Incendie de lusine Lubrizol à Rouen : On ne veut pas être rassuré, on veut être informé , réclament des… – 20 Minutes

Incendie de lusine Lubrizol à Rouen :  On ne veut pas être rassuré, on veut être informé , réclament des… - 20 Minutes

La Ville de Rouen et la Métropole déposent plainte après lincendie de lusine Lubrizol

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Messenger LinkedIn Email La ministre de la Transition écologique appelle lindustriel à ses responsabilités. Pour Élisabeth Borne, Lubrizol devra dédommager les riverains de lusine incendiée le 26 septembre, à Rouen, ainsi que les agriculteurs qui ont pâti des conséquences du sinistre, au nom du principe pollueur-payeur .

La ministre de la Transition écologique, Élisabeth Borne, a assuré, ce mardi 8 octobre 2019, que la société Lubrizol  devra indemniser  tous ceux qui ont souffert des conséquences de lincendie de son usine chimique de Rouen (Seine-Maritime).

 La responsabilité première est celle de lindustriel. On est sur un principe de pollueur-payeur et lindustriel devra indemniser  tous les riverains et les agriculteurs, a affirmé la ministre sur RMC/BFM.

 On attend (des industriels) quils montrent de la considération et reconnaissent la gêne et linquiétude de cet incendie , a-t-elle ajouté en souhaitant que Lubrizol se montre  exemplaire dans lindemnisation sans attendre les décisions de justice .

 Dans le principe, ils auront à prendre en charge tous les dégâts causés par cet incendie (…) y compris les préjudices pour les agriculteurs , a insisté Élisabeth Borne.

#Lubrizol"On a remis la pression sur les industriels pour que le site soit nettoyé au plus vite (…) Sur les produits recherchés jusqu'à présent les résultats d'analyses sont en dessous des seuils"@Elisabeth_Borne min. de la transition écologique#BourdinDirect pic.twitter.com/rY4tp4gSYO

 Rien ne se passe , rétorque le député PCF Sébastien JumelÉlu de Seine-Maritime, Sébastien Jumel, porte-parole des députés communistes, a déploré pour sa part devant la presse quà ce stade  rien ne se passe en matière dindemnisation  pour les agriculteurs, alors que  la désespérance est grande .

 LÉtat est où ? Il ne faut pas attendre la Saint-Glinglin, certains ne le supporteront pas , a-t-il insisté.

Le ministre de lAgriculture Didier Guillaume a promis une indemnisation totale aux agriculteurs dont la production est affectée par les retombées de suie de lincendie de lusine chimique. Les premières indemnisations devraient intervenir dans les prochains jours.

Malgré le déblocage davances par lÉtat, cest le principe du  pollueur-payeur  qui devra sappliquer, a aussi prévenu le ministre.

Vendredi 4 octobre, la société Lubrizol sétait engagée à participer à la réparation des conséquences de lincendie de son usine chimique de Rouen.

 Lubrizol met en place un dispositif opérationnel Lubrizol Solidarité, en participant à la réparation des conséquences de lincendie , avait indiqué le groupe dans un communiqué.

La ministre a par ailleurs assuré que même  sil y a toujours des odeurs  à Rouen  toutes les analyses quon a eu sur lair, sur leau et les sols, jusquà présent sur les produits agricoles, ont montré que sur tous les produits quon a recherchés on est en-dessous des seuils .

 Cest rassurant , a estimé la ministre en précisant que des analyses étaient toujours en cours sur les produits agricoles.

« Il faut que ces odeurs cessent. Elles sont incommodantes, anxiogènes et déplaisantes pour toute la population. » Dix jours après l’incendie industriel à Rouen, lundi 7 octobre 2019, le préfet de Seine-Maritime, Pierre-André Durand, a assuré « accentuer la pression mise sur les deux entreprises » touchées — Lubrizol et Normandie Logistique — lors d’une conférence de presse.

