pour éviter que ces abus ne se reproduisent, le préfet de la Moselle a décidé de frapper fort en limitant les mouvements des gilets jaunes.

Ils seront censés être cantonnés sur la place de la République comme l’ont réclamé des représentants du « Mouvement fédérateur citoyen gilets jaunes de Lorraine », seul collectif à avoir déposé une déclaration en préfecture en « vue d’organiser un regroupement statique ce samedi 23 mars, de 14 h à 18 h, au pied du monument du Maréchal Ney, promenade de l’Esplanade à Metz ».

« Compte tenu des engagements pris par les organisateurs, lesquels ont engagé leur responsabilité », la préfecture de la Moselle leur a délivré un « récépissé prenant acte de ce rassemblement ».

« Les débordements survenus lors de précédentes manifestations itinérantes et la détermination de certains groupes à causer des troubles particulièrement graves à l’ordre public ont conduit Didier Martin, préfet de la Moselle à interdire par arrêté toute autre manifestation ce samedi 23 mars de 8 h à minuit sur le ban de la commune de Metz », précise la préfecture.

➤  Les participants à une manifestation interdite encourent une peine de 6 mois d’emprisonnement et 7 500 € d’amende.

➤  Le refus de se disperser après sommation des forces de l’ordre est également passible d’une peine d’un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende.

➤  Ces peines peuvent être aggravées pour une personne qui dissimule volontairement tout ou partie de son visage afin de ne pas être identifiée et/ou qui porte une arme.

Catherine Belin, Pascal Brocard, Thierry Fedrigo, Maury Golini, Kevin Grethen, Céline Killé, Karim Siari et Guillaume Oblet