Attentats du 13 novembre : deux ans après, des hommages à Paris …

Attentats du 13 novembre : deux ans après, des hommages à Paris ...

Attentats du 13 novembre : deux ans après, des hommages à Paris …

Portraits de victimes des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis. / © Francetv Info partagesPar France 3 Ile de France /EB Publié le 11/11/2017 à 09:02 Mis à jour le 12/11/2017 à 16:38Lire aussi : Deux ans après les attentats du 13-Novembre, un collectif lance un #NotInMyName françaisLibération que ces départs sont en partie liés à ce “nouveau cycle de travail” qui s’ouvre avec le gouvernement. Il juge d’ailleurs ce travail “extrêmement usant” et constate être “l’un des seuls encore en poste” parmi les “figures médiatiques” des mouvements d’aide aux victimes. L’une de ces figures, Stéphane Gicquel, président de la Fenvac (fédération des victimes de terrorisme et d’accidents collectifs) jusqu’à sa démission le mois dernier, vient même de tenter de mettre fin à ses jours et est actuellement hospitalisé. Le très actif “lobbyiste des victimes”, comme il se nommait lui-même, avait confié en juillet à Libération être “abattu”.

13-Novembre : deux ans après, la douleur et le fardeau administratif pour les familles
Mantes-la-Jolie : un homme porte plainte pour “violences policières” après une interpellation

Le combat de l’ancien rugbyman Aristide Barraud, blessé le 13 novembre 2015

Commémoration du 1er anniversaire de l’attentat du Bataclan, le 13 novembre 2016. (Reuters)× Commémoration du 1er anniversaire de l’attentat du Bataclan, le 13 novembre 2016. (Reuters)Partager sur :Deux ans ont passé, mais la reconstruction des victimes du terrorisme est toujours aussi difficile. A l’approche des deux ans des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, plusieurs familles font part de leur désarroi. Interrogée vendredi par BFMTV, l’une d’elle fait savoir qu’elle ne participera pas aux commémorations prévues à Paris, lundi. Une façon pour Elisabeth Boissinot, mère de l’une des victimes de la terrasse du bar Le Carillon, de manifester sa colère contre les autorités. “Ils nous ont laissé tomber. Ils vont se mettre en avant mais ça ne va rien nous apporter. Ce n’est pas parce qu’ils vont s’arrêter dix minutes devant la plaque de Chloé [sa fille, NDLR] que je vais aller mieux. Moi ce que je veux ce sont des faits concrets. Qu’ils avancent, qu’ils reconnaissent leurs torts, qu’ils reconnaissent qu’il y a des choses qu’ils ne savent pas faire, ou qu’ils n’ont pas faites”, déclare-t-elle.

Ce reproche se fonde notamment sur la suppression au début du quinquennat Macron du secrétariat d’Etat chargé de l’Aide aux victimes, qui coordonnait l’ensemble de cette prise en charge. Une décision restée incomprise pour beaucoup de familles, à qui on enlevait un précieux interlocuteur. Après trois mois de flottement, le gouvernement a finalement créé en août un poste de délégué interministériel à l’Aide aux victimes, qui a été confié à la magistrate Elisabeth Pelsez. “Toutes les équipes du secrétaire d’Etat sont rattachées à cette direction, il y a une concentration de tous les moyens, nous avons le sentiment qu’il y a une reprise de main qui a été faite”, a tenu à tempérer vendredi sur la chaîne d’informations Guillaume Denoix de Saint Marc, porte-parole de l’Association française des victimes du terrorisme. “Il y a eu des inquiétudes durant l’été mais elles ne sont plus d’actualité, on est en train de reprendre pied”, a ajouté ce responsable, lui-même fils d’une victime de l’attentat du DC10 d’UTA en 1989, avant d’inviter les familles se sentant délaissées à prendre contact avec son association.