Alors que les opérations de pompage et de nettoyage avancent, avec « un travail non stop » sur les sites impactés, reste le temps de l’enquête, notamment administrative pour les services de l’État. Il faudra du temps avant d’obtenir des réponses, a déjà souligné le directeur de la Dreal, Patrick Berg : « L’ordre de grandeur, c’est plusieurs semaines, voire plusieurs mois. » Lubrizol et son voisin ont un rôle important à jouer dans l’avancement de cette procédure.

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Des questions restent toujours en suspens, comme l’a détaillé Patrick Berg : « Est-ce que la liste qu’on a reçue est fidèle à la réalité ? Quelles étaient exactement les quantités stockées, les produits stockés et quels sont ceux qui ont brûlés ? Quelle est la traçabilité des échanges entre Lubrizol et son voisin ? »

En attendant le @Prefet76 assure que « la pression est mise sur les deux entreprises ». Notamment afin d’obtenir le détail des produits ayant brûlé parmi la liste diffusée, ainsi que « la traçabilité des échanges entre #Lubrizol et son voisin », développe le directeur de la Dreal.

Les entreprises doivent remettre deux documents à l’État. Un rapport administratif sur les causes de l’incendie comprenant un « état précis de ce qui a brûlé » et une stratégie environnementale visant à prendre des mesures pour réparer l’impact causé. Cette dernière doit être fournie dans les dix jours suivant l’arrêté pris par l’État. Lubrizol aurait dû fournir le sien dimanche 6 octobre. Normandie Logistique a encore jusqu’à jeudi 10 octobre.

Nous avons relancé aujourd’hui même Normandie Logistique en leur rappelant qu’il serait opportun que nous ayons en début de semaine un premier rapport sur les causes de l’accident. Ensuite, tout un questionnement en découlera.

La Dreal rendra ses conclusions une fois toutes les réponses recoupées dans un travail qui s’annonce « long et minutieux », selon son directeur.

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Sur le plan opérationnel, les travaux se sont poursuivis sur le site de Normandie logistique. « Les masses de gomme arabique ont été traitées, assure le préfet. Elles comportaient encore des points chauds. Nous avons désormais des blocs inertes qui pourront être enlevés dans la semaine par l’exploitant. »

Les pompages d’eau et d’hydrocarbures dans les différentes flaques ont avancé. « Les éléments amiantés seront également dégagés dans la semaine par une entreprise spécialisée », a poursuivi Pierre-André Durand. De son côté, le directeur de la Dreal rappelle que les résultats sont négatifs concernant la présence d’amiante dans l’air, c’est à dire compris « entre zéro à trois fibres par litre d’air ».

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Sur le site Lubrizol, un équipement provisoire de confinement pour l’extraction des fûts sera « complètement opérationnel au plus tard le 17 octobre ». « Lubrizol a quasiment terminé son pompage, précise le préfet. La petite mare est terminée. La grande mare est pompée à près de 40%. »

Au niveau de la darse accolée au site Lubrizol, la totalité des produits de surface a été retiré par l’entreprise Séché. La dépollution des berges de la Seine « où des hydrocarbures ont stationné », s’annonce longue. Des travaux vont également être engagés sur les émissaires situés sous l’entreprise Lubrizol, qui se déversent dans la darse. « Ils sont eux-mêmes souillés par des hydrocarbures qui peuvent évoluer à l’occasion des marées, ce qui peut expliquer le fait que les odeurs, notamment dans Rouen, apparaissent par épisodes. »

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Le préfet assure que les odeurs devraient sensiblement baisser d’ici la fin de la semaine. Les problématiques économiques et sanitaires sont prises en cause dans le même temps. En plus des réunions de travail avec les différents acteurs touchés, des analyses des suies sont en cours autour de Forges-les-Eaux et de Buchy.

44 « exploitations agricoles sentinelles » font également l’objet de prélèvements réguliers. Une cellule départementale de crise agricole a été mise en place et un plan d’indemnisation nationale « sera bientôt opérationnel ». Les mesures conservatoires ne seront toutefois pas levés avant le 11 octobre prochain.

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