Lubrizol : Il y a un sentiment de trahison dans la population – Le Monde

Lubrizol :  Il y a un sentiment de trahison dans la population  - Le Monde

Incendie à lusine Lubrizol à Rouen : un robot commandé à distance va manipuler les fûts à neutraliser

Ce vendredi 18 octobre 2019, la préfecture de la Seine-Maritime a publié un communiqué dans lequel elle détaille les conditions de dépollution du site Lubrizol à Rouen.  Les opérations doivent débuter le mardi 22 octobre.

Un équipement provisoire de confinement de 1000 m2 recouvre déjà les fûts. La zone est totalement recouverte et lair qui est capté dans cette structure est traité.  Le procédé mis en place est le suivant : deux enveloppes étanches dont celles à lintérieur qui fait office de sas avec des brumisateurs internes et externes pour éviter les mauvaises odeurs. 

Vendredi 18 octobre 2019 à 12:05 Lubrizol : le Sénat entend le PDG Eric Schnur mardi 22 octobre Le PDG de Lubrizol sera entendu par la commission denquête du Sénat sur la gestion des conséquences de lincendie de lusine de Rouen. Par Public Sénat 3mnCréée la semaine dernière, la commission denquête du Sénat sur la gestion des conséquences de lincendie de lusine Lubrizol, à Rouen, commence ses travaux. Elle va entendre mardi 22 octobre à 15h30, Eric Schnur, le PDG américain de Lubrizol monde.

A lintérieur de cet équipement, un robot commandé à distance par du personnel qualifié, manipulera chacun des fûts pour une neutralisation sur place.  Ce robot va trier, traiter,et neutraliser les matières.  Les matières ainsi traitées seront acheminées par camion-citerne. Les fûts vidés seront transportés dans des bennes étanches par voie routière. Le transport de ces matières et contenants sera détruit dans des centres de traitement agréés. Cela pourrait être Sedibex basé au Havre. 

Pendant toute la phase de nettoyage, des brumisateurs avec diffusion de produits neutralisants dodeurs ont été mis en place pour diminuer les possibles nuisances olfactives. Cependant, des odeurs dues à des nappes résiduelles dhydrocarbures peuvent encore être ressenties ponctuellement en raison des conditions météorologiques.

Dans ce "dispositif étanche et pressurisé, un robot commandé à distance par du personnel qualifié, manipulera chacun des fûts pour une neutralisation sur place", poursuit l'Etat. "Le robot triera, traitera et neutralisera les matières pour préparer leur évacuation. Les matières ainsi traitées seront acheminées par camion-citerne", ajoute encore la préfecture. "Les fûts vidés seront transportés dans des bennes étanches par voie routière", selon le communiqué. Des "odeurs dues à des nappes résiduelles d'hydrocarbures peuvent encore être ressenties ponctuellement" à Rouen "en raison des conditions météorologiques", malgré la mise en place de "brumisateurs avec diffusion de produits neutralisants d'odeurs pour diminuer les possibles nuisances olfactives", rappelle la préfecture. L'opération doit démarrer mardi prochain. La préfecture n'a pas souhaité indiqué le nom de l'entreprise chargée d'évacuer les fûts.

Lensemble de cette opération sera réalisé en journée hors week-end et durera environ 2 mois. Concernant les fermetures de voiries : la rue Bourbaki devrait pouvoir être ouverte sous peu. La partie nord du quai de France et la rue de Madagascar restent fermées pour le moment. 

Cette opération très délicate qui va mobiliser un robot intervenant "dans un dispositif étanche et pressurisé", "sera réalisée en journée hors week-end et durera deux mois", indique-t-elle dans un communiqué. Ces 160 fûts endommagés dans l'incendie qui a ravagé le site Seveso seuil haut le 26 septembre contiennent une substance qui, si elle est chauffée, peut donner lieu à des émanations de sulfure d'hydrogène (H2S), un gaz "extrêmement dangereux", et de Mercaptan, un gaz "très incommodant", selon l'État. Toutefois, la nature exacte de la substance contenue dans les fûts n'a pas été précisée. Jointe par Sciences et Avenir, la préfecture n'a pas encore été en mesure de fournir cette information.

