Incendie de lusine Lubrizol à Rouen : nouvelle manifestation pour demander la vérité – Le Parisien

Incendie de lusine Lubrizol à Rouen : nouvelle manifestation pour demander la vérité - Le Parisien

Seine-Maritime. Lubrizol envoie eaux polluées et fûts dans une usine cauchoise

Nouveau coup dur pour les agriculteurs frappés par le gel des collectes de lait, oeufs, commercialisation des légumes, fromages …suite à l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen (Seine-Maritime) le 26 septembre 2019.

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Ils sont nombreux à avoir appelé à manifester devant la Préfecture de Rouen (Seine-Maritime) le 11 octobre 2019 au soir car les restrictions sur le lait ne sont toujours pas levées alors que Didier Guillaume,  ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a annoncé que pour le lait, tous les prélèvements étaient négatifs. 

Une étude de risque sanitaire va être mise en place. Elle sera réalisée « sur la base de l’ensemble des résultats disponibles après tous les prélèvements réalisés ». L’objectif devra être d’analyser l’éventuel impact sanitaire quant à l’exposition chronique de la population. « Elle apportera des éléments clés pour renforcer la surveillance épidémiologique adaptée à plus long terme qui pourra être mise en place. Elle permettra également d’évaluer s’il pourra s’agir d’une surveillance médicale ou de bio-surveillance de la population », a déclaré la ministre.

« Les arrêtés modificatifs ne seront pas signés avant lundi », se lamente Aline Catoir, agricultrice à Conteville, près d’Aumale.

« Le comité d’experts s’est réuni hier. Je peux aujourd’hui donner des informations sur la production laitière, car c’est le nombre d’analyses le plus important dont nous disposons, soit près de 87 sur les 230 prélèvements analysés », a-t-il ajouté. La production laitière est un réel indicateur de la qualité environnementale et de la pollution environnementale, car les vaches en assimilant les dioxines, les accumulent dans les graisses et donc dans le lait.

« Cela représente trois jours de production en plus à jeter. Pour moi, c’est du gaspillage alimentaire et de la torture morale des agriculteurs ».

Les produits transformés, comme le neufchâtel, produits laitiers et consignés depuis l’arrêté préfectoral ne pourront pas être vendus ce week-end.

Et d’après les tous premiers éléments relevés par Roger Genet, directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), les résultats « sont rassurants ». Les analyses sont étudiées par un comité de huit experts indépendants, issus de différentes structures. 

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La ministre de la Santé Agnès Buzyn a participé au « comité pour la transparence et le dialogue », en présence d’Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et de Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture, vendredi 11 octobre 2019. Elle a annoncé la création d’une « étude des risques sanitaires » à long terme.

« Il y a la Fête du ventre ce week-end à Rouen avec de nombreux producteurs. Mais les produits restent consignés dans les frigos. C’est la déception ».

Les premiers fûts calcinés de lentreprise Lubrizol, dont le site industriel a brûlé à Rouen le 26 septembre, sont arrivés en fin de semaine dernière dans lentreprise Sedibex (groupe Veolia), à Sandouville (pays de Caux, Seine-Maritime). Lubrizol a fait le choix de cette entreprise spécialisée depuis 40 ans dans le traitement des déchets dangereux pour traiter les résidus de lincendie…. Pour découvrir la suite choisissez une offre

Avec ces nouvelles déclarations, Agnès Buzyn souhaite rassurer la population. Le jeudi 26 et vendredi 27 septembre 2019, 246 passages aux Urgences supplémentaires ont été enregistrés. Neuf personnes ont été hospitalisées durant la « phase aiguë » de la catastrophe.