Le ministère de lAgriculture a annoncé vendredi la levée des dernières restrictions de commercialisation de produits agricoles mises en place après lincendie de lusine chimique de Lubrizol à Rouen, mais une “surveillance rapprochée” des produits va être maintenue. “Lensemble des restrictions de commercialisation sur les productions agricoles sont levées”, a indiqué le ministère dans un communiqué, après la publication dun avis de de lAgence nationale de sécurité sanitaire et de lalimentation (Anses).

Ces dernières restrictions concernaient le miel, les oeufs, les poissons délevage ainsi que les produits végétaux. Le ministère avait déjà levé lundi les mesures de restriction pour le lait et les produits laitiers. LAnses a analysé 502 denrées alimentaires prélevées après lincendie de lusine chimique Lubrizol à Rouen. Son avis “confirme que les résultats de ces 502 prélèvements sont conformes dans leur forme consommée”, a souligné le ministère.

Des  odeurs dues à des nappes résiduelles dhydrocarbures peuvent encore être ressenties ponctuellement  à Rouen  en raison des conditions météorologiques , malgré la mise en place de  brumisateurs avec diffusion de produits neutralisants dodeurs pour diminuer les possibles nuisances olfactives , rappelle la préfecture. Mercredi, la préfecture avait indiqué que lopération démarrerait mardi et navait pas souhaité indiquer le nom de lentreprise chargée dévacuer les fûts. Le préfet doit donner une nouvelle conférence de presse vendredi à 16h30.

Les résultats danalyse disponibles mettent toutefois en évidence “des concentrations en plomb supérieures aux teneurs maximales réglementaires” pour “quatre échantillons de légumes” non lavés et non épluchés sur 35, selon un communiqué de lAnses. 

Ces 160 fûts endommagés dans lincendie qui a ravagé le site Seveso seuil haut le 26 septembre contiennent une substance qui, si elle est chauffée, peut donner lieu à des émanations de sulfure dhydrogène (H2S), un gaz  extrêmement dangereux , et de Mercaptan, un gaz  très incommodant , selon lÉtat. Avant de neutraliser les fûts,  un équipement provisoire de confinement de 1.000 m2 en dépression dair  a été construit pour  recouvrir entièrement la zone des fûts .

Pour trois autres polluants, les dioxines, les furanes et les PCB, lagence sanitaire précise avoir retrouvé des concentrations “inférieures aux teneurs maximales réglementaires” mais “significativement supérieures à celles des plans de surveillance et de contrôle” dans certaines productions doeufs, de maïs et daliments pour bétail (ensilage, herbe, foin, luzerne, maïs…).

“Des concentrations en plomb mesurées dans les aliments pour animaux herbe/foin/luzerne dépassent également la valeur des plans de surveillance et de contrôle”, a ajouté lAnses. Les experts de lagence recommandent “la mise en place dun plan de surveillance adapté” sur la durée des oeufs et du lait, car “une accumulation dans ces denrées de certains contaminants liés aux retombées nest pas à exclure, du fait de lingestion par les animaux de terre et/ou daliments potentiellement contaminés”.

“L’air capté dans cette structure fait l’objet d’un traitement d’odeur. Le procédé technique mis en place repose sur 3 barrières de sécurité : une première enveloppe étanche, une deuxième enveloppe à l’intérieur, faisant office de sas, et des brumisateurs internes et externes afin de neutraliser les éventuelles odeurs”, précise la préfecture.

De même, “léventuelle contamination des sols liée à lincendie pourrait impacter à terme les productions végétales du fait du transfert sols-racines-plantes”. “Ces résultats confirment limportance de maintenir une surveillance rapprochée comme évoqué précédemment pour le lait, afin dassurer désormais une surveillance au long cours venant compléter les plans de surveillance et de contrôle dores et déjà existant au niveau national”, a précisé le ministère.

LAnses doit formuler “des recommandations complémentaires dans les prochaines semaines pour ajuster cette surveillance renforcée de long terme des productions agricoles”, selon le communiqué du ministère. Les mesures de restriction avaient été mises en place dans de nombreuses communes où des suies ont été observées (Seine-Maritime, Oise, Nord, Somme et Aisne) à la suite de lincendie de lusine Seveso seuil haut, le 26 septembre dernier.

Le directeur régional de lEnvironnement Patrick Berg a parlé dodeurs émanant dune "bouillasse" au pied du hangar 2 et dun "magma sec" et de "poches humides" dans le hangar 3. La mise en demeure concerne aussi des "empilements de fûts qui font un peu tour de Pise", selon lui. "On ne voudrait pas que des fûts seffondrent", a dit M. Berg.